Pour les travailleurs de bureau ou toute personne passant de longues heures assise chaque jour, une solution simple pourrait atténuer les risques liés à la sédentarité. Une étude américaine révèle que cinq minutes de marche légère par heure suffisent pour limiter les effets négatifs sur l’organisme, rapporte Top Santé.

Ce qu'il faut retenir

  • Une étude américaine recommande cinq minutes de marche légère par heure pour contrer les effets de la sédentarité extrême.
  • Cette habitude permettrait de réduire les risques liés à l’inactivité prolongée, notamment les troubles cardiovasculaires et métaboliques.
  • Les chercheurs soulignent que cette pratique est accessible à tous, sans nécessiter d’équipement particulier.
  • L’étude a été publiée dans une revue scientifique spécialisée, confirmant la validité des résultats.

Cette recommandation s’adresse particulièrement aux personnes dont l’activité professionnelle implique de rester assis pendant de longues périodes. Selon les chercheurs, l’impact négatif de la sédentarité ne peut être compensé uniquement par une heure d’exercice quotidien. En effet, une séance de sport en fin de journée ne suffit pas à contrebalancer les effets néfastes d’une position assise prolongée. La marche régulière, même brève, joue donc un rôle clé dans la prévention des risques sanitaires.

Les auteurs de l’étude, publiés dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise, ont analysé les données de plusieurs centaines de participants. Leurs conclusions sont sans appel : l’intégration de ces pauses actives réduit significativement les marqueurs de stress physiologique. «

Nous avons observé une amélioration notable des indicateurs de santé chez les participants qui ont adopté cette routine, notamment une meilleure régulation de la glycémie et une réduction de la pression artérielle
», a expliqué le Dr David Dunstan, principal auteur de l’étude et chercheur à l’Institut Baker IDI pour les maladies cardiovasculaires à Melbourne.

Cette découverte intervient alors que les études sur les dangers de la sédentarité se multiplient. En France, l’Assurance Maladie estime que les troubles liés à l’inactivité physique coûtent plus de 5 milliards d’euros par an au système de santé. Parmi les risques identifiés, on retrouve les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers. Les chercheurs américains insistent donc sur l’importance de réintroduire du mouvement dans les routines quotidiennes, même de manière minimaliste.

Pour intégrer cette habitude sans perturber la productivité, les experts conseillent d’utiliser des rappels visuels ou des applications dédiées. «

Cinq minutes toutes les soixante minutes, c’est peu, mais cela fait une différence majeure sur le long terme
», a précisé le Dr Dunstan. Les pauses peuvent être l’occasion de se lever, de marcher dans les couloirs ou même de faire quelques pas sur place. Aucune activité sportive intense n’est requise, ce qui rend cette solution adaptable à tous les profils.

Et maintenant ?

Si cette recommandation gagne en visibilité, les entreprises pourraient être amenées à intégrer des politiques favorisant les pauses actives dans leurs locaux. À l’issue de la publication de l’étude, des discussions sont en cours avec des acteurs du secteur privé pour évaluer la faisabilité de telles mesures. Les prochaines étapes pourraient inclure des campagnes de sensibilisation ou des partenariats avec des plateformes de bien-être au travail.

Pour l’instant, les chercheurs appellent à une adoption plus large de cette pratique, tout en soulignant qu’elle ne remplace pas une activité physique régulière. Les autorités sanitaires, en France comme à l’étranger, pourraient s’emparer de ces conclusions pour enrichir leurs recommandations en matière de santé publique. Une chose est sûre : dans un monde où le télétravail et les métiers de bureau dominent, cette astuce simple pourrait bien devenir un réflexe salvateur.

Contrairement aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui préconisent 150 minutes d’activité modérée par semaine, cette étude se concentre sur une micro-activité intégrée dans la journée. Elle ne remplace pas l’exercice physique régulier mais complète les efforts pour limiter les effets de la sédentarité prolongée.