Le gouvernement mozambicain a confirmé ce jeudi 2 juin 2026 le décès de cinq de ses ressortissants en Afrique du Sud, victimes de violences à caractère xénophobe survenues le week-end dernier dans la région du sud du pays. Selon Ouest France, ces incidents ont également touché environ 800 Mozambicains, soulignant l’ampleur des tensions intercommunautaires qui persistent dans cette zone.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq Mozambicains ont été tués lors d’affrontements xénophobes en Afrique du Sud.
- Les violences se sont déroulées le week-end dernier dans le sud du pays.
- Près de 800 Mozambicains ont été victimes de violences xénophobes lors de ces événements.
- Le gouvernement mozambicain a annoncé ces décès via un communiqué officiel ce jeudi 2 juin 2026.
Des violences aux conséquences dramatiques
Les cinq victimes, toutes des ressortissants mozambicains, ont péri lors d’affrontements qui ont éclaté dans plusieurs localités du sud de l’Afrique du Sud. Selon les informations communiquées par le gouvernement de Maputo, ces violences ciblaient spécifiquement des étrangers, dans un climat déjà tendu depuis plusieurs semaines. Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à ces déclarations, mais les tensions xénophobes récurrentes dans la région posent question sur les mesures de protection mises en place pour les communautés étrangères.
Les chiffres communiqués par Maputo révèlent l’ampleur des violences : près de 800 Mozambicains ont été pris pour cible, certains subissant des agressions physiques, d’autres des destructions de biens. Ces événements rappellent les vagues de violences xénophobes qui avaient marqué l’Afrique du Sud en 2008 et 2019, faisant des dizaines de morts et provoquant des vagues de déplacements massifs.
Un contexte de tensions persistantes
L’Afrique du Sud, qui compte une importante population étrangère, notamment en provenance du Mozambique, du Zimbabwe et du Malawi, reste régulièrement confrontée à des poussées de xénophobie. Ces violences sont souvent liées à des tensions économiques et sociales, les étrangers étant parfois accusés de voler des emplois ou de profiter des ressources limitées. Malgré les condamnations internationales et les promesses gouvernementales de lutte contre ces dérives, les incidents continuent de se produire, parfois avec une intensité préoccupante.
Les autorités mozambicaines ont indiqué suivre de près la situation et ont appelé à une enquête approfondie pour identifier les responsables de ces actes. « Nous exigeons que justice soit rendue pour nos compatriotes et que les auteurs de ces violences soient traduits en justice », a déclaré un porte-parole du gouvernement, sans préciser si des arrestations avaient déjà eu lieu.
« Cinq de nos ressortissants ont été tués lors de violences xénophobes en Afrique du Sud ce week-end. Nous exprimons notre profonde consternation et exigeons une réponse ferme des autorités sud-africaines. »
— Communiqué du gouvernement mozambicain, 2 juin 2026
La situation reste fragile, et ces événements pourraient relancer les débats sur la gestion de l’immigration en Afrique du Sud, ainsi que sur les mesures à mettre en place pour prévenir de nouvelles flambées de violences. Autant dire que les prochains jours seront cruciaux pour éviter une escalade.
Les violences xénophobes en Afrique du Sud sont souvent liées à des tensions économiques et sociales, avec des accusations portées contre les étrangers de voler des emplois ou de profiter des ressources limitées. Ces crises s’aggravent en période de difficultés économiques ou de chômage élevé.