Directrice des ressources humaines le jour et auteure la nuit, Claire Norton publie une nouvelle fresque bretonne intitulée « Les enracinés ». Ce roman, qui met en scène des personnages attachants, s’appuie sur son expérience professionnelle pour nourrir une réflexion sur l’introspection, comme elle l’explique dans un entretien accordé à Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Claire Norton exerce la fonction de DRH en parallèle de son activité d’écrivain
- Son dernier roman, « Les enracinés », explore une fresque bretonne aux personnages profonds
- Elle considère son métier comme une source d’inspiration majeure pour son écriture
- L’auteure invite ses lecteurs à s’interroger sur leur propre introspection à travers ses œuvres
Selon Ouest France, Claire Norton puise dans son quotidien professionnel une matière riche pour alimenter ses récits. « Mon métier de DRH me place au cœur des interactions humaines et des dynamiques sociales », précise-t-elle. Pour elle, observer les comportements, les tensions et les évolutions au sein des entreprises offre une fenêtre unique sur les émotions et les motivations profondes des individus. « C’est un poste d’observation idéal pour comprendre ce qui anime les gens », souligne-t-elle. Cette approche se ressent dans son dernier ouvrage, « Les enracinés », une fresque qui plonge le lecteur dans une Bretagne rurale où se mêlent traditions et modernité. L’auteure y dépeint des destins entrelacés, où chaque personnage incarne une facette de la condition humaine. « J’ai voulu montrer comment nos racines, qu’elles soient familiales, culturelles ou professionnelles, façonnent notre identité », explique Claire Norton. « Mon objectif n’est pas seulement de raconter une histoire, mais d’amener le lecteur à se questionner sur lui-même ».
Son parcours atypique — allier management et littérature — n’est pas le fruit du hasard. Claire Norton a d’abord exercé dans le secteur des ressources humaines avant de se lancer dans l’écriture, une passion qu’elle cultivait depuis l’adolescence. « Écrire m’a toujours servi de soupape, mais c’est avec le temps que j’ai compris comment mon métier pouvait enrichir mon style », confie-t-elle. Aujourd’hui, elle alterne entre réunions stratégiques et sessions d’écriture, souvent tard dans la nuit, lorsque le calme favorise la création. Cette dualité lui permet également d’aborder des thèmes variés, des relations professionnelles aux liens familiaux, en passant par les défis sociétaux. Dans « Les enracinés », elle explore notamment la transmission des valeurs entre générations, un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. « La Bretagne est un terreau idéal pour parler de racines et d’appartenance », note-t-elle. — Une région où le passé et le présent s’entremêlent constamment.
Ce double engagement suscite l’intérêt de nombreux lecteurs, mais aussi des professionnels du management. Certains s’interrogent sur la manière dont cette expérience hybride influence sa vision du leadership. « Ce qui compte pour moi, c’est de montrer que l’écoute et l’empathie sont des compétences clés, que ce soit en entreprise ou dans la vie », répond-elle. Pour l’auteure, cette complémentarité entre deux mondes n’est pas un hasard, mais une volonté de créer un pont entre le rationnel et l’émotionnel. Alors que le roman « Les enracinés » commence à circuler en librairie, Claire Norton espère toucher un public varié, des amateurs de littérature bretonne aux passionnés de développement personnel. « Mon ambition est de toucher des lecteurs qui cherchent à la fois une histoire captivante et une réflexion sur leur propre existence », conclut-elle. Une approche qui pourrait bien séduire un large lectorat.
Elle organise son emploi du temps pour alterner entre ses responsabilités professionnelles et ses sessions d’écriture, souvent en soirée ou en début de nuit. Son métier lui offre également une source d’inspiration constante, notamment à travers les interactions humaines qu’elle observe au quotidien.