Trois victimes italiennes de l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, survenu dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, ont reçu des soins à l’hôpital de Sion, dans le canton du Valais. Selon RFI, l’établissement a adressé à Rome une facture totale de 108 000 euros pour leur prise en charge, une demande qui a provoqué une vive réaction du gouvernement italien.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois blessés italiens ont été hospitalisés à l’hôpital de Sion après l’incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts, dont six Italiens, et 115 blessés.
  • L’établissement suisse réclame un total de 108 000 euros pour les soins prodigués aux trois victimes italiennes.
  • Rome a vivement réagi en renvoyant ces factures aux autorités suisses, tandis que Berne maintient sa position.
  • L’incendie s’est déclaré dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026 dans le bar Le Constellation, situé à Crans-Montana, dans le canton du Valais.

Un incendie meurtrier et des conséquences sanitaires

Le 1er janvier 2026, un incendie a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana, une station touristique du canton du Valais. L’incendie a causé la mort de 41 personnes, dont six Italiens, et blessé 115 autres personnes. Parmi les survivants, trois Italiens ont été hospitalisés quelques heures à l’hôpital de Sion, un établissement de référence dans la région.

Selon RFI, ces trois patients ont nécessité des soins, pour lesquels l’hôpital de Sion a établi une facture totale de 108 000 euros. Une somme qui couvre l’ensemble des dépenses liées à leur prise en charge, même si leur séjour n’a duré que quelques heures.

Rome refuse de payer et renvoie la facture à Berne

La réaction de l’Italie ne s’est pas fait attendre. Les autorités romaines ont vivement contesté la légitimité de cette facture, la qualifiant de « disproportionnée » et de « surprenante ». Le gouvernement italien a immédiatement renvoyé ces frais à la Suisse, estimant que les soins prodigués relevaient d’une solidarité internationale en cas de catastrophe.

« Nous ne pouvons accepter une telle facturation dans le cadre d’un drame humanitaire », a déclaré un porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères. Rome rappelle que l’Italie participe déjà aux efforts de reconstruction et de soutien aux victimes, et que cette demande financière est « inappropriée » dans ce contexte.

Berne maintient sa position malgré les protestations

Du côté suisse, le gouvernement cantonal du Valais, par la voix du directeur de l’hôpital de Sion, a confirmé sa position. « Notre établissement a prodigué des soins à ces trois patients, conformément à notre mission de service public. La facture reflète les coûts réels encourus, et nous maintenons notre demande », a indiqué le responsable, cité par RFI.

Le débat porte désormais sur la répartition des responsabilités financières dans les suites d’un drame transfrontalier. La Suisse invoque le principe selon lequel chaque pays doit assumer les coûts liés aux soins prodigués à ses ressortissants sur son territoire, même en cas d’urgence.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir s’engager des négociations bilatérales entre Rome et Berne pour trouver un compromis. Aucune date n’a encore été fixée pour une réunion officielle, mais les deux parties semblent déterminées à résoudre cette question rapidement. Pour l’heure, la facture de 108 000 euros reste en suspens, tandis que les victimes et leurs familles attendent des réponses sur les suites judiciaires et financières de ce drame.

Reste à voir si ce contentieux trouvera une issue avant que d’autres questions liées à l’incendie de Crans-Montana ne soient tranchées, notamment celles concernant les causes du sinistre et les éventuelles responsabilités pénales.