Alors que Python conserve la première place des langages les plus recherchés par les recruteurs, d’autres compétences deviennent incontournables selon le secteur visé. BDM dresse un état des lieux des langages à privilégier cette année pour se positionner sur le marché du travail.

Ce qu'il faut retenir

  • Python reste le langage le plus demandé en 2026, toutes industries confondues
  • Pour les développeurs web, JavaScript et TypeScript s’imposent comme des incontournables
  • Les data scientists et analystes privilégient R et SQL pour leurs outils d’analyse
  • Go et Rust gagnent en popularité pour les projets nécessitant performance et sécurité
  • Les développeurs mobiles doivent maîtriser Kotlin pour Android et Swift pour iOS

Python en tête, mais pas que

En 2026, Python conserve une longueur d’avance sur les autres langages, selon BDM. Ce langage polyvalent, apprécié pour sa simplicité et sa lisibilité, séduit autant les start-up que les grandes entreprises. « Python permet de couvrir des besoins variés, de l’automatisation à l’intelligence artificielle », explique un expert cité par BDM. Autant dire qu’il figure systématiquement en haut des listes de compétences recherchées par les recruteurs.

Pourtant, choisir un langage ne se résume pas à sa popularité. Les besoins varient selon le domaine. Côté développement web, par exemple, JavaScript reste un pilier, mais son écosystème évolue. « TypeScript gagne du terrain pour sa gestion des types et sa robustesse », précise BDM. Les développeurs front-end et back-end doivent désormais maîtriser les deux, sous peine de voir leurs candidatures écartées.

Les langages spécialisés, atouts différenciants

Pour les métiers de la data, R et SQL sont des valeurs sûres. Le premier est particulièrement prisé pour les analyses statistiques avancées, tandis que le second reste indispensable pour manipuler les bases de données. « Dans un contexte où la data-driven decision est reine, ces compétences sont devenues un passage obligé », souligne BDM. Les profils capables de combiner les deux sont particulièrement recherchés.

Côté performance et sécurité, Go et Rust connaissent une croissance fulgurante. Le premier, développé par Google, est plébiscité pour sa simplicité et sa rapidité d’exécution. Le second, plus récent, est salué pour sa gestion mémoire et sa résistance aux vulnérabilités. « Ces langages sont souvent associés aux projets cloud et aux systèmes embarqués », précise la source. Leur maîtrise peut ouvrir des portes dans des secteurs en pleine expansion.

Les langages mobiles, un marché en mutation

Le développement d’applications mobiles reste un secteur dynamique, avec des exigences bien spécifiques. Pour Android, Kotlin s’impose comme le langage officiel, reléguant Java au second plan. « Kotlin offre une syntaxe plus moderne et moins verbeuse, ce qui séduit les développeurs », explique BDM. Pour iOS, Swift domine largement, bien que Objective-C persiste dans certains projets legacy.

Ces deux langages sont désormais incontournables pour quiconque souhaite travailler dans le mobile. « Les entreprises recrutent des profils capables de développer des applications performantes et maintenables sur le long terme », indique la source. Les développeurs doivent donc se former en continu pour rester compétitifs.

Et maintenant ?

D’ici fin 2026, plusieurs tendances pourraient encore modifier le paysage des langages à maîtriser. L’essor de l’intelligence artificielle générative pourrait renforcer la demande pour Python et ses bibliothèques dédiées, comme TensorFlow ou PyTorch. Parallèlement, Rust pourrait gagner des parts de marché dans les systèmes critiques, où la sécurité est une priorité. Les développeurs devraient surveiller l’évolution des frameworks web, comme React ou Angular, qui influencent les compétences requises en JavaScript et TypeScript.

Enfin, la montée en puissance des technologies low-code et no-code ne rend pas les langages traditionnels obsolètes, mais pourrait réduire la demande pour certains profils juniors. Une chose est sûre : la formation continue reste un impératif pour qui souhaite rester dans la course.

D’après BDM, la réponse est oui, surtout pour les profils juniors. Les entreprises recherchent des candidats capables de s’adapter à différents environnements. Par exemple, un développeur web devrait connaître à la fois JavaScript, TypeScript et un langage back-end comme Python ou Java. Pour les data scientists, combiner R, SQL et Python est un atout majeur.