Une télécabine et une grue sont entrées en collision mercredi 26 août vers 9h30 à l'Alpe d'Huez (Isère), provoquant 23 victimes dont 16 blessés – dont trois dans un état grave – et 13 autres blessés en urgence relative, selon Franceinfo – Faits divers.

La préfecture de l'Isère a confirmé que une cinquantaine de personnes se trouvaient à bord de la cabine au moment de l'impact, situé à 2 700 mètres d'altitude sur le téléphérique du Pic Blanc. L'accident s'est produit au départ de la télécabine, lors de son démarrage normal, avant que la cabine ne percute une grue de chantier utilisée pour la rénovation de la gare.

Ce qu'il faut retenir

  • 23 victimes au total, dont 16 blessés et 13 en urgence relative
  • Trois blessés en urgence absolue, dont l'état de santé n'a pas été précisé
  • L'accident s'est produit vers 9h30 à 2 700 mètres d'altitude sur le téléphérique du Pic Blanc
  • Une cinquantaine de passagers se trouvaient à bord au moment de la collision
  • La grue, normalement abaissée, était levée au moment de l'impact
  • 33 pompiers et sept secouristes de la CRS Alpes ont été mobilisés sur place

Une collision évitable selon l'exploitant

Fabrice Boutet, directeur général de SATA Group – la société exploitant les remontées mécaniques de la station – a détaillé les circonstances de l'accident. « La cabine s'est lancée comme elle le fait normalement, doucement, et après 40 mètres, elle a heurté une grue qui devait décharger une nacelle », a-t-il expliqué à ICI Isère. Selon ses propos, la grue aurait dû être abaissée, mais elle se trouvait en position levée au moment du choc, projetant violemment les passagers vers l'avant.

Le directeur a également précisé que les travaux en cours à proximité de la gare étaient prévus et connus. « Cette grue n'aurait jamais dû être levée », a-t-il souligné, ajoutant que l'enquête permettra d'établir les responsabilités. « Il faut déterminer à quel moment une erreur a été commise. »

Une mobilisation rapide des secours

Dès l'annonce de l'accident, les services d'urgence isérois sont intervenus en masse. Selon la préfecture, 33 pompiers du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de l'Isère ont été déployés, épaulés par sept secouristes de la CRS Alpes. Une cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) a également été activée en lien avec la mairie d'Huez pour accompagner les victimes et les témoins.

Les blessés ont été pris en charge et transportés vers les établissements hospitaliers les plus proches. Les autorités n'ont pas communiqué l'âge des victimes ni leur identité, précisant que ces informations seraient rendues publiques ultérieurement.

Contexte et travaux en cours

L'accident s'est produit dans un secteur en pleine rénovation. Fabrice Boutet a confirmé que la grue impliquée dans la collision intervenait dans le cadre de travaux de modernisation de la gare du téléphérique du Pic Blanc. Ces travaux, officiellement annoncés, devaient permettre d'améliorer l'accès au domaine skiable et aux remontées mécaniques.

— La gestion des chantiers en altitude, où les conditions météo et techniques peuvent varier rapidement, soulève des questions sur les protocoles de sécurité en vigueur. Selon SATA Group, l'erreur d'appréciation de la position de la grue reste inexpliquée pour l'instant.

Et maintenant ?

Une enquête administrative et technique a été ouverte pour déterminer les causes exactes de la collision et identifier les éventuelles responsabilités. Les résultats pourraient être connus d'ici quelques semaines, une fois les auditions et expertises terminées. En attendant, les travaux sur le site sont interrompus jusqu'à nouvel ordre.

La station de l'Alpe d'Huez, l'une des plus prisées des Alpes françaises, voit son image écornée par cet accident. Les autorités locales et l'exploitant SATA Group devront rapidement rassurer sur la sécurité des infrastructures, alors que la haute saison hivernale approche.

La préfecture et la mairie d'Huez n'ont pas encore communiqué de mesures supplémentaires, mais une réunion de crise pourrait se tenir dans les prochains jours pour faire un point sur l'avancement des investigations et les éventuelles adaptations des protocoles de sécurité.

D'après les déclarations de Fabrice Boutet, directeur général de SATA Group, la grue aurait dû être abaissée conformément aux consignes de sécurité. « Cette grue n'aurait jamais dû être levée », a-t-il affirmé, sans pouvoir expliquer pour l'instant pourquoi elle se trouvait en position haute au moment de l'impact. L'enquête devra déterminer les raisons de cette erreur de positionnement.