Selon BFM Business, la France subit actuellement une vague de chaleur intense, avec 78 départements placés en vigilance orange canicule par Météo-France mercredi 12 août. Les maximales seront de l'ordre de 36°C à 40°C dans ces territoires. Dans ce contexte, travailler dehors peut se transformer en véritable calvaire, surtout si on exerce un métier physique.
Face à la multiplication des vagues de chaleur, le ministre du travail Jean-Pierre Farandou a appelé à s'inspirer des pays d'Europe du Sud et notamment de l'Espagne, pour trouver des solutions. L'occasion de faire un tour d'horizon de l'encadrement du travail sous canicule chez nos voisins européens.
Ce qu'il faut retenir
- L'Espagne a défini un cadre pour le travail en cas de forte chaleur, avec des règles sur la température dans les espaces fermés et des protocoles spéciaux en cas d'alertes météorologiques.
- L'Italie utilise une plateforme numérique pour évaluer le niveau de risque thermique et imposer des mesures de protection pour les travailleurs.
- La Grèce dispose d'une carte du pays avec des couleurs différentes pour indiquer les niveaux de risque thermique et des directives pour réduire les travaux lourds ou arrêter le travail en cas de températures élevées.
- L'Allemagne a fixé des seuils de température à l'intérieur des locaux pour déclencher des mesures de prévention et de protection pour les travailleurs.
Les mesures de protection dans chaque pays
D'après BFM Business, l'Espagne a mis en place un système de congés climatiques, permettant aux travailleurs de prendre jusqu'à quatre jours de congé en cas de phénomènes météorologiques défavorables. Cependant, ces congés sont difficiles à mettre en place dans la pratique.
En Italie, la plateforme Worklimate permet aux employeurs d'évaluer chaque jour le niveau de risque thermique et de prendre des mesures pour protéger les travailleurs. Les entreprises peuvent également avoir recours au chômage partiel pour leurs salariés travaillant en extérieur en cas de températures dépassant 35°C.
Les différences entre les pays européens
Comme le rapporte BFM Business, les législations divergent entre les pays européens pour protéger les salariés de la chaleur. L'Allemagne a retenu une température à l'intérieur des locaux considérée comme dangereuse pour travailler, tandis que la Grèce utilise une carte du pays pour indiquer les niveaux de risque thermique.
En conclusion, la protection des salariés de la chaleur est un enjeu important pour les pays européens, qui doivent trouver des solutions efficaces pour prévenir les risques liés à la chaleur et améliorer les conditions de travail.