La Chine a réagi vivement au projet de loi européenne sur l’«accélération industrielle», imposant des exigences d'origine «UE» dans des secteurs stratégiques, comme le rapporte Le Figaro.
Ce qu'il faut retenir
- La Chine menace l'Europe de «contre-mesures» si elle maintient sa préférence pour les produits «Made in Europe»
- La Commission européenne a présenté un projet de loi d'«accélération industrielle» le 4 mars, suscitant des inquiétudes en Chine
- Le texte vise à imposer des critères stricts d'origine européenne dans des secteurs clés tels que l'industrie automobile et les énergies décarbonées
Réactions de la Chine
Le ministère chinois du Commerce a exprimé ses «graves préoccupations» face au projet de loi, soulignant que la Chine suivra attentivement son processus législatif. Si l'UE ne tient pas compte des positions chinoises, la Chine envisage de prendre des mesures de rétorsion, a-t-il averti.
Les enjeux du texte européen
Le projet de loi exigerait des entreprises des secteurs stratégiques de privilégier les composants européens lorsqu'elles bénéficient de financements publics. Cette mesure vise notamment l'industrie automobile, les technologies d'énergies propres et les industries lourdes.
Une visée indirecte sur la Chine
Sans nommer la Chine, le texte européen semble la cibler en réaction à la concurrence jugée déloyale des entreprises chinoises fortement subventionnées. Les investissements chinois pourraient être impactés par ces nouvelles restrictions, selon le ministère chinois.