Les Comores ont célébré, ce 6 juillet 2026, leur 51ᵉ anniversaire d’indépendance, marquant un demi-siècle depuis la proclamation de la souveraineté le 6 juillet 1975. Lors de son discours à l’occasion de la fête nationale, le président Azali Assoumani a tracé les grandes lignes de son action pour les années à venir. Selon RFI, il a insisté sur la nécessité de mener des réformes politiques, de relancer le développement économique et d’affirmer les positions diplomatiques du pays.
Ce qu'il faut retenir
- 51ᵉ anniversaire de l’indépendance des Comores, célébré le 6 juillet 2026.
- Discours du président Azali Assoumani mettant en avant trois priorités : réformes politiques, développement économique et diplomatie.
- Mobilisation des Comoriens appelée pour préparer l’avenir du pays.
- Rappel de la date historique de l’indépendance, fixée au 6 juillet 1975.
- Mention du dossier de Mayotte dans le cadre des positions diplomatiques évoquées.
Dans un discours prononcé devant des représentants politiques, des diplomates et des citoyens, le chef de l’État comorien a rappelé que l’indépendance, acquise en 1975, reste un pilier de l’identité nationale. « Célébrer cet anniversaire, c’est rappeler que notre souveraineté se construit chaque jour », a-t-il déclaré. Selon RFI, il a également souligné l’importance de « préparer les générations futures » à relever les défis économiques et sociaux qui attendent l’archipel.
Le président Assoumani a détaillé trois axes majeurs pour son mandat. D’abord, il a évoqué la nécessité de « réformer en profondeur » les institutions politiques, sans préciser de calendrier précis. Ensuite, il a insisté sur le développement économique, un sujet récurrent pour un pays confronté à des défis structurels comme le chômage des jeunes et la dépendance aux importations. Enfin, il a réaffirmé la volonté des Comores de « défendre ses positions diplomatiques », un volet où le dossier de Mayotte occupe une place centrale.
« Nous devons nous mobiliser pour que notre pays avance, entre stabilité politique et prospérité économique », a affirmé le président Assoumani, selon RFI.
Le dossier de Mayotte, département français depuis 2011, est l’un des sujets les plus sensibles de la diplomatie comorienne. Les Comores revendiquent depuis des décennies la souveraineté sur cette île, située dans l’archipel des Comores mais rattachée à la France. Lors de son intervention, le président a rappelé que cette question reste « une priorité nationale », sans pour autant détailler les actions envisagées pour la faire avancer. « Mayotte est comorienne, et nous continuerons à défendre cette position sur la scène internationale », a-t-il indiqué.
Les relations entre les Comores et la France, bien que cordiales, restent marquées par des tensions persistantes sur ce dossier. Paris a toujours rappelé que le statut de Mayotte relève d’un choix des Mahorais, exprimé par référendum en 2009. Pour les Comores, cette île fait partie intégrante de leur territoire national, et la question est régulièrement évoquée dans les enceintes internationales.
Les prochaines semaines seront donc déterminantes pour évaluer la concrétisation des priorités évoquées par le chef de l’État. Entre avancées diplomatiques et réformes économiques, l’année 2026 s’annonce décisive pour les Comores, alors que le pays célèbre un anniversaire symbolique.