Le rockeur Jack White a imposé une règle stricte pour ses concerts à l'Olympia, à Paris, les 13 et 14 juin 2026 : l'interdiction totale des téléphones portables dans la salle. Selon Franceinfo - Culture, les spectateurs devront placer leurs appareils dans des pochettes verrouillables, accessibles uniquement dans des « zones d'utilisation des téléphones ». Une mesure déjà appliquée par l'artiste lors d'un précédent passage dans la même salle en 2018, sous le slogan « Profitez d'une expérience 100% humaine, sans téléphone ».

Ce qu'il faut retenir

  • Jack White interdit les téléphones portables lors de ses concerts à l'Olympia les 13 et 14 juin 2026, comme en 2018.
  • Les spectateurs doivent utiliser des pochettes verrouillables, accessibles uniquement dans des zones dédiées.
  • D'autres artistes, comme Alicia Keys, Madonna ou Florence Foresti, ont adopté des dispositifs similaires via la société Yondr.
  • Le groupe Ghost et Phoebe Bridgers ont également organisé des concerts sans téléphone, salués par le public et les artistes.
  • Le débat oppose ceux qui y voient une atteinte à la liberté et ceux qui privilégient l'expérience live et collective.

Une tendance portée par des artistes majeurs

Jack White n'est pas le seul à bannir les smartphones de ses concerts. Selon Franceinfo - Culture, des artistes comme Alicia Keys, Madonna ou l'humoriste française Florence Foresti ont adopté le système de pochons verrouillables développé par la start-up américaine Yondr. Fondée en 2014, cette entreprise propose une solution qui rend les téléphones inutilisables pendant la durée du spectacle, le tout déclipsable grâce à un appareil spécifique. Cette méthode permet de préserver l'expérience live, en évitant notamment la vue des écrans bleus pour les spectateurs assis au fond de la salle.

En 2025, le groupe suédois de hard rock Ghost a également franchi le pas. « C'était crucial parce qu'après la dernière tournée, je me disais que je ne voulais plus faire ça », a expliqué le chanteur Tobias Forge. « En concert, tout semblait si déconnecté, et personne n'était vraiment là, comme si vous parliez à des gens qui fixent l'horizon », a-t-il détaillé. Pour lui, la situation a radicalement changé : « Tout a changé. Sur la scène, on adore. Le public a l'air de vraiment apprécier. Maintenant, c'est l'une des raisons qui me donne envie de jouer chaque soir. »

Des retours publics et critiques contrastés

Phoebe Bridgers a également annoncé une tournée nord-américaine et européenne « sans téléphone », après un concert au Madison Square Garden à New York le 5 juin 2026. « C'est bizarre de ne pas avoir de téléphone, pas vrai ? », a-t-elle demandé au public. « J'apprécie que vous nous permettiez de nous déconnecter d'internet », a-t-elle ajouté lors d'un spectacle marqué par la présentation de huit chansons inédites. La popstar britannique Harry Styles a organisé un concert sans téléphone en mars 2026 à Manchester, au Royaume-Uni, où le billet était accessible à seulement 20 livres, contre 500 pour certaines de ses autres dates. Ce concert, filmé pour une retransmission sur Netflix, a été salué par le photographe Ali Al Hashimi : « Tous les autres étaient simplement là, profitant de l'instant présent. J'ai trouvé ça vraiment, vraiment spécial. Au final, la musique live, c'est avant tout une question de connexion. »

Pour autant, cette tendance ne fait pas l'unanimité. Certains artistes, notamment dans la pop, y voient un risque pour leur visibilité. « Certains artistes affirment que les vidéos de leurs meilleurs moments filmées par leurs fans peuvent les aider à devenir viraux et à donner un coup de pouce à leur carrière », remarque la BBC. « Les stars de la pop, dont le public est plus jeune et fréquente les grandes salles, considèrent les smartphones comme un outil marketing essentiel », estime Rolling Stone. Une source du secteur musical citée par le magazine précise : « L'expérience collective vécue par un Justin Timberlake ou un Drake peut être renforcée par un téléphone portable. En revanche, lors d'un concert de Ryan Adams, un téléphone portable peut la gâcher. »

Un débat qui dépasse la simple question des écrans

Le quotidien britannique Metro relève que certains spectateurs apprécient encore le spectacle offert par une salle remplie des flashs des téléphones pendant les chansons les plus calmes, à la place des briquets. Le journal appelle cependant à une utilisation raisonnée : « Prenez des photos ou des vidéos, mais à moins qu'il ne s'agisse de votre chanson préférée, essayez peut-être d'être un peu plus dans le moment présent. » De son côté, le magazine américain Paiste répond sans détour aux critiques qui voient dans l'interdiction des téléphones une atteinte à la liberté : « Quand vous achetez un ticket de concert, pour quoi payez-vous ? Une expérience de musique live ou une permission de filmer ? »

Le débat autour des téléphones en salle n'est donc pas près de s'éteindre. Si les batteries finissent souvent par tomber à plat, la question centrale reste celle de l'expérience collective et de la connexion entre l'artiste et son public. Pour certains, l'interdiction est une avancée nécessaire. Pour d'autres, elle représente une perte de liberté ou de visibilité. Autant dire que la discussion est loin d'être close.

Et maintenant ?

Plusieurs artistes pourraient suivre l'exemple de Jack White, Phoebe Bridgers ou Ghost lors de leurs prochaines tournées. La société Yondr, qui propose le système de pochons verrouillables, pourrait voir sa demande augmenter, notamment si d'autres salles ou festivals adoptent cette mesure. Une chose est sûre : le public, de plus en plus sollicité par les écrans, semble prêt à tester cette alternative, comme en témoignent les retours positifs des concerts déjà organisés sans téléphone. Reste à savoir si cette tendance s'imposera durablement dans le paysage musical, ou si elle restera cantonnée à quelques événements isolés.

Si les prochains mois devraient permettre d'évaluer l'impact réel de ces interdictions sur l'expérience des spectateurs et la carrière des artistes, une chose est certaine : la question des écrans en salle ne manquera pas de faire parler d'elle dans les années à venir. Pour l'instant, les pochettes verrouillables et les zones d'utilisation dédiées continuent de gagner du terrain, portées par une volonté croissante de retrouver une certaine authenticité dans les concerts live.

Parmi les artistes ayant adopté cette mesure figurent Jack White, Alicia Keys, Madonna, Florence Foresti, le groupe Ghost et Phoebe Bridgers. Tous ont recours à des systèmes de verrouillage des téléphones, notamment via la société Yondr.

Les spectateurs doivent placer leurs téléphones dans des pochettes spécialement conçues, qui se déclipsent grâce à un appareil spécifique. Ces pochettes restent verrouillées pendant toute la durée du concert et ne peuvent être ouvertes que dans des zones dédiées.