Le tribunal correctionnel d’Orléans (Loiret) a rendu sa décision lundi 2 juin 2026 : Mohammad Saeli, 36 ans, doctorant iranien et ancien enseignant à l’université d’Orléans, a été condamné à 18 mois de prison ferme pour des faits d’apologie publique d’un acte de terrorisme, de divulgation d’informations personnelles mettant en danger un agent public, ainsi que pour menaces et intimidation envers un représentant de l’autorité. Ces agissements ont été jugés suffisamment graves pour justifier une peine sans sursis, selon Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • 18 mois de prison ferme prononcés contre Mohammad Saeli, 36 ans, ancien doctorant et enseignant en droit à l’université d’Orléans.
  • Accusations : apologie du terrorisme, menaces au nom d’Allah, divulgation d’informations personnelles d’un agent public, et intimidation pour influencer une décision administrative.
  • Suspension puis démission en avril 2026 après une série de prises de position radicales relayées sur les réseaux sociaux et par mail.
  • Affaire ayant provoqué un malaise profond dans l’établissement et conduit à une enquête administrative puis judiciaire.

Un parcours universitaire marqué par la controverse

Mohammad Saeli, âgé de 36 ans et de nationalité iranienne, occupait jusqu’à récemment un double statut au sein de l’université d’Orléans. D’un côté, il menait des recherches doctorales, de l’autre, il assurait des cours d’introduction au droit auprès des étudiants. Pourtant, ses prises de parole en ligne et ses communications internes ont rapidement attiré l’attention des autorités universitaires et judiciaires. Début avril 2026, l’affaire a pris une tournure officielle avec sa suspension immédiate de ses fonctions, puis sa démission forcée après la révélation de ses propos.

Selon Le Figaro, ses interventions en ligne et par mail incluaient des appels à la « résistance » et des menaces explicites formulées « au nom d’Allah ». Ces éléments ont conduit à l’ouverture d’une enquête administrative, puis à un renvoi devant la justice pour répondre de plusieurs chefs d’accusation.

Les chefs d’accusation détaillés par la justice

Le tribunal correctionnel d’Orléans a retenu quatre principaux chefs d’accusation à l’encontre de Mohammad Saeli. Le premier, et le plus grave, concerne l’apologie publique d’un acte de terrorisme, une infraction prévue par l’article 421-2-5 du code pénal. Les procureurs ont également retenu contre lui la divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou de localiser une personne chargée d’une mission de service public, ce qui l’exposait à des risques directs pour sa sécurité.

En outre, les juges ont considéré comme établies les menaces proférées envers un agent public, ainsi que des actes d’intimidation visant à influencer une décision administrative. Ces éléments ont été jugés suffisamment caractérisés pour justifier une peine de 18 mois de prison ferme, sans possibilité de recours suspensif.

Un malaise persistant dans l’établissement universitaire

L’affaire a laissé des traces durables au sein de l’université d’Orléans. Dès les premières révélations, un profond malaise s’est installé dans les couloirs de l’établissement. La direction a dû gérer une crise interne tout en coopérant avec les autorités judiciaires pour faire la lumière sur les agissements de Mohammad Saeli. La rapidité de la procédure administrative et judiciaire témoigne de la gravité perçue par les responsables de l’université, qui ont choisi de suspendre l’enseignant avant même l’issue du procès.

Dans un communiqué interne, l’université a rappelé son attachement aux valeurs de neutralité et de laïcité, rappelant que « toute forme de prosélytisme ou d’incitation à la violence est incompatible avec les principes républicains ». Ces propos s’inscrivent dans un contexte plus large de vigilance accrue au sein des établissements d’enseignement supérieur face aux dérives radicales.

Et maintenant ?

La condamnation de Mohammad Saeli à 18 mois de prison ferme marque la fin d’une procédure judiciaire de quelques semaines, mais ouvre la voie à d’éventuelles conséquences administratives pour l’université d’Orléans. Une enquête interne pourrait être menée pour évaluer les éventuelles failles dans le recrutement ou la surveillance des intervenants extérieurs. Par ailleurs, cette affaire pourrait servir de précédent dans la lutte contre les discours radicaux au sein des établissements publics, avec un renforcement possible des protocoles de signalement et de contrôle. Reste à voir si d’autres procédures similaires seront engagées dans les prochains mois.

Les réactions des autorités universitaires et des représentants politiques locaux n’ont pas encore été rendues publiques dans l’immédiat. La question de la prévention des dérives radicales dans l’enseignement supérieur pourrait, quant à elle, revenir sur le devant de la scène lors des prochaines réunions interministérielles prévues cet automne.

L’université n’a pas encore communiqué officiellement sur la condamnation de Mohammad Saeli. Cependant, selon des sources internes citées par Le Figaro, la direction de l’établissement a réaffirmé son attachement aux principes de neutralité et de laïcité, tout en soulignant que des mesures internes pourraient être prises pour renforcer les contrôles sur les intervenants externes.