Un assistant personnel de l’acteur Matthew Perry, décédé d’une overdose de kétamine en octobre 2023, a été condamné ce mercredi à trois ans et cinq mois de prison par un tribunal californien. Kenneth Iwamasa, 61 ans, a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, devenant ainsi la cinquième personne condamnée dans cette affaire, d’après Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Kenneth Iwamasa, 61 ans, a été condamné à 3 ans et 5 mois de prison pour avoir administré plus de 25 injections de kétamine à Matthew Perry dans les jours précédant sa mort.
  • L’acteur, retrouvé inconscient dans son jacuzzi le 28 octobre 2023, est décédé à l’âge de 54 ans d’une overdose de cette substance.
  • Iwamasa aurait réalisé au moins trois injections le jour du drame, dont une que l’acteur aurait demandée comme une « grosse dose », selon les documents judiciaires.
  • Cette condamnation intervient deux semaines après celle de l’ex-producteur Erik Fleming, condamné à deux ans de prison pour trafic de kétamine.
  • La « reine de la kétamine », Jasveen Sangha, déjà condamnée à 15 ans de prison en avril, avait fourni les flacons mortels à Fleming.

Un assistant au cœur de l’enquête judiciaire

Les investigations menées après la mort de Matthew Perry ont révélé que Kenneth Iwamasa, qui vivait dans la résidence luxueuse de l’acteur à Los Angeles, avait joué un rôle central dans la dernière phase de son addiction. Selon les éléments du dossier, il aurait administré à la star plus de 25 injections de kétamine entre le 23 et le 28 octobre 2023, dont plusieurs dans les heures précédant le drame.

Les documents judiciaires précisent qu’au moins trois injections ont été réalisées le 28 octobre 2023, jour où Matthew Perry a été retrouvé sans connaissance dans son jacuzzi. L’acteur, qui avait demandé une « grosse » dose ce jour-là, était suivi pour des problèmes de dépression et suivait un traitement supervisé à la kétamine dans le cadre d’une thérapie. Mais il avait replongé dans l’addiction à l’automne 2023, selon les conclusions de l’enquête.

Une chaîne d’approvisionnement démantelée

Cette affaire a mis au jour un réseau d’approvisionnement en kétamine ayant directement contribué à la mort de l’acteur. Le 14 mai 2026, un tribunal de Los Angeles a condamné Erik Fleming, ex-producteur hollywoodien, à deux ans de prison ferme pour son rôle dans la distribution de la drogue qui a tué Matthew Perry. Selon Le Figaro, Fleming s’approvisionnait auprès de Jasveen Sangha, une trafiquante américaine d’origine britannique surnommée la « reine de la kétamine » dans certains milieux.

Sangha, déjà condamnée en avril 2026 à 15 ans de réclusion pour trafic de stupéfiants, a été identifiée comme la fournisseuse directe des flacons mortels. Deux médecins ont également été condamnés pour avoir exploité sciemment l’addiction de l’acteur, complétant ainsi le tableau d’un réseau organisé autour de la kétamine.

Le parcours médical de Matthew Perry, entre thérapie et rechute

Matthew Perry, mondialement connu pour son rôle de Chandler Bing dans la sitcom « Friends », avait toujours été ouvert sur ses combats contre la dépression et les addictions. Dans les mois précédant sa mort, il suivait un traitement supervisé à la kétamine, un anesthésiant légal parfois détourné pour ses effets stimulants ou euphorisants. Selon les enquêteurs, il avait cependant replongé dans la consommation de cette substance à l’automne 2023, malgré les risques encourus.

Son décès, survenu le 28 octobre 2023 dans sa résidence de Los Angeles, a suscité une vague d’hommages à Hollywood et parmi les fans de la série « Friends ». L’acteur, âgé de 54 ans, avait partagé publiquement ses luttes contre la drogue et l’alcool pendant des années, avant de trouver une certaine stabilité grâce à des thérapies alternatives.

Un réseau démantelé, mais des questions persistantes

Avec la condamnation de Kenneth Iwamasa, cinq personnes ont désormais été sanctionnées dans cette affaire, illustrant la gravité des faits reprochés. Les autorités judiciaires californiennes ont souligné l’ampleur du réseau mis au jour, qui a non seulement fourni la substance mortelle à Matthew Perry, mais a aussi alimenté son addiction dans les derniers jours de sa vie.

Les enquêtes menées ont révélé que l’acteur avait reçu des injections de kétamine malgré son état de santé déjà fragile. Les documents judiciaires indiquent que certaines doses administrées par Iwamasa dépassaient les quantités normalement prescrites dans un cadre thérapeutique, ce qui a contribué à la tragédie.

Et maintenant ?

La condamnation de Kenneth Iwamasa marque une étape supplémentaire dans le démantèlement du réseau ayant fourni la kétamine à Matthew Perry. Pour les autorités judiciaires, cette affaire rappelle l’importance de réguler l’accès aux substances contrôlées, même dans un cadre médical, pour éviter les dérives. Les prochaines étapes pourraient inclure des auditions supplémentaires pour évaluer les responsabilités des autres acteurs impliqués, notamment les deux médecins condamnés dans cette affaire. Une date pour une éventuelle audience de recours n’a pas encore été fixée.

La mort de Matthew Perry, survenue il y a près de trois ans, continue d’interroger sur les dangers de la kétamine lorsqu’elle est détournée de son usage thérapeutique. Cette affaire judiciaire rappelle également les risques liés à l’addiction, même chez les personnalités suivies médicalement.

La kétamine est un anesthésiant légal utilisé en médecine, notamment en psychiatrie pour ses effets antidépresseurs rapides. Détournée de son usage médical, elle peut provoquer des hallucinations, une perte de conscience ou, en cas de surdosage, un arrêt respiratoire. Son usage récréatif est particulièrement risqué en raison de ses effets imprévisibles et de son potentiel addictif.

À ce stade, cinq personnes ont été condamnées : Kenneth Iwamasa (3 ans et 5 mois de prison), Erik Fleming (2 ans de prison), Jasveen Sangha (15 ans de prison), ainsi que deux médecins dont les noms n’ont pas été divulgués. D’autres procédures pourraient suivre, selon les résultats des enquêtes en cours.