Une militante du groupuscule d’extrême droite Némésis a été condamnée pour diffamation à l’encontre de l’ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot. Selon Libération, cette décision de justice, rendue publique ce 7 juillet 2026, marque la conclusion d’un procès qui oppose les deux femmes depuis plusieurs mois. La condamnée a immédiatement annoncé son intention de faire appel, tandis que l’ancienne édile a salué une décision « qui a posé les limites » face aux attaques dont elle a été la cible.
Ce qu'il faut retenir
- Une militante de Némésis, groupuscule d’extrême droite, a été condamnée pour diffamation envers Anne Vignot, ancienne maire écologiste de Besançon.
- La décision de justice a été rendue publique le 7 juillet 2026.
- La militante a annoncé son intention de faire appel de la condamnation.
- Anne Vignot a salué une justice « qui a posé les limites » face aux attaques subies.
Un procès opposant une militante d’extrême droite et une figure écologiste
Le tribunal correctionnel de Besançon a rendu son verdict ce mardi 7 juillet 2026 dans une affaire de diffamation impliquant Anne Vignot, ancienne maire de la ville de 2020 à 2026, et une militante du groupuscule Némésis. Selon Libération, la militante avait relayé sur les réseaux sociaux, puis lors d’une intervention publique sur le parvis du tribunal, des accusations jugées diffamatoires à l’encontre de l’ancienne édile. Ces propos, tenus entre 2023 et 2024, portaient notamment sur sa gestion municipale et ses prises de position politiques.
Le parquet avait requis une peine de 1 500 euros d’amende, une sanction que la militante a contestée avant même le verdict. La décision du tribunal n’a pas encore été rendue publique en intégralité, mais Anne Vignot a pu en connaître les grandes lignes ce matin. Elle s’est immédiatement exprimée pour saluer le travail de la justice, soulignant que cette condamnation « envoie un signal fort » contre les discours de haine et les attaques infondées.
Une condamnation qui s’inscrit dans un climat politique tendu
Cette affaire s’inscrit dans un contexte où les tensions politiques entre écologistes et mouvements d’extrême droite se sont intensifiées ces dernières années, notamment à Besançon. Anne Vignot, figure historique des Verts en Franche-Comté, a été une cible récurrente de critiques virulentes, tant sur les réseaux sociaux que lors de manifestations. Selon Libération, plusieurs plaintes pour diffamation ou injures avaient déjà été déposées par des personnalités politiques locales ces trois dernières années, mais celle-ci est la première à aboutir à une condamnation.
Côté Némésis, le groupuscule est connu pour ses actions ciblées contre les élus et militants écologistes, souvent accusés de « complicité avec l’islamisme » ou de « trahison des intérêts nationaux ». La militante condamnée aujourd’hui n’est pas une figure médiatique du mouvement, mais son engagement local a suffi à en faire une cible pour ses détracteurs. D’après des sources proches de l’enquête, ses propos visaient particulièrement le projet de « zone à faibles émissions » mis en place par la municipalité Vignot, un dossier qui avait cristallisé les oppositions.
« Cette décision montre que la justice ne reste pas inactive face aux dérives verbales et aux attaques personnelles. On ne peut pas impunément salir la réputation d’un élu ou d’une élue avec des accusations non fondées. »
— Anne Vignot, ancienne maire de Besançon
Cette condamnation pourrait également servir de précédent pour d’autres élus locaux confrontés à des campagnes de désinformation. Reste à voir si cette décision contribuera à apaiser les tensions ou, au contraire, attisera les conflits politiques dans la région.