Le secrétaire américain à la Défense a réaffirmé jeudi 16 avril 2026 que Washington maintiendrait son blocus sur la région « aussi longtemps qu’il le faudra », alors que les hostilités entre Israël et le Hezbollah s’aggravent. Selon Libération, ces déclarations interviennent au lendemain de frappes massives de l’armée israélienne sur le territoire libanais et de nouvelles attaques revendiquées par la milice pro-iranienne.
Ce qu'il faut retenir
- Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a réaffirmé que « le démantèlement du Hezbollah » constitue son objectif principal.
- La milice libanaise, soutenue par l’Iran, a revendiqué de nouvelles attaques contre Israël ce jeudi matin, après des bombardements israéliens intensifs sur le Liban.
- Le secrétaire à la Défense américain a confirmé le maintien du blocus imposé à la région, sans préciser de calendrier.
- Les frappes de Tsahal sur le Liban ont visé des positions présumées du Hezbollah, selon des sources militaires israéliennes.
- La situation humanitaire se dégrade dans le sud du Liban, où les infrastructures civiles sont touchées par les combats.
Des déclarations fermes de Benyamin Nétanyahou
Le Premier ministre israélien a une fois de plus durci le ton à l’encontre du Hezbollah. « Notre objectif reste inchangé : le démantèlement de cette organisation terroriste », a-t-il déclaré ce jeudi 16 avril 2026, lors d’une conférence de presse improvisée à Jérusalem. Nétanyahou a justifié l’escalade militaire par la nécessité de « neutraliser une menace existentielle pour Israël ». Ces propos interviennent après une nuit de frappes israéliennes ciblées sur des sites présumés du Hezbollah au sud du Liban, où des sources locales font état de dégâts matériels et de victimes civiles.
Selon des rapports militaires israéliens, ces opérations visaient des infrastructures logistiques et des postes de commandement de la milice. Tsahal a précisé que les frappes avaient été menées « en réponse à des attaques répétées contre son territoire », rappelant que le Hezbollah avait revendiqué plusieurs roquettes tirées sur le nord d’Israël ces dernières 48 heures.
Le Hezbollah revendique de nouvelles attaques
Dans un communiqué diffusé ce jeudi matin, le Hezbollah a annoncé avoir mené « une série d’opérations militaires ciblées » contre des positions israéliennes en Galilée. La milice, classée comme organisation terroriste par plusieurs pays occidentaux, a affirmé que ces attaques étaient une « réponse légitime » aux opérations israéliennes au Liban. Les autorités israéliennes n’ont pas encore réagi officiellement à ces annonces, mais des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs villes frontalières, signe d’une montée des tensions.
Les services de renseignement israéliens estiment que le Hezbollah dispose encore de milliers de roquettes et de missiles à courte et moyenne portée, capables de frapper le territoire israélien en profondeur. Selon des estimations relayées par Libération, les dernières frappes israéliennes ont endommagé plusieurs quartiers résidentiels dans la région de Tyr et de Nabatieh, où des habitants ont signalé des destructions de bâtiments et des coupures d’électricité.
Washington maintient son soutien logistique et son blocus
Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a réitéré ce jeudi que les États-Unis maintiendraient leur blocus aérien et maritime autour du Liban « aussi longtemps qu’il le faudra ». Lors d’une conférence de presse à Washington, il a souligné que cette mesure visait à « empêcher le Hezbollah de se réapprovisionner en armes via des voies maritimes ou aériennes ». Esper a également rappelé que Washington soutenait « le droit d’Israël à se défendre », tout en appelant à une désescalade « pour éviter une guerre régionale généralisée ».
Ce blocus, en place depuis plusieurs semaines, a déjà entraîné des pénuries de carburant et de médicaments dans certaines zones du Liban. Les Nations unies ont alerté à plusieurs reprises sur les conséquences humanitaires de ces restrictions, notamment pour les populations civiles prises au piège des combats.
Côté israélien, l’état-major de Tsahal a annoncé la mobilisation de réservistes supplémentaires, signe que l’armée se prépare à une intensification des opérations. Quant au Hezbollah, la milice a déjà prévenu qu’elle riposterait « à toute nouvelle violation de son territoire ». Autant dire que la région se trouve au bord d’un point de non-retour.
Le Hezbollah, milice chiite libanaise soutenue par l’Iran, justifie ses attaques par la volonté de « libérer » le Liban de l’influence israélienne et de répondre à ce qu’elle qualifie de « violations répétées » de la souveraineté libanaise. Depuis le début du conflit, la milice a multiplié les roquettes et les tirs de drones contre Israël, en représailles aux frappes israéliennes sur le sol libanais. Ses dirigeants considèrent ces opérations comme une forme de résistance armée face à ce qu’ils présentent comme une agression israélienne.
