Le ministre congolais de l’Intérieur, entré en fonction cette semaine, a annoncé vouloir transformer la délivrance des passeports en un processus plus accessible. « Le passeport ne doit plus être un document de luxe », a-t-il déclaré, selon RFI.
Ce qu'il faut retenir
- Le nouveau ministre de l’Intérieur du Congo-Brazzaville a pris ses fonctions cette semaine.
- Il s’est engagé à faciliter l’obtention des passeports pour la population.
- Son objectif : faire cesser le passeport d’être considéré comme un « document de luxe ».
- Les citoyens attendent depuis longtemps une amélioration du processus de délivrance.
Dans un contexte où l’accès aux documents administratifs reste un défi pour de nombreux Congolais, la promesse du ministre survient alors que les délais pour obtenir un passeport sont souvent jugés excessifs. Selon les témoignages recueillis par RFI, certains citoyens patientent plusieurs mois, voire plus d’un an, avant de recevoir leur document.
Interrogé sur les mesures concrètes envisagées, le ministre n’a pas détaillé de calendrier précis. Il a simplement évoqué une « révision des procédures » pour accélérer les délais, sans préciser si des ressources supplémentaires seront allouées aux services concernés. Pour l’instant, les services administratifs restent ceux hérités des années précédentes, avec des moyens parfois jugés insuffisants.
Les critiques ne manquent pas. Plusieurs citoyens interrogés par RFI ont exprimé leur scepticisme face à cette annonce. « On nous promet des changements depuis des années, mais rien ne bouge », confie un habitant de Brazzaville. Les retards dans l’obtention des passeports sont souvent attribués à des lourdeurs administratives, mais aussi à des pénuries de formulaires ou de tampons officiels.
« Le passeport ne doit plus être un document de luxe. »
— Ministre de l’Intérieur du Congo-Brazzaville, d’après RFI
Cette réforme, si elle aboutit, pourrait s’inscrire dans une dynamique plus large de modernisation de l’administration publique congolaise. Le passeport, en tant que document essentiel pour les voyages internationaux, symbolise aujourd’hui les difficultés d’accès aux services de base pour une partie de la population. Son amélioration pourrait, à terme, faciliter les démarches des Congolais souhaitant voyager ou travailler à l’étranger.
En attendant, la patience reste de mise pour ceux qui espèrent obtenir leur sésame dans des délais raisonnables.
D'après les témoignages recueillis par RFI, les délais varient de plusieurs mois à plus d’un an, en fonction des périodes et des services locaux.