Chaque année, la question se pose pour de nombreux salariés français : faut-il choisir l'abattement forfaitaire de 10 % ou opter pour les frais réels lors de la déclaration d'impôts ? Selon Capital, voici tout ce qu'il faut savoir pour bien déclarer vos frais kilométriques en 2026, en se basant sur les conseils d'experts.
Ce qu'il faut retenir
- Avant de valider votre déclaration, utilisez le simulateur du site impots.gouv.fr pour optimiser vos choix fiscaux.
- Les frais réels peuvent représenter une économie significative pour les salariés faisant des trajets quotidiens en voiture.
- Le barème des frais kilométriques varie en fonction de la puissance du véhicule et du nombre de kilomètres parcourus.
- Les frais de carburant peuvent être déduits, avec possibilité d'ajouter d'autres frais comme les péages sur présentation des factures.
Opter entre l'abattement forfaitaire et les frais réels
Par défaut, l'administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 10 % sur les salaires pour couvrir les frais professionnels. Cependant, il peut être plus avantageux de renoncer à cet abattement et de déclarer les frais réels, notamment pour les déplacements en voiture. Sabine Portela de Solidaires Finances Publiques souligne que le barème des frais réels n'a pas été réévalué depuis 2023.
Le barème des frais kilométriques
Le barème officiel prend en compte la puissance du véhicule (exprimée en chevaux fiscaux) et la distance totale parcourue dans l'année. Il inclut la plupart des coûts liés à l'usage de la voiture, sauf certains frais comme le stationnement et les péages. Pour les trajets domicile-travail, la déduction peut être totale jusqu'à 40 kilomètres, au-delà une justification est requise.
Les obligations lors de la déclaration d'impôts
Conservez vos factures pendant au moins trois ans, même si l'administration fiscale ne les demande pas immédiatement. Vous devrez présenter la carte grise du véhicule, une attestation de l'employeur et votre contrat de travail lors de la déclaration.