Une soixantaine d'anciens salariés du groupe Brandt, ancien fleuron de l'électroménager français, se préparent à intenter des actions en justice pour contester les circonstances de la liquidation de l'entreprise en décembre, selon les informations rapportées par Le Figaro. Deux actions en justice seront lancées en mai pour contester la liquidation de l'entreprise et les licenciements jugés abusifs. L'avocat des salariés, Me Fiodor Rilov, représente actuellement environ soixante salariés dans cette affaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Des ex-salariés de Brandt contestent la liquidation de l'entreprise en justice.
  • Deux actions en justice seront lancées en mai pour contester la liquidation et les licenciements jugés abusifs.
  • L'avocat Me Fiodor Rilov représente environ soixante salariés dans cette affaire.

Les contestations et les motivations

Avant sa disparition en décembre, Brandt a connu plusieurs changements de propriétaires, passant entre les mains de sociétés telles qu'Elco, Fagor et Cevital. Les actions en justice visent plus particulièrement le groupe Cevital, dont le chiffre d'affaires est estimé à 4 milliards d'euros. Me Rilov a précisé que la première action prud'homale sera axée sur le licenciement abusif et vise à remettre en question la liquidation de l'entreprise dans des conditions suspectes. Une seconde action en responsabilité civile contre Cevital sera également engagée pour obtenir des compensations financières pour les salariés affectés.

Réunion de suivi et conséquences

Une réunion est prévue ce samedi à Saint-Ouen, non loin de l'ancienne usine de Vendôme où travaillaient environ 90 personnes, dont la plupart des salariés représentés par Me Rilov. Brandt employait environ 700 personnes jusqu'en décembre, dont 350 dans son usine principale près d'Orléans. Les marques et les stocks ont été cédés à Cafom pour 18,6 millions d'euros en mars.

Et maintenant ?

La suite de cette affaire sera à suivre au cours des actions en justice à venir. Les ex-salariés de Brandt espèrent obtenir des réparations pour les préjudices subis lors de la liquidation de l'entreprise.