La pilule n’est plus la méthode contraceptive la plus utilisée en France. C’est ce que révèle une étude publiée mardi 26 mai 2026 dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, qui s’appuie sur les déclarations de plus de 4 000 femmes âgées de 18 à 49 ans, exposées au risque de grossesse non désirée. Ces données sont issues de l’enquête « Contexte des sexualités en France », lancée en 2023. Selon Ouest France, cette étude met en lumière un déclin marqué de la pilule comme moyen de contraception, au profit d’autres méthodes médicalisées.

Ce qu'il faut retenir

  • En 2023, 64,4 % des femmes concernées par la contraception en France utilisaient une méthode médicalisée (pilule, DIU, stérilisation, implant, patch, anneau).
  • La pilule, autrefois dominante, n’est plus le premier choix : 56 % des femmes y avaient recours en 2005 contre moins de la moitié aujourd’hui.
  • L’enquête s’appuie sur un échantillon représentatif de plus de 4 000 femmes âgées de 18 à 49 ans.
  • Les résultats sont publiés dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, daté du 26 mai 2026.

Un changement de pratiques contraceptives en trois décennies

En 2005, la pilule occupait une place centrale dans les habitudes contraceptives des Françaises. À l’époque, 56 % des femmes concernées l’utilisaient comme méthode principale. Vingt ans plus tard, cette proportion a drastiquement diminué. Désormais, elle ne représente plus qu’une part minoritaire parmi les méthodes médicalisées. Selon les données de Santé publique France, 64,4 % des femmes concernées par la contraception optent pour une méthode médicalisée en 2023, mais la pilule n’en est plus le pilier.

Parmi les alternatives qui gagnent en popularité, le dispositif intra-utérin (DIU) – communément appelé stérilet – se distingue. Son utilisation s’est largement répandue, tandis que les implants, patchs et anneaux contraceptifs complètent le paysage des options disponibles. Ce recul de la pilule s’inscrit dans une tendance de fond, où les femmes sont de plus en plus nombreuses à diversifier leurs choix en fonction de leurs besoins et de leurs préférences.

Une évolution liée à la fois aux préférences et aux recommandations médicales

Ce déclin de la pilule ne reflète pas seulement un changement de pratiques, mais aussi une adaptation aux recommandations médicales. Au fil des années, les professionnels de santé ont mis en garde contre les risques potentiels liés à la pilule contraceptive, notamment en matière de santé cardiovasculaire. « On observe un déclin du recours à la pilule », a confirmé une source proche du dossier. Cette tendance s’explique également par une meilleure information des femmes sur les différentes options disponibles, ainsi que par une volonté croissante de personnaliser leur contraception.

Les méthodes dites « médicalisées » incluent désormais une palette plus large que par le passé. Si la pilule reste une solution efficace pour de nombreuses femmes, d’autres alternatives comme le DIU, qui offre une protection de longue durée sans nécessiter une prise quotidienne, séduisent de plus en plus. De même, les méthodes non médicalisées, comme les préservatifs ou les méthodes naturelles, conservent une place dans le paysage contraceptif, bien que leur utilisation soit moins documentée dans cette enquête.

Une enquête aux résultats robustes, mais limitée dans le temps

L’enquête « Contexte des sexualités en France », qui a servi de base à cette étude, a été lancée en 2023. Elle repose sur les déclarations de plus de 4 000 femmes âgées de 18 à 49 ans, un échantillon suffisamment large pour refléter les tendances nationales. Cependant, comme toute enquête déclarative, elle présente certaines limites. Les réponses dépendent de la mémoire des participantes et de leur interprétation des questions posées. Par ailleurs, l’enquête ne couvre pas l’ensemble des méthodes contraceptives disponibles, notamment celles qui ne nécessitent pas de suivi médical.

Malgré ces réserves, les résultats publiés par Santé publique France offrent un éclairage précieux sur l’évolution des pratiques contraceptives en France. Ils soulignent une tendance claire : la pilule, autrefois reine de la contraception, cède progressivement la place à une approche plus diversifiée, où chaque femme peut choisir la méthode la plus adaptée à son mode de vie et à ses besoins.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront probablement à analyser plus en détail les raisons de ce déclin de la pilule. Les autorités sanitaires pourraient ajuster leurs recommandations en fonction des résultats de cette étude, tandis que les professionnels de santé continueront d’informer les femmes sur les différentes options disponibles. Une chose est sûre : la contraception en France évolue, et cette tendance devrait se confirmer dans les années à venir.

Reste à voir si d’autres enquêtes, menées sur des échantillons plus larges ou incluant des méthodes non médicalisées, viendront compléter ces résultats. Dans tous les cas, cette étude marque un tournant dans la compréhension des pratiques contraceptives en France.

En 2023, selon l’enquête de Santé publique France, 64,4 % des femmes concernées par la contraception utilisent une méthode médicalisée. Parmi celles-ci, la pilule reste présente, mais elle n’est plus dominante. Le DIU (stérilet), l’implant, le patch, l’anneau et la stérilisation figurent parmi les alternatives les plus courantes.

Plusieurs facteurs expliquent ce déclin. D’une part, les recommandations médicales ont évolué, mettant en garde contre les risques potentiels liés à la pilule, notamment cardiovasculaires. D’autre part, les femmes sont de plus en plus informées sur les différentes options disponibles et cherchent des solutions adaptées à leur mode de vie. Enfin, des méthodes comme le DIU, qui offrent une protection de longue durée sans prise quotidienne, séduisent de plus en plus.