La COP17 sur la désertification s’est achevée le 28 août à Oulan-Bator, en Mongolie, sans qu’aucun accord concret ne soit adopté après deux semaines de négociations intenses. Selon Reporterre, cette absence de décision finale a néanmoins été perçue comme un soulagement par les négociateurs présents, certains d’entre eux estimant avoir « sauvé la COP ».
Ce qu'il faut retenir
- La COP17 contre la désertification s’est tenue à Oulan-Bator (Mongolie) du 14 au 28 août 2026.
- Aucun texte ou engagement concret n’a été adopté à l’issue des négociations.
- Les délégués ont salué la tenue de la COP18, prévue dans deux ans en Égypte, comme une avancée symbolique.
- Les discussions ont porté sur des enjeux majeurs liés à la dégradation des terres et à la sécheresse.
Une conférence sous haute tension
Organisée dans un contexte où les phénomènes de désertification s’intensifient à l’échelle mondiale, la COP17 avait pour objectif d’adopter des mesures concrètes pour lutter contre l’avancée des déserts et la dégradation des sols. D’après Reporterre, les négociations ont été marquées par des désaccords persistants entre les pays participants, empêchant toute adoption d’un texte final. Les débats ont notamment porté sur les financements dédiés à la protection des terres, ainsi que sur les engagements nationaux en matière de restauration écologique.
Un soulagement malgré l’échec des négociations
Si aucun accord n’a été signé, la tenue de la COP18, prévue en 2028 à Charm el-Cheikh (Égypte), a été confirmée comme une « victoire » symbolique par certains négociateurs. « On a sauvé la COP », a ainsi déclaré un participant sous couvert d’anonymat. Comme le rapporte Reporterre, cette issue, bien que minimale, a permis d’éviter un blocage total des discussions internationales sur la désertification, un enjeu pourtant crucial pour de nombreux pays, notamment en Afrique et en Asie centrale.
« On a sauvé la COP. »
— Un négociateur présent à Oulan-Bator, cité par Reporterre
Des enjeux climatiques et écologiques majeurs
La désertification touche aujourd’hui plus de 2 milliards de personnes dans le monde, selon les données de l’ONU. Elle aggrave les crises alimentaires, favorise les migrations forcées et accentue les tensions géopolitiques dans les régions les plus exposées. Selon nos confrères de Reporterre, les participants à la COP17 ont souligné l’urgence d’agir, sans pour autant parvenir à un consensus sur les moyens à mettre en œuvre. Les discussions ont révélé des clivages persistants entre les pays du Nord et du Sud, ainsi qu’entre les États les plus affectés par la sécheresse et ceux disposant de ressources financières pour y répondre.
Une prochaine édition en Égypte pour relancer la dynamique
Malgré l’absence de résultats concrets, la tenue de la COP18 dans deux ans en Égypte offre une nouvelle opportunité de progresser sur ces questions. Comme le souligne Reporterre, cette conférence permettra de faire un bilan des engagements pris lors des précédentes éditions et d’ajuster les stratégies internationales. Les experts s’interrogent toutefois sur la capacité des États à transformer leurs déclarations d’intention en actions tangibles, alors que les financements alloués à la lutte contre la désertification restent insuffisants.
La désertification, souvent qualifiée de « bombe à retardement climatique », continue donc de progresser sans que la communauté internationale ne parvienne à adopter de solutions à la hauteur des défis. La prochaine édition de la COP sur ce sujet devra impérativement franchir le pas entre les déclarations et les actes.
La COP17 n’a abouti à aucun accord concret ni texte final, contrairement aux attentes initiales. Les négociations ont buté sur des désaccords persistants entre pays, notamment sur les financements et les engagements nationaux. Malgré cela, la tenue de la COP18 a été perçue comme un soulagement, évitant un blocage total des discussions.