La Corée du Nord enverra une délégation de plus de 100 athlètes participer à 14 disciplines lors des Jeux asiatiques prévus au Japon le mois prochain, a annoncé mardi Ko Chol Ho, secrétaire général du comité olympique nord-coréen. Selon Le Figaro, cette participation s’inscrit dans une logique de « rendre heureux le maréchal Kim Jong-un », comme l’a expliqué le responsable dans les colonnes du Choson Sinbo, un journal pro-Pyongyang basé au Japon.
Parmi les sports représentés figurent notamment le football masculin et féminin, l’haltérophilie, la boxe et la lutte. La délégation nord-coréenne, bien que plus réduite que celle envoyée aux Jeux asiatiques de 2022 – reportés en 2023 –, espère remporter davantage de médailles. Lors de la précédente édition à Hangzhou, en Chine, la Corée du Nord avait décroché 11 médailles d’or, dont la moitié en haltérophilie. Les Jeux asiatiques de cette année se tiendront à Nagoya et dans la préfecture d’Aichi, du 19 septembre au 4 octobre 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Une délégation de plus de 100 athlètes nord-coréens participera à 14 disciplines aux Jeux asiatiques de Nagoya (Japon) du 19 septembre au 4 octobre 2026.
- La participation vise à « rendre heureux le maréchal Kim Jong-un », selon les déclarations de Ko Chol Ho, secrétaire général du comité olympique nord-coréen.
- Parmi les sports représentés : football masculin et féminin, haltérophilie, boxe et lutte. La délégation est moins nombreuse que celle de 2022, mais ambitionne de décrocher plus de médailles qu’en 2023.
- Lors des Jeux de Hangzhou (Chine) en 2023, la Corée du Nord avait remporté 11 médailles d’or, dont la moitié en haltérophilie.
- Deux Coréens résidant au Japon figurent dans la délégation : l’un en football féminin, l’autre en karaté.
Une participation motivée par des enjeux politiques
La déclaration de Ko Chol Ho laisse peu de doute sur la dimension politique de cette participation. « Nos athlètes s’entraînent sans relâche chaque jour, déterminés à rendre heureux le maréchal Kim », a-t-il affirmé. Pour Pyongyang, ces Jeux représentent une occasion de montrer la force de son régime à travers le sport, tout en affichant une forme d’ouverture internationale. Pourtant, le contexte diplomatique entre la Corée du Nord et le Japon reste tendu, comme en témoignent les récentes déclarations nord-coréennes.
Le secrétaire général du comité olympique a également souligné que le moral des athlètes était au plus haut, motivés par l’objectif de briller lors de cette compétition. La délégation nord-coréenne, bien que moins nombreuse qu’en 2023, mise donc sur la qualité de ses performances pour marquer des points sur la scène asiatique. La présence de deux athlètes d’origine coréenne résidant au Japon – l’un en football féminin, l’autre en karaté – pourrait aussi être interprétée comme un geste symbolique de rapprochement, malgré les tensions persistantes.
Un contexte géopolitique marqué par des tensions accrues
Cette participation sportive intervient dans un climat diplomatique particulièrement tendu entre Pyongyang et Tokyo. Selon Le Figaro, la Corée du Nord a multiplié ces dernières semaines les critiques à l’encontre du Japon, ancienne puissance coloniale. Samedi dernier, Pyongyang a accusé Tokyo de se préparer à une « guerre d’agression », après que le ministre japonais de la Défense a sollicité un budget « record » pour le prochain exercice budgétaire. Ces déclarations s’inscrivent dans une escalade rhétorique qui contraste avec l’annonce d’une participation nord-coréenne aux Jeux asiatiques.
Les Jeux de Nagoya, qui se dérouleront à moins de 400 kilomètres de la Corée du Nord, pourraient ainsi servir de vitrine à Pyongyang pour afficher sa détermination, malgré les tensions régionales. Pour les autorités nord-coréennes, la performance sportive devient un outil de légitimation interne et externe, bien au-delà de la simple compétition athlétique.
Pour la Corée du Nord, l’enjeu dépasse largement le cadre sportif. Comme l’a rappelé Ko Chol Ho, l’objectif premier reste de « rendre heureux le maréchal Kim Jong-un ». Autant dire que, quel que soit le palmarès final, cette participation servira avant tout les intérêts politiques du régime.
Selon les déclarations officielles rapportées par Le Figaro, cette participation vise à « rendre heureux le maréchal Kim Jong-un ». Pour Pyongyang, le sport est un outil de propagande interne et externe, permettant de montrer la force du régime tout en affichant une forme d’ouverture internationale, malgré les tensions diplomatiques persistantes avec le Japon.