C’est une étape historique pour la Corée du Sud. Han Seong-sook, figure politique expérimentée, a été désignée ce dimanche 7 juin 2026 comme future Première ministre du pays, selon Ouest France. Sa nomination doit encore être validée par le Parlement, mais cette désignation marque un tournant dans l’histoire politique sud-coréenne, où les femmes restent sous-représentées aux plus hauts postes de décision.
Ce qu'il faut retenir
- Han Seong-sook devient la deuxième femme nommée Première ministre en Corée du Sud, après Han Myeong-sook, qui avait occupé ce poste entre 2006 et 2007.
- Sa désignation a été officialisée ce dimanche 7 juin 2026, mais elle doit encore obtenir l’aval du Parlement.
- Les femmes sont encore largement sous-représentées dans les sphères politiques en Corée du Sud, où la parité reste un enjeu majeur.
- Cette nomination intervient dans un contexte de recherche d’équilibre et de renouvellement au sein du gouvernement sud-coréen.
Avec cette désignation, la Corée du Sud s’inscrit dans une dynamique mondiale où les femmes accèdent progressivement à des postes clés. Pourtant, malgré des avancées notables, leur représentation dans les instances dirigeantes reste inégale. Han Seong-sook, dont la carrière politique s’étend sur plusieurs décennies, incarne cette lente mais réelle progression. Son expérience au sein de l’administration et son engagement public en font une personnalité reconnue, capable de porter les réformes nécessaires à une société en mutation.
Selon les observateurs, cette nomination pourrait également refléter une volonté de modernisation du gouvernement sud-coréen. En effet, les dernières années ont vu une montée en puissance des débats sur l’égalité des genres, portés par des mouvements sociaux et des associations. Pour autant, la parité reste un objectif lointain dans un pays où les stéréotypes persistent, notamment dans les milieux professionnels et politiques. Han Seong-sook devra donc composer avec ces défis tout en consolidant sa légitimité auprès des institutions.
« La nomination de Han Seong-sook envoie un signal fort à la société sud-coréenne, même si le chemin vers l’égalité reste long. » — Kim Ji-yeon, politologue à l’Université nationale de Séoul
Reste à savoir si le Parlement validera sa candidature sans difficulté. Traditionnellement, le processus de confirmation des Premiers ministres en Corée du Sud peut donner lieu à des débats houleux, notamment lorsque les partis d’opposition y voient une opportunité de critiquer la politique du gouvernement en place. Dans ce contexte, Han Seong-sook devra faire preuve de pédagogie pour rallier les soutiens nécessaires à son élection.
Cette nomination rappelle, par ailleurs, que la Corée du Sud n’est pas isolée dans sa quête d’une meilleure représentation féminine. Dans le monde, plusieurs pays ont récemment porté des femmes à la tête de leur gouvernement, comme en Finlande ou en Nouvelle-Zélande. Pourtant, ces avancées restent fragiles et souvent contestées, autant dire que le combat pour l’égalité est loin d’être terminé. Pour Han Seong-sook, l’enjeu sera double : prouver son efficacité à la tête du gouvernement tout en inspirant les générations futures.
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Han Seong-sook a occupé plusieurs postes clés au sein de l’administration sud-coréenne, notamment celui de ministre de l’Égalité des genres et de la Famille entre 2020 et 2022. Elle a également siégé au Parlement pendant deux mandats, où elle s’est distinguée par son engagement en faveur des droits des femmes et des politiques sociales.