Un corps sans vie a été repêché samedi 30 août au large de Mandelieu-la-Napoule, selon nos confrères du Figaro, qui reprennent une information du quotidien régional Nice-Matin. Ce drame survient deux semaines après la violente collision entre deux embarcations survenue le dimanche 16 août dans le golfe de la Napoule, au sud de Cannes. Si les premiers éléments laissent penser qu’il pourrait s’agir du jeune homme de 22 ans porté disparu après l’accident, cette hypothèse reste à confirmer par les autorités judiciaires.

Ce qu'il faut retenir

  • Un corps sans vie a été retrouvé samedi 30 août au large de Mandelieu-la-Napoule, deux semaines après la collision entre deux bateaux survenue le 16 août.
  • Les recherches, menées avec des moyens aériens et subaquatiques, avaient été interrompues dans la nuit du 16 au 17 août avant de reprendre le lendemain sans succès.
  • Une première alerte avait été donnée le 23 août après le signalement d’un corps aperçu, mais sans confirmation ultérieure.
  • L’enquête, initialement ouverte en flagrance par le parquet de Grasse, a été confiée au parquet de Marseille, qui a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire le 25 août.
  • Les premières constatations évoquent un non-respect des règles de priorité prévues par la convention Colreg par le semi-rigide impliqué dans la collision.

Des moyens de secours mobilisés sans relâche

Dès l’accident survenu le 16 août en début de soirée, d’importants moyens de secours ont été déployés depuis le petit port de Mandelieu-la-Napoule. Selon Nice-Matin, 36 engins nautiques et 64 sapeurs-pompiers ont été engagés pour la prise en charge des victimes. La marine nationale, la gendarmerie maritime et les sauveteurs en mer sont intervenus en première ligne, épaulés par les hôpitaux de Cannes, Nice, Antibes et Toulon pour l’évacuation des blessés.

Les opérations de recherche avaient dû être interrompues dans la nuit, à 3 heures du matin, avant de reprendre le lendemain avec des moyens aériens puis subaquatiques confiés à la Brigade nautique de Martigues. Malgré ces efforts soutenus, aucune trace du jeune homme disparu n’avait été retrouvée jusqu’à ce samedi 30 août.

Une première alerte infirmée, puis une nouvelle piste

Une semaine après la collision, le dimanche 23 août, les recherches avaient repris à la suite du signalement d’un corps aperçu au large. Cependant, aucune confirmation n’avait pu être obtenue, relançant l’incertitude sur le sort du disparu. C’est seulement une semaine plus tard que les équipes ont pu procéder à la récupération d’un corps, dont l’identification reste en cours.

Cette découverte intervient alors que l’enquête judiciaire s’intensifie. Saisi de l’affaire en flagrance par le parquet de Grasse, le parquet de Marseille a annoncé, mardi 25 août, l’ouverture d’une information judiciaire pour déterminer les circonstances exactes du drame. Parmi les dix occupants du semi-rigide de sept mètres, baptisé « Tempest », plusieurs personnes ont été grièvement blessées, dont le skipper et une autre victime dont le pronostic vital restait engagé une semaine après l’accident.

Les premières conclusions sur les causes de la collision

Dès les premières heures suivant l’accident, Jean-François Léonard, président des sauveteurs en mer à Cannes Golfe-Juan, avait déclaré : « Les conditions étaient bonnes. Il y avait une légère brise, mais ce n’est pas la mer qui a provoqué quoi que ce soit. » Une affirmation qui écarte l’hypothèse d’un phénomène météorologique comme cause directe de la collision.

Selon un communiqué du parquet de Marseille, les premiers éléments recueillis suggèrent que la plus grande embarcation, un Pardo de 12 mètres avec 11 passagers à bord, naviguait à « une vitesse normale », tandis que le semi-rigide, de taille réduite, évoluait à une vitesse élevée. Par ailleurs, le capitaine du semi-rigide n’était pas sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants au moment des faits. Des expertises techniques sont toujours en cours sur les deux bateaux pour établir les responsabilités.

Le parquet souligne également que « les règles de privilège prévues par la convention Colreg n’avaient pas été respectées par le semi-rigide ». Cette convention internationale régit les règles de navigation pour éviter les abordages en mer. Les analyses en cours devraient permettre de déterminer si le corps retrouvé correspond bien au jeune homme disparu.

« Il ressortait des premières constatations que les règles de privilège prévues par la convention Colreg n’avaient ainsi pas été respectées par le semi-rigide. »
— Communiqué du parquet de Marseille, 25 août 2026

Et maintenant ?

L’identification du corps retrouvé samedi 30 août devrait être déterminante pour la suite de l’enquête. Si cette piste se confirme, les investigations pourraient se concentrer sur les conditions de la collision et le respect des règles de navigation. Les expertises techniques sur les deux embarcations devraient également apporter des éléments complémentaires dans les prochaines semaines. Par ailleurs, le parquet de Marseille pourrait rendre publics de nouveaux éléments une fois les analyses terminées, probablement d’ici fin septembre.

En attendant, la sécurité maritime dans la zone du golfe de la Napoule reste sous surveillance renforcée. Les autorités devraient rappeler les bonnes pratiques de navigation, notamment en période estivale où le trafic maritime est dense. La préfecture maritime de Toulon pourrait également émettre des recommandations pour prévenir de futurs incidents similaires.

Selon Jean-François Léonard, président des sauveteurs en mer à Cannes Golfe-Juan, « les conditions étaient bonnes, avec une légère brise ». Aucune intempérie n’a été signalée comme cause de l’accident.