Une opération de testing menée fin juillet sur la Côte d’Azur a révélé des différences de traitement discriminatoires dans l’accès à certains établissements de loisirs privés, selon nos confrères du Figaro. L’association SOS Racisme a annoncé, mercredi 2 septembre 2026, avoir déposé plusieurs plaintes pour discrimination raciale après avoir constaté des pratiques inéquitables dans des établissements de Nice et d’Antibes.

Ce qu'il faut retenir

  • Cinq plaintes pour discrimination raciale déposées par SOS Racisme après une opération de testing fin juillet.
  • Des différences de traitement constatées dans des établissements privés de Nice et d’Antibes, mais aussi à Montpellier et Palavas-les-Flots.
  • L’association dénonce des « mécanismes discriminatoires » dans l’accès aux loisirs.
  • Le parquet de Nice a confirmé l’ouverture d’une enquête, sollicité par Le Figaro.
  • SOS Racisme avait initialement annoncé son intention de se constituer partie civile.

Une campagne de testing pour mettre en lumière des discriminations

Fin juillet, plusieurs groupes composés de personnes chargées de repérer des discriminations raciales se sont rendus dans des établissements de loisirs, des nuits et des plages privées de la French Riviera. Leur objectif : constater d’éventuels refus d’accès ou des différences de prix basées sur l’origine ethnique des clients. Le Figaro rapporte que cette opération a été menée à la fois à Nice et à Antibes, mais aussi dans d’autres villes comme Montpellier et Palavas-les-Flots. Dès le 28 juillet, SOS Racisme avait dénoncé dans un communiqué des « mécanismes discriminatoires » détectés lors de ces tests.

Des plaintes déposées et une enquête ouverte

L’association a précisé avoir déposé cinq plaintes pour discrimination raciale, toutes liées à des faits constatés sur la Côte d’Azur. Le parquet de Nice a confirmé ces déclarations, indiquant avoir été sollicité par Le Figaro pour faire la lumière sur ces allégations. « Plusieurs différences de traitement discriminatoires ont été constatées au cours de ces opérations », a affirmé SOS Racisme dans son communiqué. L’association avait par ailleurs annoncé, dès le début de l’été, son intention de se constituer partie civile pour renforcer les plaintes individuelles déposées par les victimes.

Un phénomène qui dépasse la seule région niçoise

Si les premières constatations concernent principalement Nice et Antibes, les tests menés par SOS Racisme ont également visé d’autres villes du sud de la France. À Montpellier et Palavas-les-Flots, des écarts de traitement similaires auraient été observés, suggérant que le phénomène pourrait être plus large que prévu. Bref, la campagne de testing semble révéler un problème systémique dans l’accès à certains espaces de loisirs privés, où des pratiques discriminatoires pourraient être plus répandues qu’on ne le pense. L’association n’a pas encore communiqué sur d’éventuels résultats supplémentaires pour ces autres villes.

Et maintenant ?

Le parquet de Nice a confirmé l’ouverture d’une enquête, mais aucune date n’a été avancée pour les prochaines étapes judiciaires. SOS Racisme, de son côté, pourrait étendre ses actions dans d’autres régions si les résultats de cette première phase se révèlent concluants. Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur l’avancement des plaintes et les éventuelles suites judiciaires.

En attendant, l’association appelle à une prise de conscience collective sur ces pratiques, tout en maintenant la pression sur les établissements privés concernés. Reste à voir si cette opération de testing donnera lieu à d’autres investigations ou à des mesures correctives de la part des acteurs du secteur.

L’association a déposé cinq plaintes pour discrimination raciale et pourrait se constituer partie civile pour renforcer les actions en justice. Aucune date précise n’a encore été communiquée pour les suites judiciaires.