Un mois après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) en Côte d’Ivoire, une dizaine de partis politiques ont présenté une proposition visant à créer un « Haut conseil électoral ». Selon RFI, cet organe indépendant serait composé de 11 membres sélectionnés via un processus transparent basé sur un appel d’offres. L’annonce a été faite ce lundi 8 juin 2026 lors d’une conférence de presse par Simone Ehivet Gbagbo, ex-première dame et figure politique engagée dans l’élaboration de cette initiative adressée au gouvernement ivoirien.
Ce qu'il faut retenir
- Dissolution de la CEI : la Commission électorale indépendante a été dissoute un mois avant cette proposition, créant un vide institutionnel.
- 11 membres : le futur Haut conseil électoral serait composé de 11 personnalités choisies par appel d’offres transparent.
- Portée par une coalition : une dizaine de partis politiques ont uni leurs efforts pour porter cette initiative.
- Simone Ehivet Gbagbo : l’ex-première dame a joué un rôle central dans la présentation de cette proposition.
- Date de l’annonce : la conférence de presse s’est tenue le 8 juin 2026.
Une réponse à la dissolution de la CEI
La création de ce Haut conseil électoral intervient dans un contexte politiqueivoirien marqué par la dissolution récente de la CEI, un organe clé pour l’organisation des scrutins. Selon RFI, cette décision gouvernementale a suscité des interrogations sur la transparence future des élections en Côte d’Ivoire. Les partis signataires de la proposition estiment que la mise en place d’un nouvel organe indépendant permettrait de garantir la crédibilité des prochains processus électoraux, un enjeu majeur pour la stabilité du pays.
Parmi les partis impliqués figurent des formations politiques de différentes tendances, reflétant une volonté de consensus autour de la réforme électorale. L’objectif affiché est de restaurer la confiance des citoyens et des observateurs internationaux dans le système électoral ivoirien, un dossier qui reste sensible après les tensions post-électorales de 2020.
Un processus de recrutement transparent pour une institution indépendante
Le Haut conseil électoral proposé se distinguerait par sa composition, avec 11 membres recrutés via un appel d’offres, un mécanisme censé limiter les risques de partialité ou d’influence politique. Selon les précisions apportées par Simone Ehivet Gbagbo lors de la conférence de presse, les critères de sélection mettraient l’accent sur l’expertise technique, l’intégrité et l’impartialité des candidats. «
Cet organe doit incarner la neutralité et la rigueur pour assurer des élections libres et transparentes », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance d’un processus ouvert à la société civile.»
La transparence du recrutement est présentée comme une garantie contre les accusations de manipulation, un problème récurrent dans l’histoire électorale récente du pays. Les partis proponents insistent sur le fait que ce Haut conseil serait doté de pouvoirs élargis par rapport à la CEI dissoute, notamment en matière de supervision des opérations de vote et de gestion des contentieux.
Si cette initiative est accueillie favorablement, elle pourrait servir de modèle pour d’autres réformes institutionnelles en Afrique de l’Ouest, où les questions de gouvernance électorale restent un sujet de débat récurrent. Pour l’heure, les partis signataires appellent à une adoption « dans les meilleurs délais » pour éviter tout nouveau blocage institutionnel.
Selon les informations de RFI, le Haut conseil électoral aurait pour mission de superviser l’organisation des scrutins, de garantir la transparence des opérations de vote et de gérer les contentieux électoraux. Il serait composé de 11 membres recrutés par appel d’offres pour assurer leur indépendance.