Avec un match nul face au Brésil (1-1) dans la nuit de samedi à dimanche lors de la première journée de la Coupe du monde 2026, le Maroc a révélé l’un de ses plus grands talents : Ayyoub Bouaddi, 18 ans, milieu de terrain du LOSC Lille. Selon RMC Sport, le jeune joueur a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui en réalisant une prestation remarquée sur la scène mondiale, au point de faire l’unanimité chez les observateurs, dont l’ancien international français Olivier Giroud.

Ce qu'il faut retenir

  • Ayyoub Bouaddi, 18 ans, milieu de terrain du LOSC Lille, a brillé lors du match Maroc-Brésil (1-1) en Coupe du monde 2026, selon RMC Sport.
  • Il a réalisé six récupérations de ballons et affiché un taux de passes réussies proche de 90 %, confirmant son rôle clé dans la construction du jeu marocain.
  • Olivier Giroud, consultant pour la BBC et coéquipier de Bouaddi à Lille, a salué sa maturité et son calme, le qualifiant de "cadeau" pour l’équipe du Maroc.
  • Le joueur, né à Senlis et ayant grandi à Creil, a choisi de représenter le Maroc en mai 2026 après avoir évolué en équipes espoirs françaises, tout en soulignant son attachement à ses racines et à la France.
  • Olivier Giroud estime que Bouaddi pourrait rejoindre le Real Madrid dès 2027 s’il améliore sa finition, et que son prix de transfert pourrait dépasser 70 millions d’euros.
  • Le LOSC Lille a prolongé son contrat jusqu’en 2029, mais Olivier Giroud juge son départ « compliqué à éviter » face à une offre exceptionnelle.

Un début étincelant pour le prodige marocain

À seulement 18 ans, Ayyoub Bouaddi a offert au monde du football sa première carte de visite sur la scène internationale. Face à une équipe brésilienne parmi les favorites du tournoi, le milieu lillois a tenu tête à des joueurs expérimentés, comme Neymar ou Vinícius Jr., avec une assurance qui a surpris les observateurs. Selon RMC Sport, il a notamment réalisé six récupérations de ballons et affiché un taux de passes réussies de près de 90 %, un chiffre qui témoigne de sa capacité à contrôler le tempo du jeu. Son calme apparent et sa maîtrise technique ont immédiatement fait de lui l’un des hommes forts de cette Coupe du monde.

Né à Senlis dans l’Oise au sein d’une famille d’origine marocaine, Bouaddi a grandi à Creil avant de rejoindre le centre de formation du LOSC Lille. Il y a explosé aux yeux du grand public en devenant professionnel à seulement 16 ans et trois jours, un record pour le club. Son parcours en équipe nationale a, lui aussi, été précoce : il a représenté la France dans toutes les catégories de jeunes, des U16 aux U21, avant d’opter en mai 2026 pour le Maroc, pays de ses racines, pour sa nationalité sportive.

Olivier Giroud, un mentor enthousiaste

Parmi les premiers à saluer le talent de Bouaddi, on retrouve son coéquipier à Lille et ancien international français, Olivier Giroud. Consultant pour la BBC durant la Coupe du monde 2026, il n’a pas caché son admiration pour le jeune milieu marocain. « J’ai été impressionné par sa maturité. Il est très bien entouré. Sa tête est bien faite dans le sens où il est calme, il est confiant. Il reste toujours lui-même », a-t-il déclaré à RMC Sport. Pour Giroud, Bouaddi est un "cadeau" pour l’équipe du Maroc : « C’est un cadeau de l’avoir dans son équipe, estime-t-il avec le sourire. Je pense que le Maroc peut être vraiment très, très heureux de l’avoir. »

Giroud a également comparé le style de jeu de Bouaddi à deux légendes du football : un mélange entre Patrick Vieira, pour son leadership et sa polyvalence, et Sergio Busquets, pour sa qualité technique et sa vision du jeu. « Il n’est pas encore aussi bon techniquement que Sergio Busquets, mais il y a des ressemblances. Il a peut-être aussi un manque de puissance par rapport à Patrick Vieira. Mais son physique va évoluer, il va devenir plus fort », a-t-il précisé. Un avis qui montre à quel point Bouaddi incarne déjà une promesse footballistique majeure.

Un choix de cœur et une promesse d’avenir

Le parcours de Bouaddi est aussi une histoire de double culture. Après avoir évolué sous les couleurs de la France en équipes jeunes, il a choisi en mai 2026 de porter le maillot marocain, tout en affirmant haut et fort son attachement à ses origines françaises. « Je suis et resterai toujours fier de ma double culture, de mon parcours et de mes racines », a-t-il assuré. Un choix qui n’a rien d’un rejet de la France, mais plutôt d’une volonté de représenter le pays de ses parents, le Maroc, à l’international.

Sur le terrain, Bouaddi a déjà prouvé qu’il avait le niveau pour briller au plus haut niveau. Sa performance face au Brésil a confirmé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs milieux de la planète. Pourtant, selon Giroud, il reste une marge de progression, notamment en termes de finiton. « La seule chose qu’il doit améliorer, et il le sait parce qu’on l’a beaucoup taquiné à propos de ça cette saison dans l’équipe, c’est la finition. Il doit être plus agressif devant le but. S’il y arrive, il jouera au Real Madrid dès l’année prochaine. Laissons-lui et donnons-lui du temps », a-t-il conseillé.

Un transfert au Real Madrid dès 2027 ? Le marché s’emballe

Alors que Bouaddi est sous contrat avec Lille jusqu’en 2029, son profil commence déjà à faire rêver les plus grands clubs européens. Olivier Giroud n’hésite pas à évoquer un prix de transfert dépassant les 70 millions d’euros. « Son transfert, ce sera au-dessus de 60 ou 70 millions d’euros. C’est le prix sur le marché maintenant. C’est un joueur complet, polyvalent. Il est partout, un peu comme N’Golo Kanté », a-t-il expliqué. Pour le LOSC, retenir le joueur s’annonce compliqué, même si le club a déjà prolongé son contrat en février 2026 pour le lier à Lille jusqu’en 2029.

Olivier Létang, le président du LOSC, a pour sa part indiqué que le club retiendrait Bouaddi sauf en cas d’offre « extraordinaire » et « de beaucoup d’argent ». Une position qui pourrait être mise à l’épreuve dès la fin de cette Coupe du monde, où Bouaddi a toutes les chances de confirmer son statut de star montante. Si un club comme le Real Madrid venait à s’intéresser à lui, la bataille s’annonce serrée.

Et maintenant ?

La suite du parcours de Bouaddi dépendra à la fois de ses performances lors de ce Mondial et des appels du pied des plus grands clubs. Si le Maroc parvient à se qualifier pour les phases finales, il pourrait encore gagner en visibilité. De son côté, le LOSC Lille devra négocier avec prudence : retenir un joueur de son calibre jusqu’en 2029 sera un défi, surtout face à des offres dépassant les 70 millions d’euros. Quant au Real Madrid, un intérêt ne serait pas surprenant, mais rien n’est acté pour l’instant.

Une chose est sûre : Ayyoub Bouaddi, 18 ans, a déjà marqué l’histoire de ce Mondial. Son avenir s’annonce radieux, que ce soit sous les couleurs du Maroc, de Lille ou d’un autre géant européen.

Bouaddi a expliqué son choix en insistant sur ses racines marocaines. Après avoir évolué en équipes espoirs françaises, il a tranché en faveur du Maroc en mai 2026 pour représenter le pays de ses parents. Il a cependant souligné à plusieurs reprises son attachement à la France et à sa double culture, affirmant rester « fier de [ses] origines ».