Un peu plus d’une semaine après le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, toutes les équipes engagées ont désormais disputé au moins un match. Le premier tour des phases de groupes, marqué par des performances contrastées, offre un premier bilan aux accents variés. Selon Ouest France, les grands favoris peinent parfois à s’imposer tandis que desoutsiders bousculent les pronostics. L’Uzbekistan-Colombie (1-3), disputé ce jeudi 18 juin, marque la fin de cette première phase d’observation, permettant de dégager les premiers enseignements.
Ce qu'il faut retenir
- L’Allemagne affiche une offensive remarquée dès ses premiers matchs, tandis que l’Espagne et le Portugal peinent à convaincre.
- Le Cap-Vert surprend par son jeu spectaculaire et ses résultats inattendus, s’imposant comme la révélation du tournoi.
- Le Qatar, pays hôte, et l’Australie confirment leur statut de surprises positives en première semaine.
- La Turquie déçoit après des espoirs initiaux, illustrant les difficultés de certaines équipes à concrétiser leurs ambitions.
- Les buteurs brésiliens et français, notamment, sont déjà au rendez-vous des statistiques.
L’Allemagne en tête des équipes offensives, l’Espagne et le Portugal dans l’impasse
Côté allemand, la Mannschaft confirme son statut de favori en affichant une attaque efficace et une organisation solide. Les joueurs de Julian Nagelsmann ont su profiter de leurs premières rencontres pour imposer leur rythme, accumulant les buts et les occasions. À l’inverse, les deux géants ibériques peinent à trouver leurs marques. L’Espagne, malgré un jeu souvent maîtrisé, peine à concrétiser ses attaques, tandis que le Portugal, privé de ses cadres blessés, reste en quête de cohésion. Autant dire que les attentes des supporters ibériques sont, pour l’heure, en demi-teinte.
« Nous avons les outils, mais nous devons encore affiner notre efficacité devant le but », a déclaré le sélectionneur espagnol, Luis de la Fuente, après la rencontre face au Japon. Même son de cloche au Portugal, où Roberto Martinez a souligné « un manque de réalisme » dans les moments décisifs.
Le Cap-Vert, la Turquie et les autres : surprises et désillusions
Le Cap-Vert, nation africaine peu habituée à briller sur la scène mondiale, a créé la sensation en s’imposant contre des équipes mieux classées. Son jeu offensif et son engagement physique ont marqué les esprits, faisant d’elle l’une des équipes les plus agréables à regarder. Le Qatar, hôte du tournoi, a également su profiter de l’effet domicile pour réaliser des performances encourageantes, tout comme l’Australie, qui confirme sa régularité.
En revanche, la Turquie, qui partait avec de fortes ambitions, déçoit après un début de tournoi raté. Malgré un effectif talentueux, les joueurs turcs n’ont pas réussi à traduire leur potentiel en résultats concrets. « Nous devons analyser nos erreurs et rebondir rapidement », a reconnu le sélectionneur Şenol Güneş après la défaite face à la Corée du Sud. Une performance en demi-teinte qui pourrait compromettre leur qualification en huitièmes de finale.
Les buteurs au rendez-vous, mais des équipes encore en quête de stabilité
Côté statistiques, les grands noms du football mondial confirment leur statut de buteurs. Le Brésilien Vinícius Júnior et le Français Kylian Mbappé ont déjà trouvé le chemin des filets, répondant aux attentes placées en eux. Les attaquants africains, comme le Nigérian Victor Osimhen, confirment également leur classe, tandis que des joueurs moins médiatisés, à l’image du Ghanéen Mohammed Kudus, se révèlent.
Pour autant, certaines équipes peinent à trouver leur équilibre. L’Argentine, championne du monde en titre, a dû batailler pour s’imposer face à des adversaires moins réputés, révélant des faiblesses défensives. La France, quant à elle, mise sur son expérience et son collectif pour compenser un début de tournoi en demi-teinte. « Nous sommes encore en construction, mais nous avons les ressources pour progresser », a indiqué Didier Deschamps après la victoire contre le Danemark.
Reste à voir si les surprises de la première semaine se confirmeront ou si les favoris sauront enfin imposer leur loi. Une chose est sûre : la Coupe du monde 2026 n’a pas fini de nous surprendre.
La rencontre entre l’Espagne et l’Allemagne, prévue ce samedi 20 juin, s’annonce comme un choc entre deux équipes en quête de performance. Un match qui pourrait influencer le classement du groupe.
Le Cap-Vert a misé sur un jeu offensif dynamique, une défense organisée et une grande cohésion collective. Son entraîneur, Jan Koller, a su motiver ses joueurs pour défier les favoris.