« Le sélectionneur n’est pas bon et Cristiano Ronaldo est une plaie, malheureusement. » C’est en ces termes sans appel que l’éditorialiste Daniel Riolo a résumé, sur RMC Sport, la prestation décevante du Portugal lors du match d’ouverture du Mondial 2026 face à la République démocratique du Congo (1-1), ce mercredi 18 juin.

À 41 ans, Cristiano Ronaldo, quintuple Ballon d’Or, était titulaire et a évolué durant l’intégralité de la rencontre. Malgré son statut de légende vivante, le capitaine portugais n’a pas pesé sur le jeu et n’a pas trouvé le chemin des filets. Une performance qui a relancé les débats sur son rôle dans l’équipe, alors que les hommes de Roberto Martinez, parmi les favoris du tournoi, ont peiné face à une sélection congolaise qui découvrait la Coupe du monde pour la première fois depuis 52 ans. RMC Sport souligne que cette rencontre a confirmé les craintes sur l’efficacité d’une équipe dont le XI de départ regroupait pourtant « trois champions d’Europe, des vedettes et de bons joueurs partout ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le Portugal et la RD Congo se sont neutralisés 1-1 lors du match d’ouverture du Mondial 2026, selon RMC Sport.
  • Cristiano Ronaldo, titulaire et sur le terrain durant 90 minutes, n’a marqué aucun but et n’a pas pesé sur le jeu à 41 ans.
  • Daniel Riolo a vivement critiqué Roberto Martinez, qu’il juge « pas bon », et Cristiano Ronaldo, qu’il qualifie de « plaie » pour l’équipe.
  • La RD Congo a marqué le premier but de son histoire en Coupe du monde lors de ce match.
  • Roberto Martinez et son staff devront désormais adapter leur stratégie pour les prochains matchs du groupe K contre la Colombie et l’Ouzbékistan.

Un match nul qui interroge sur l’avenir du Portugal

Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 a donc réservé une première déception pour le Portugal. Malgré un effectif composé de stars européennes et de joueurs confirmés, les hommes de Roberto Martinez ont peiné à imposer leur jeu face à une équipe congolaise organisée et opportuniste. RMC Sport rappelle que cette rencontre marquait aussi les retrouvailles du football africain avec la plus grande scène mondiale après 52 ans d’absence pour la RD Congo.

Le sélectionneur portugais, souvent perçu comme un tacticien de premier plan, a été directement pointé du doigt par Daniel Riolo. L’éditorialiste a estimé que l’entraîneur n’était pas à la hauteur des attentes, malgré la qualité individuelle des joueurs disponibles. « Quand on prend le XI du Portugal, tu as trois champions d’Europe, il y a des vedettes et des bons joueurs partout… Le problème, c’est que ça commence à faire un peu longtemps où tu es persuadé qu’ils ont une super équipe et que ça va forcément fonctionner à un moment », a-t-il expliqué sur RMC Sport.

Cristiano Ronaldo, un poids dans une équipe en quête de cohérence

L’autre sujet de discorde reste Cristiano Ronaldo. À 41 ans, le joueur de 21 ans de carrière professionnelle peine à s’adapter à un rôle moins central dans l’attaque portugaise. Daniel Riolo a souligné le contraste entre le Portugais et Lionel Messi, auteur d’un triplé avec l’Argentine lors du match suivant contre l’Algérie (3-0). Selon l’éditorialiste, Messi, conscient de ses limites physiques, s’intègre dans une tactique collective et accepte de jouer un rôle plus modeste. RMC Sport rapporte que Riolo a résumé cette différence de la manière suivante : « La différence entre Messi et Ronaldo est d’ordre philosophique. Messi sait qu’il n’a plus 20 ans, qu’il a quasi 40 ans et qu’il est en fin de carrière. Il se prépare en conséquence et ça travaille dans l’équipe avec le coach en fonction de lui. Alors que de l’autre côté, vous avez quelqu’un qui est dans son monde. Il pense qu’il a encore 25 ans, qu’il est encore dans un grand club, qu’il n’a pas vieilli. »

Riolo a également évoqué une équipe portugaise qui, selon lui, évoluait « à dix avec un piquet devant », illustrant ainsi la difficulté à intégrer Ronaldo dans un collectif en construction. Le vétéran, toujours aussi présent médiatiquement, semble désormais peser sur l’équilibre de l’équipe plutôt que de l’aider à progresser.

« Il y a des poids morts dans cette équipe. D’abord le sélectionneur n’est pas bon. Deuxièmement, Cristiano Ronaldo est une plaie, malheureusement. Ils ont joué à 10 avec un piquet devant. »
— Daniel Riolo, dans L'After Foot sur RMC Sport

Et maintenant ?

Le Portugal dispose de deux matchs pour se relancer dans le groupe K, avec des rencontres prévues respectivement contre la Colombie et l’Ouzbékistan. Ces deux affrontements, qui se dérouleront en fin de journée ce 18 juin, pourraient offrir à Roberto Martinez l’opportunité de revoir sa copie tactique. La question de l’intégration de Cristiano Ronaldo dans le collectif reste entière, tout comme la capacité de l’équipe à concrétiser son statut de favori du tournoi. Pour les observateurs, ces prochaines rencontres seront déterminantes pour évaluer la véritable force de cette sélection.

Côté congolais, ce match nul historique pourrait marquer le début d’une campagne prometteuse, malgré l’absence de points. La RD Congo, qui n’avait plus participé à une Coupe du monde depuis 1974, a montré des signes de solidité défensive et une volonté de ne pas subir la hiérarchie européenne.

Daniel Riolo estime que le sélectionneur portugais n’est pas à la hauteur des attentes, malgré la qualité des joueurs disponibles. Selon lui, l’équipe, composée de stars comme trois champions d’Europe, peine à produire un jeu cohérent, en partie à cause de choix tactiques discutables. Riolo évoque un « problème de gestion de groupe » et une incapacité à tirer profit du collectif.

Selon Daniel Riolo, Cristiano Ronaldo agit comme un « poids mort » dans l’équipe. À 41 ans, il ne parvient plus à peser sur le jeu de la même manière qu’à ses débuts. Riolo souligne que le Portugais, convaincu de toujours avoir le même niveau, refuse de s’adapter à un rôle plus modeste, contrairement à des joueurs comme Lionel Messi. Cette situation créerait des déséquilibres dans l’attaque et perturberait la construction collective.