Quelques semaines après la clôture de la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, le président de la FIFA Gianni Infantino a choisi de s’exprimer publiquement pour dresser un bilan de l’événement. Dans un message publié sur Instagram, il a mis en avant les résultats de cette compétition, notamment sur le plan sécuritaire, tout en répondant aux détracteurs qui en ont critiqué certains aspects. Selon Ouest France, cette prise de parole vise à réaffirmer la légitimité de l’organisation, malgré les polémiques persistantes.
Cette Coupe du monde 2026, la première à être élargie à 48 équipes, a marqué les esprits par son ampleur inédite. Avec 16 villes hôtes réparties sur trois pays, l’organisation logistique représentait un défi majeur. Ouest France souligne que les autorités locales et internationales avaient multiplié les mesures pour garantir la sécurité des supporters et des joueurs. Infantino, dans son intervention, insiste particulièrement sur cet aspect, souvent pointé du doigt par ses opposants.
Ce qu'il faut retenir
- Gianni Infantino, président de la FIFA, a publié un message sur Instagram pour faire le bilan de la Coupe du monde 2026, selon Ouest France.
- Il présente cette édition comme un succès, notamment sur le plan sécuritaire, malgré les critiques de ses détracteurs.
- Cette compétition, élargie à 48 équipes, s’est déroulée dans 16 villes réparties aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
- La Coupe du monde 2026 est la première organisée sous ce format élargi, une décision controversée prise par la FIFA en 2017.
- Les mesures de sécurité mises en place ont été saluées par Infantino, bien que des voix critiques se soient élevées contre certains aspects de l’organisation.
Un bilan présenté comme une réussite malgré les polémiques
Dans son message, Gianni Infantino n’a pas hésité à répondre directement à ses détracteurs. Il a souligné que la Coupe du monde 2026 avait permis de « célébrer l’humanité » à travers le football, un discours qui tranche avec les critiques récurrentes sur le coût, l’impact écologique ou encore la gestion des droits humains. Ouest France rappelle que cette édition avait été précédée de vives polémiques, notamment concernant les droits des travailleurs et les dépenses publiques engagées pour construire ou rénover les stades. Pour Infantino, ces débats relèvent davantage de « graines de haine » que de constats objectifs, selon ses propres termes.
Le président de la FIFA a également rappelé que cette compétition avait rassemblé des millions de spectateurs, tant dans les stades qu’à la télévision, un argument souvent mobilisé pour justifier son succès. Avec plus de 5 milliards de téléspectateurs cumulés, la Coupe du monde 2026 a battu des records d’audience, un chiffre que la FIFA met en avant pour clore les polémiques. Pourtant, certains observateurs pointent du doigt des irrégularités dans l’attribution des droits de diffusion ou des irrégularités dans les bilans financiers des fédérations participantes.
Sécurité et logistique : les points forts mis en avant par Infantino
Sur le terrain sécuritaire, Gianni Infantino a tenu à souligner l’efficacité des dispositifs mis en place. Selon lui, aucun incident majeur n’a entaché la compétition, un argument central dans sa défense d’une organisation réussie. Ouest France précise que les autorités américaines, canadiennes et mexicaines avaient coordonné leurs efforts pour éviter les débordements, avec des moyens humains et technologiques renforcés. Les forces de l’ordre ont été déployées en masse, et des cellules de crise avaient été prévues pour réagir rapidement en cas de problème.
Côté logistique, la gestion des flux de supporters, des joueurs et des médias a également été présentée comme un succès. Avec 48 équipes engagées, la compétition a nécessité une organisation sans précédent, notamment pour les déplacements entre les villes hôtes. Infantino a rappelé que cette Coupe du monde avait permis de « montrer la capacité du football à rassembler les peuples », un message qui tranche avec les critiques sur la centralisation des revenus au profit de la FIFA et des grands clubs européens. — Autant dire que, pour le président, les défis étaient à la hauteur des enjeux.
Cette Coupe du monde 2026 laisse ainsi planer plusieurs questions sur l’avenir du football mondial. Entre célébration de l’universalité du sport et critiques sur son modèle économique, l’héritage de cette édition reste à préciser. Une chose est sûre : Gianni Infantino ne compte pas relâcher la pression sur ses détracteurs, bien au contraire. Il a d’ores et déjà indiqué que la FIFA poursuivrait sa stratégie d’expansion, malgré les risques de dilution de l’identité des compétitions historiques.
Cette décision avait été prise par la FIFA en 2017 pour « démocratiser » l’accès à la compétition et augmenter les revenus. Elle s’inscrit dans une stratégie globale de la FIFA visant à étendre l’influence du football dans de nouveaux marchés. Cependant, cette réforme a suscité de vives critiques, notamment en raison des coûts supplémentaires pour les fédérations et des risques de dilution de la qualité sportive.