Trois jours avant le quart de finale France-Maroc de la Coupe du monde 2026, Guy Stéphan, adjoint de Didier Deschamps, a tenu à préciser la position du staff technique des Bleus concernant le cas d’Ayyoub Bouaddi. Le milieu de 18 ans, formé en France et passé par les équipes de jeunes tricolores, a choisi de porter le maillot marocain en sélection senior, une décision que Guy Stéphan assume pleinement, comme il l’a expliqué ce lundi lors d’une conférence de presse.

Selon RMC Sport, Guy Stéphan a rappelé que Bouaddi, pur produit du football français — né en région parisienne, ayant grandi à Creil puis formé à Lille —, était un joueur connu et apprécié des entraîneurs nationaux. « Évidemment que Bouaddi on le connaît. C’est un pur produit de la formation française. Il a fait toutes les équipes de jeunes : les moins de 16 ans, les moins de 17 ans, les moins de 18 ans, les moins de 20 ans, les Espoirs… Il est né en région parisienne, enfin autour dans l’Oise. Il a grandi. Il a fait toute son adolescence à Creil et est parti à Lille après », a-t-il souligné. Guy Stéphan a ajouté : « C’est évidemment quelqu’un que l’on connaît bien, que les entraîneurs nationaux qui l’ont eu chez les jeunes connaissent bien. C’était un très bon joueur avec les Espoirs. Après, il a fait un choix à un moment donné de sa carrière et on ne va pas le blâmer pour ça. Bien au contraire. »

Ce qu'il faut retenir

  • Ayyoub Bouaddi, 18 ans, a choisi de jouer pour le Maroc en sélection senior après avoir été formé en France.
  • Guy Stéphan, adjoint de Didier Deschamps, a défendu ce choix lors d’une conférence de presse ce lundi 6 juillet 2026.
  • Bouaddi a évolué dans toutes les sélections de jeunes de l’équipe de France, des moins de 16 ans aux Espoirs.
  • Le staff des Bleus assume cette décision, tout en reconnaissant la qualité du joueur.
  • Le Maroc affronte la France en quart de finale de la Coupe du monde 2026 ce vendredi 9 juillet.

Un parcours entièrement tricolore avant le virage marocain

Né et formé en France, Ayyoub Bouaddi a été un élément clé des équipes de jeunes françaises. Il a enchaîné les sélections, des moins de 16 ans jusqu’aux Espoirs, sous la direction de plusieurs entraîneurs nationaux. Son passage à Lille, où il a brillé cette saison, a marqué un tournant dans sa carrière. Pourtant, c’est avec le Maroc que le milieu de terrain a choisi de s’engager en sélection senior, une décision qui a surpris une partie des supporters des Bleus.

Guy Stéphan a rappelé que Bouaddi était « un bon joueur, un très bon joueur », tout en insistant sur le respect de son choix. « Il a fait un choix, on le respecte. Je me répète mais c’est un bon joueur, un très bon joueur. Et comme beaucoup d’autres joueurs, il a choisi une autre nationalité sportive. Ce n’est pas la première fois et ça ne sera pas la dernière fois », a-t-il précisé. Selon RMC Sport, le sélectionneur adjoint a également évoqué la densité du secteur à ce poste en équipe de France, où plusieurs joueurs de qualité sont en concurrence.

Une densité qui explique en partie le choix de Bouaddi

Avec des joueurs comme Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot, Eduardo Koné, N’Golo Kanté ou Warren Zaïre-Emery, le milieu de terrain français regorge de talents. Guy Stéphan a reconnu que cette richesse posait un dilemme au staff technique : « Quand vous avez Tchouaméni, Rabiot, Koné, Kanté et Zaïre-Emery, si je demande qui enlever, on n’aurait pas la même réponse dans la salle. C’est un problème de qualité et de quantité. » Le milieu de terrain lillois, désormais sous les couleurs marocaines, a profité de cette situation pour opter pour une autre sélection.

Pour autant, Guy Stéphan a tenu à nuancer : « Évidemment quand un joueur comme Ayyoub Bouaddi part avec le Maroc et joue de très bons matchs, en tout cas sur les matchs de poule et après, on peut se poser la question. Mais il faut laisser la liberté à chacun de choisir. » Il a rappelé que le staff des Bleus n’a pas pour habitude de bloquer les joueurs, une approche qui pourrait évoluer à l’avenir pour éviter de perdre d’autres talents.

Le Maroc en quart de finale, la France en quête de cohésion

Le duel entre la France et le Maroc s’annonce comme l’un des matchs les plus attendus de ce quart de finale. Les Lions de l’Atlas, portés par Bouaddi et d’autres jeunes talents, ont surpris par leur jeu offensif et leur solidité défensive. Pour la France, il s’agit de confirmer son statut de favorite tout en évitant les pièges psychologiques liés à ce match à enjeu.

Guy Stéphan a conclu en réaffirmant la philosophie du staff : « Didier a toujours dit que c’était un bon joueur voire un très bon joueur. Mais aujourd’hui, à ce poste-là, il y avait d’autres bons joueurs qui sont dans les 26. » L’adjoint du sélectionneur a rappelé que la liberté de choix reste un principe, même si le contexte actuel pousse à réfléchir sur la manière d’attirer ou de retenir les binationaux.

Et maintenant ?

Le match France-Maroc, prévu ce vendredi 9 juillet 2026, pourrait relancer le débat sur la gestion des binationaux en équipe de France. Didier Deschamps et son staff quitteront leurs fonctions après le Mondial, laissant la porte ouverte à une réflexion sur la stratégie à adopter pour les prochaines années. D’ici là, l’équipe de France devra faire face à ce défi sportif et médiatique, tout en gardant son objectif : remporter le titre mondial.

Pour le Maroc, une victoire contre la France serait historique et pourrait marquer un tournant dans l’histoire du football africain. Quant à Bouaddi, son parcours, bien que controversé pour certains, reste un exemple de la fluidité croissante des carrières des jeunes footballeurs, entre héritage et opportunités.

Selon Guy Stéphan, adjoint de Didier Deschamps, Bouaddi a fait « un choix à un moment donné de sa carrière ». Ce choix s’explique en partie par la densité du secteur du milieu de terrain en équipe de France, où plusieurs joueurs de qualité sont en concurrence. Bouaddi a préféré rejoindre le Maroc pour avoir davantage de temps de jeu en sélection senior, comme le rapporte RMC Sport.