Selon RMC Sport, les autorités françaises ont établi une liste de sélections nationales et de rencontres jugées « sensibles » pour la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet en Amérique du Nord. Cette vigilance accrue concerne notamment les matchs de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, du Sénégal et de l’Iran, en raison des risques de débordements liés aux supporters ou à des groupes violents. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a indiqué que ces dispositifs seraient renforcés tout au long du tournoi, un contexte marqué par les violences récentes à Paris après le sacre du PSG en Ligue des champions.
Ce qu'il faut retenir
- Les autorités françaises surveillent particulièrement les matchs de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, du Sénégal et de l’Iran lors de la Coupe du monde 2026, selon RMC Sport.
- Le Sénégal affrontera l’équipe de France en phase de groupes le 16 juin, un match considéré comme à haut risque sécuritaire.
- Le plan sécuritaire prévoit un renforcement progressif des dispositifs, adaptés aux horaires parfois nocturnes des rencontres en raison du décalage horaire avec l’Amérique du Nord.
- En France, 22 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés lors des célébrations du PSG en Ligue des champions, avec 890 interpellations et 178 blessés parmi les forces de l’ordre.
Un dispositif sécuritaire adapté aux risques identifiés
Les pouvoirs publics français anticipent des risques de mobilisation de supporters ou de casseurs autour des matchs de certaines sélections, comme le confirme RMC Sport en s’appuyant sur les informations de L’Équipe. Parmi les équipes jugées « sensibles », l’Algérie et l’Iran figurent en tête de liste, cette dernière en raison des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Les matchs de l’équipe de France, hôte de la compétition, feront également l’objet d’une attention particulière, tout comme ceux du Maroc et de la Tunisie, dont les supporters sont régulièrement associés à des mouvements de foule.
Les autorités ont également souligné l’importance des horaires des rencontres, certains matchs étant programmés en pleine nuit en Amérique du Nord, ce qui pourrait compliquer le déploiement des forces de l’ordre en France. Laurent Nuñez a rappelé que ces dispositifs seraient « ajustés en fonction de l’évolution de la situation », une approche prudente dans un contexte où les récents événements parisiens ont montré la volatilité des rassemblements spontanés.
Des précédents qui pèsent sur les anticipations
Les craintes des autorités ne sont pas infondées : les célébrations du sacre du PSG en Ligue des champions, le 30 mai 2026, ont donné lieu à des débordements sur les Champs-Élysées, avec plus de 890 interpellations et 178 policiers ou gendarmes blessés. Ces chiffres, en hausse de 45 % par rapport à 2025, illustrent la difficulté à maîtriser les foules dans un contexte de forte émotion sportive. Laurent Nuñez a déclaré que ces événements avaient « confirmé la nécessité d’une préparation rigoureuse » pour la Coupe du monde, un tournoi où l’enjeu sécuritaire est d’autant plus élevé que les passions footballistiques sont exacerbées par les rivalités internationales.
Pour autant, les autorités assurent que leur approche reste proportionnée. RMC Sport souligne que les dispositifs seront déployés de manière « dynamique », avec un renforcement progressif des effectifs en fonction des matchs à risque. L’objectif est d’éviter une saturation des moyens, tout en garantissant la sécurité des supporters et des riverains.
L’équipe de France sous haute surveillance
L’un des matchs les plus attendus de la phase de groupes opposera l’équipe de France au Sénégal le 16 juin, une rencontre qui pourrait attirer des milliers de supporters des deux côtés de la Méditerranée. Les autorités craignent que cette affiche ne devienne un catalyseur pour des tensions entre groupes rivaux, d’autant que les deux nations entretiennent des relations footballistiques et culturelles étroites. RMC Sport indique que les forces de l’ordre ont déjà identifié des « zones à risque » autour des grands axes parisiens, comme les Champs-Élysées ou la place de la République, où les rassemblements pourraient dégénérer.
Côté logistique, les organisateurs prévoient de mobiliser des moyens spécifiques pour encadrer les déplacements des supporters, notamment ceux voyageant en groupe. Des points de contrôle seront renforcés dans les gares et les aéroports, tandis que des cellules de crise seront activées en amont de chaque match sensible. Les clubs français, quant à eux, ont été invités à sensibiliser leurs supporters aux règles de sécurité, un rappel jugé nécessaire après les incidents récents.
L’Iran, une équipe sous tension géopolitique
L’inclusion de l’Iran dans cette liste s’explique par le contexte géopolitique actuel, marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient. Les autorités françaises craignent que des groupes de supporters iraniens ou des militants pro-iraniens ne profitent de la visibilité médiatique de la Coupe du monde pour organiser des actions de protestation. Selon RMC Sport, ces craintes ont conduit à un échange d’informations renforcé entre les services de renseignement français et leurs homologues européens, afin d’anticiper d’éventuelles tentatives de déstabilisation.
Les matchs de l’Iran feront l’objet d’un suivi particulier, avec des dispositifs adaptés pour éviter tout débordement dans les stades ou aux abords des fan-zones. Les forces de l’ordre ont également été briefées sur les codes de conduite à adopter en cas d’incident, une mesure préventive qui vise à limiter les risques de propagation de violences.
La Coupe du monde 2026 s’annonce donc sous le signe d’une vigilance accrue, où l’équilibre entre célébration sportive et maintien de l’ordre sera plus que jamais au cœur des préoccupations. Reste à savoir si ces mesures suffiront à éviter des débordements similaires à ceux observés lors des récents événements parisiens, alors que l’engouement pour le football semble plus intense que jamais.
Selon RMC Sport, les matchs les plus surveillés seront ceux impliquant l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal et l’Iran. L’affrontement entre la France et le Sénégal le 16 juin est particulièrement pointé du doigt en raison des risques de tensions entre supporters.