Alors que la Coupe du monde 2026 approche à grands pas, les regards se tournent vers les relations entre deux figures majeures du paysage international : l’ancien président américain Donald Trump et le président de la FIFA, Gianni Infantino. Selon Ouest France, leur collaboration s’est intensifiée ces derniers mois, mais derrière les déclarations d’amitié se cachent des stratégies d’influence bien particulières.

Ce qu'il faut retenir

  • Donald Trump a récemment qualifié Gianni Infantino de « petit garçon », une formulation qui illustre l’ambivalence de leur relation.
  • Les deux hommes multiplient les signes d’entente publique à l’approche d’un événement sportif majeur, la Coupe du monde 2026.
  • Leur alliance semble reposer sur des intérêts mutuels, mêlant pouvoir politique et influence sportive.
  • Infantino, sous pression pour les réformes au sein de la FIFA, trouve un allié inattendu en la personne de Trump.
  • Trump, en quête de visibilité médiatique, mise sur l’aura internationale du football pour renforcer son image.

Une relation sous le feu des projecteurs

Depuis plusieurs semaines, les médias soulignent la proximité entre Donald Trump et Gianni Infantino, deux personnalités qui, a priori, n’ont que peu de points communs. Selon Ouest France, leur coopération s’est matérialisée par des déclarations publiques répétées, souvent relayées par les réseaux sociaux. Trump, qui n’a jamais caché son admiration pour les événements sportifs de grande ampleur, a multiplié les commentaires élogieux envers Infantino, malgré des critiques passées envers la FIFA.

Pourtant, cette apparente harmonie ne doit pas occulter les calculs politiques sous-jacents. « Trump utilise Infantino pour légitimer son retour sur la scène internationale », confie un observateur politique basé à Washington. De son côté, Infantino bénéficie du soutien d’une figure aussi influente que Trump pour renforcer son pouvoir au sein de l’instance dirigeante du football mondial.

Des intérêts divergents mais convergents

Si leurs objectifs diffèrent, les deux hommes partagent une même soif de pouvoir et de visibilité. Pour Trump, l’implication dans l’organisation d’un tel événement est une opportunité de se repositionner sur la scène mondiale, après des années d’absence politique. « Une Coupe du monde sous son ère, même indirectement, serait un atout majeur pour sa communication », explique un analyste du sport américain. Infantino, quant à lui, cherche à consolider sa position à la tête de la FIFA, alors que son mandat est régulièrement critiqué pour des manquements dans la gestion des droits humains et des finances de l’organisation.

Leur alliance s’inscrit donc dans une logique d’échange de bons procédés. Trump apporte un soutien médiatique et politique, tandis qu’Infantino lui offre une plateforme internationale. « C’est une relation gagnant-gagnant, à condition que les intérêts ne divergent pas », résume un expert en géopolitique du sport.

« Trump et Infantino ont tout intérêt à afficher une entente parfaite, surtout à quelques mois d’un événement aussi médiatisé que la Coupe du monde. » — Ouest France

Le football, un terrain de jeu politique

La Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, représente bien plus qu’un simple tournoi sportif. Pour Trump, il s’agit de marquer l’histoire en associant son nom à un événement planétaire, alors que son retour en politique s’annonce mouvementé. Infantino, de son côté, mise sur ce Mondial pour redorer le blason d’une FIFA souvent pointée du doigt pour sa gouvernance opaque.

Les deux hommes ont d’ailleurs profité de la récente visite d’Infantino à Washington pour officialiser leur collaboration. Trump a même évoqué la possibilité d’assister à certains matchs, une première pour un ancien président américain. « C’est une stratégie de communication audacieuse, mais risquée », analyse un politologue. Car si leur alliance venait à être remise en cause, les retombées pourraient être lourdes pour l’un comme pour l’autre.

Et maintenant ?

La relation entre Trump et Infantino devrait rester sous les projecteurs jusqu’au coup d’envoi de la Coupe du monde, prévue en juin 2026. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la solidité de leur alliance, notamment après les réformes attendues au sein de la FIFA. Si les deux hommes parviennent à maintenir leur collaboration, l’événement pourrait bien devenir un tremplin pour leurs ambitions respectives.

Reste à voir si cette entente affichée résistera aux tensions internes et aux critiques externes. Une chose est sûre : le football, une fois encore, se retrouve au cœur des enjeux géopolitiques.