Les Diables Rouges entament leur campagne à la Coupe du monde 2026 ce lundi 16 juin à 21h (heure française) à Seattle, face à l’Égypte. Pour Rudi Garcia, leur entraîneur depuis dix-huit mois, l’objectif est clair : finir en tête de la poule G et effacer l’échec du Qatar en 2022, où la Belgique avait été éliminée dès le premier tour. Selon RMC Sport, le technicien français assume une communication prudente, mais les ambitions belges sont bien réelles, portées par une dynamique positive depuis son arrivée.
Cette édition 2026 représente une opportunité pour la Belgique de confirmer sa place parmi les meilleures nations mondiales. En 2022, les Diables Rouges, classés troisièmes d’un groupe composé de la Croatie, du Maroc et du Canada, avaient déçu après avoir terminé à la troisième place. Pour Garcia, la priorité est donc de franchir le cap des phases de groupes. « D’abord jouer notre jeu, ce sera important », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse. « Ça fait maintenant 18 mois que je suis là. Le jeu va de mieux en mieux. Je connais mieux mes joueurs. Il faut qu’on sorte des poules. L’objectif, c’est ça. La dernière Coupe du monde, la Belgique n’était pas sortie des poules. On veut finir 1er de la poule et ensuite on verra bien. »
Ce qu'il faut retenir
- Les Diables Rouges ouvrent leur Mondial 2026 face à l’Égypte ce lundi 16 juin à 21h (heure française) à Seattle.
- L’objectif principal est de finir en tête du groupe G, composé de l’Égypte, de la Nouvelle-Zélande et de l’Iran.
- En 2022 au Qatar, la Belgique avait été éliminée dès le premier tour, terminant troisième de sa poule.
- Rudi Garcia, en poste depuis 18 mois, mise sur un jeu collectif amélioré et une meilleure connaissance de ses joueurs.
- La Fédération belge (URBSFA) considère un quart de finale comme un objectif « envisageable » pour ce Mondial.
Un groupe abordable, mais une ambition mesurée
Le groupe G de la Belgique est souvent perçu comme l’un des plus accessibles du tournoi. Avec l’Égypte, la Nouvelle-Zélande et l’Iran, les Diables Rouges partent grand favori. Depuis la nomination de Garcia, la Belgique affiche un bilan de 9 victoires, 4 nuls et une seule défaite, un ratio qui témoigne de sa régularité. Les deux matchs de préparation en juin, une victoire 0-2 en Croatie et un large succès 5-0 contre la Tunisie, ont renforcé la confiance autour de l’équipe.
Christophe Franken, journaliste à La Dernière Heure, rapporte que la Fédération belge a fixé un quart de finale comme objectif réaliste. « La fédération a été plutôt claire, explique-t-il. Elle a dit qu’un quart de finale était quelque chose d’envisageable vu notre statut. On est aujourd’hui la 9ème nation au classement UEFA, donc en théorie, on doit être pas loin des huit meilleurs. Notre groupe aussi est plutôt abordable. Si on finit premier, le chemin théorique est plutôt ouvert. »
Un parcours théorique favorable en cas de première place
Si la Belgique termine première de sa poule, elle affrontera en huitièmes de finale un troisième de poule, potentiellement une équipe moins redoutable. En quart de finale, l’adversaire pourrait être l’Espagne, une équipe habituée aux grandes compétitions. « En quart de finale ensuite, logiquement ce serait l’Espagne », précise Christophe Franken. « Ce serait autre chose, mais je pense que la Fédé serait déjà contente avec un quart, d’autant plus que financièrement, elle a besoin de résultats pour générer des revenus. »
Le parcours reste donc séduisant sur le papier, mais Garcia préfère rester concentré sur l’essentiel. « On ne va pas parler de ce qui peut se passer après les poules », a-t-il souligné. « Ce serait un manque de respect pour la compétition. D’abord, on joue ce premier match et si ça se passe bien et qu’on le gagne, vous me reposerez la question. »
Des joueurs ambitieux, mais réalistes
Côté vestiaire, l’enthousiasme est palpable, même si les joueurs adoptent une attitude mesurée. Le capitaine Youri Tielemans, présent en conférence de presse, a insisté sur l’importance de jouer selon leurs principes. « On a vraiment envie de jouer notre jeu, de montrer ce dont on est capable, de mettre de l’intensité », a-t-il déclaré. « Y aller sans regrets et après tout peut arriver. »
Charles de Ketelaere, repositionné en avant-centre, est plus direct dans ses ambitions. « J’ai l’ambition de gagner tous les matchs », a-t-il affirmé. « Je pense qu’on peut le faire. Il y a le groupe à jouer, mais après c’est l’élimination directe et on est prêt pour ça aussi. Je pense que la Belgique peut battre tout le monde. J’ai la sensation qu’il y a beaucoup de bons joueurs. Le danger vient de Jérémy Doku, bien sûr, mais aussi de partout. Le dernier match (face à la Tunisie), on a eu cinq joueurs différents qui ont marqué. C’est un bon signal. »
Rudi Garcia, pragmatique, refuse pour l’instant de se projeter au-delà des poules. Mais derrière cette prudence affichée, l’envie de briller est bien réelle. Pour la Belgique, l’enjeu est double : effacer l’échec de 2022 et confirmer son statut de nation majeure du football mondial. Les premiers pas à Seattle pourraient tout changer.
La Belgique a connu une progression remarquable depuis 2014. Après un quart de finale en 2014 au Brésil, elle a atteint les demi-finales en 2018 en Russie, avant une élimination dès le premier tour au Qatar en 2022. Sous la direction de Rudi Garcia depuis 2024, l’équipe cherche à renouer avec les performances d’antan.