La Coupe du monde 2026, qui s’ouvre ce jeudi 11 juin, s’annonce comme une édition historique sous plusieurs angles. Pour la première fois, 48 sélections nationales prendront part à la compétition, réparties entre trois pays hôtes : le Mexique, le Canada et, surtout, les États-Unis. Autant dire que cette édition, organisée sous l’égide de la Fifa, sera scrutée à la fois pour son spectacle sportif et pour les implications géopolitiques qu’elle charrie. Selon Ouest France, ces enjeux dépassent largement le cadre du ballon rond, notamment en raison de la présence de Donald Trump, figure centrale de l’organisation.
Ce qu'il faut retenir
- La Coupe du monde 2026 sera la première à réunir 48 équipes, contre 32 auparavant.
- Le tournoi se déroule principalement aux États-Unis, avec des matchs au Mexique et au Canada.
- Donald Trump, président américain en fonction, joue un rôle clé dans l’organisation.
- Kevin Veyssière, expert en géopolitique et auteur de Mondial 2026, analyse les tensions et les opportunités liées à cet événement.
- La Fifa cherche à éviter tout conflit avec l’administration Trump, selon l’expert.
Un Mondial sous haute tension géopolitique
Organiser une Coupe du monde aux États-Unis en 2026, alors que Donald Trump occupe encore la Maison-Blanche, n’est pas anodin. Comme le rappelle Ouest France, les tensions politiques internationales se mêlent aux enjeux sportifs. « La Fifa ne veut pas rentrer en conflit avec Trump », souligne Kevin Veyssière, expert en géopolitique et auteur du livre Mondial 2026. Cette prudence s’explique par la volonté de l’instance dirigeante du football mondial de ne pas politiser davantage une compétition déjà sous les projecteurs pour ses dimensions économiques et médiatiques.
Pourtant, les défis ne manquent pas. Entre les relations tendues entre les États-Unis et certains pays participants, comme l’Iran ou la Chine, et les questions liées aux droits humains ou à la sécurité, le Mondial 2026 pourrait devenir un terrain d’affrontement indirect. Veyssière rappelle que « le football est un miroir des rapports de force internationaux ». Une affirmation qui prend tout son sens dans un contexte où le sport est de plus en plus instrumentalisé par les puissances politiques.
Une première historique : 48 équipes en lice
Cette édition marque aussi un tournant sportif avec l’élargissement du nombre de participants. Désormais, 48 sélections s’affronteront pour le titre suprême, contre 32 lors des éditions précédentes. Le Mexique, le Canada et les États-Unis partageront l’organisation, mais c’est bien ce dernier pays qui accueillera la majorité des matchs, dont la finale.
Côté calendrier, la compétition débutera ce 11 juin avec un match entre le pays hôte et la Corée du Sud. Le format a été modifié pour intégrer ces 48 équipes, avec une phase de groupes élargie et des matchs supplémentaires en phase finale. Une évolution qui, selon les observateurs, pourrait rendre le tournoi encore plus long et intense pour les joueurs, déjà soumis à des calendriers chargés en clubs.
Donald Trump, acteur discret mais influent
Bien que Donald Trump ne soit pas directement impliqué dans l’organisation technique de la Coupe du monde, sa présence imprègne l’événement. Son administration a, par exemple, mis en avant la nécessité de renforcer la sécurité autour des infrastructures sportives, une priorité partagée par la Fifa. « Trump a une vision très transactionnelle du sport, où les enjeux économiques priment souvent sur les valeurs universelles », analyse Veyssière.
Cette approche n’est pas sans risque. Des associations de défense des droits humains ont déjà exprimé leurs craintes quant à d’éventuelles restrictions d’accès pour certains supporters ou journalistes, en fonction de leur nationalité. La Fifa, de son côté, affirme vouloir garantir l’ouverture du tournoi à tous, tout en évitant les provocations inutiles envers le gouvernement américain.
Pour Veyssière, la vraie question reste de savoir si ce tournoi parviendra à rassembler au-delà des clivages. « Le football peut être un vecteur de diplomatie, mais il peut aussi devenir un champ de bataille », rappelle-t-il. À suivre, donc, à partir de ce 11 juin.
Avec 48 équipes au lieu de 32, la durée de la compétition s’allonge et le nombre de matchs augmente. Cela implique plus de fatigue pour les joueurs, mais aussi une exposition médiatique accrue pour les nations participantes, notamment celles qui n’étaient pas qualifiées auparavant.