Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la question de l’engouement des Américains pour le soccer resurgit. Longtemps perçus comme un pays de football américain ou de baseball, les États-Unis ont-ils réussi à s’approprier ce sport lors de cet événement planétaire ? Selon France 24, une immersion dans l’ambiance d’un bar à Boston pendant un match des phases finales a permis de mesurer l’enthousiasme des supporters locaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Les États-Unis accueillent pour la première fois une Coupe du monde de soccer, aux côtés du Canada et du Mexique.
  • Avant le tournoi, les Américains étaient souvent moqués pour leur faible passion supposée envers le soccer.
  • France 24 a enquêté sur place en observant l’ambiance dans un bar de Boston lors d’un match de l’équipe nationale.
  • Les supporters américains ont montré un engagement visible, même si leur culture sportive reste dominée par d’autres disciplines.
  • L’engouement pour le soccer aux États-Unis reste un sujet de débat, notamment en comparaison avec le football américain ou le basket-ball.

Un pays traditionnellement peu soccer, mais accueillant la Coupe du monde

Les États-Unis organisent pour la première fois de leur histoire une Coupe du monde de soccer, un événement qui s’étend sur trois pays avec le Canada et le Mexique. Pourtant, malgré cet honneur, le soccer peine encore à s’imposer comme le sport roi dans la culture américaine. Longtemps éclipsé par le football américain, le basket-ball ou le baseball, le soccer est souvent perçu comme un sport mineur aux États-Unis, où il est désigné par le terme « soccer » pour le distinguer du football américain.

Cette édition 2026 marque donc une opportunité historique pour le pays de montrer son attachement à ce sport. Mais les clichés ont la vie dure : les États-Unis ont souvent été moqués pour leur manque d’engouement supposé envers le soccer, une réputation que les organisateurs espèrent bien contredire lors de ce Mondial.

Une ambiance chaude dans un bar de Boston

Pour évaluer l’enthousiasme des supporters américains, France 24 a mené une enquête sur place, notamment en se rendant dans un bar de Boston pendant un match de l’équipe nationale. L’ambiance y était-elle à la hauteur des attentes ? Les images et témoignages recueillis par le journaliste Antoine Besse révèlent une réalité contrastée.

Les supporters présents arboraient fièrement les couleurs de l’équipe, entonnaient des chants et encourageaient leurs joueurs avec ferveur. Pourtant, le bar affichait une mixité d’ambiance : certains clients suivaient le match avec intérêt, tandis que d’autres préféraient discuter ou regarder d’autres écrans diffusant des compétitions sportives américaines.

« On voit que les gens sont là pour soutenir l’équipe, mais l’engouement reste différent de celui que l’on peut observer lors d’un match de NFL ou de NBA », a déclaré un spectateur interrogé par le journaliste.

Un engagement visible, mais une culture sportive ancrée ailleurs

Si l’ambiance dans les bars et les stades américains lors de ce Mondial semble encourageante, elle ne reflète pas encore une passion massive et généralisée pour le soccer. Contrairement à d’autres sports comme le football américain, où l’engagement des supporters est souvent tribal et historique, le soccer peine à fédérer autant de fidèles sur le long terme.

Pourtant, des signes montrent que le soccer gagne du terrain. Les audiences télévisées des matchs de l’équipe nationale progressent régulièrement, et les jeunes générations se tournent de plus en plus vers ce sport. Mais le défi reste de taille : transformer cette curiosité passagère en une passion durable, capable de rivaliser avec les géants sportifs américains.

Et maintenant ?

La Coupe du monde 2026 pourrait marquer un tournant pour le soccer aux États-Unis, surtout si l’équipe nationale réalise une performance notable. Les organisateurs espèrent que l’engouement actuel se transformera en un héritage durable, avec une hausse des licences de clubs locaux et une meilleure représentation du soccer dans les médias. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer si ce Mondial a réussi à ancrer définitivement le soccer dans le paysage sportif américain.

Pour l’instant, les États-Unis jouent leur rôle d’hôte avec sérieux, mais la question de leur véritable passion pour le soccer reste en suspens. Une chose est sûre : si les stades restent pleins et les supporters enthousiastes, le débat sur l’avenir du soccer outre-Atlantique pourrait évoluer rapidement.