L’élimination précoce du Brésil à la Coupe du monde 2026, malgré une victoire in extremis face au Japon (2-1), a suscité une vague de réactions. Parmi elles, celle de Neymar, qui n’a pas manqué de se moquer publiquement des prédictions de l’économiste allemand Joachim Klement. Ce dernier, auteur d’un modèle censé anticiper les vainqueurs des Coupes du monde, s’est trompé à deux reprises lors de ce Mondial, offrant ainsi une cible de choix à l’ancien attaquant brésilien.

Ce qu'il faut retenir

  • Joachim Klement, économiste allemand, avait prédit une élimination du Brésil face au Japon et le sacre des Pays-Bas en 2026.
  • Son outil, créé en 2014 pour illustrer l’impossibilité de prédire l’économie, avait pourtant correctement anticipé les vainqueurs des trois dernières Coupes du monde (Allemagne 2014, France 2018, Argentine 2022).
  • Neymar, absent des terrains en raison d’une non-convocation, a ironisé sur X après le match, demandant à Klement de « réessayer » lors du prochain Mondial.
  • Le Brésil s’est qualifié en huitièmes de finale grâce à un but en toute fin de match, tandis que les Pays-Bas, annoncés champions par Klement, ont été éliminés dès les seizièmes.

Un modèle qui avait réussi avant 2026

Joachim Klement, économiste basé en Allemagne, a développé en 2014 un modèle statistique destiné à démontrer l’imprévisibilité des marchés économiques. Pour y parvenir, il a utilisé ce même outil pour prédire le vainqueur des Coupes du monde, un exercice qui, selon lui, illustrait l’absurdité de vouloir anticiper certains événements. Pourtant, son modèle s’est révélé particulièrement efficace lors des trois dernières éditions du Mondial.

En 2014, il avait correctement annoncé la victoire de l’Allemagne. En 2018, celle de la France s’est également confirmée, tout comme en 2022 avec l’Argentine. Un bilan qui a renforcé la crédibilité de ses prédictions, même si leur caractère ludique restait au cœur de sa démarche, comme il l’avait expliqué à plusieurs reprises.

Deux échecs retentissants en 2026

Cette fois, Joachim Klement a commis deux erreurs majeures en l’espace de quelques heures. D’abord, il avait prédit une qualification du Japon contre le Brésil en seizièmes de finale, un scénario que la Seleção a renversé dans les dernières minutes (2-1). Ensuite, il avait annoncé une victoire des Pays-Bas en finale, après notamment une victoire contre la France en quarts. Or, les Oranje ont été éliminés dès les seizièmes par le Maroc aux tirs au but (1-1, 3-2).

Ces contre-performances ont immédiatement attiré l’attention de Neymar, qui a choisi de réagir publiquement. Sur son compte X, l’ancien international brésilien a partagé deux messages, l’un après le match contre le Japon, l’autre après l’élimination des Pays-Bas. Dans le premier, il écrivait : « Monsieur Joachim Klement, veuillez réessayer lors de la prochaine Coupe du monde », accompagné d’un emoji clin d’œil. Son second message, « Encore raté », était assorti de plusieurs émoticônes hilares.

Un Neymar absent des terrains mais présent dans le débat

Neymar, âgé de 34 ans, n’a pas joué un seul match lors de ce Mondial. Carlo Ancelotti, le sélectionneur brésilien, a justifié cette absence en expliquant que l’équipe maîtrisait suffisamment son sujet pour s’en passer. « On attendait la prolongation », avait-il déclaré après le match contre le Japon. « Avant, si on ne pouvait pas égaliser, je voulais le faire entrer, à la 60e, on en avait parlé, mais on avait le contrôle, donc je voulais qu’on continue comme ça. »

Pourtant, le capitaine emblématique de la Seleção n’a pas hésité à commenter les performances de l’équipe depuis le banc, tout en réagissant aux prédictions de Klement. Une présence médiatique qui contraste avec son rôle réduit sur le terrain.

Les doutes de Joachim Klement sur son propre modèle

Dans une interview accordée au Spiegel début juin 2026, Joachim Klement avait lui-même évoqué les limites de son outil. Il avait souligné que ses prédictions pour 2026 reposaient sur des critères comme « la richesse du pays, ses infrastructures sportives et économiques, la taille de la population, l’importance du football dans la société et son classement mondial ».

« Peut-être, même inconsciemment, ai-je choisi un scénario aussi improbable cette fois-ci pour me prouver que je finirai bien par me tromper », avait-il déclaré avec une pointe d’autodérision. Une remarque qui prend aujourd’hui une résonance particulière, alors que son modèle vient de connaître deux revers consécutifs.

Un débat sur la fiabilité des prédictions sportives

L’affaire dépasse le simple cadre footballistique. Elle interroge sur la capacité à anticiper des événements aussi complexes que les résultats d’une Coupe du monde, où l’aléatoire et l’imprévisible jouent un rôle central. Les modèles statistiques, qu’ils concernent le sport ou l’économie, restent des outils imparfaits, comme l’a rappelé Klement lui-même.

Pour Neymar et les supporters brésiliens, ces prédictions ratées sont une aubaine pour tourner en dérision un exercice qu’ils jugent futile. Mais pour les analystes, elles rappellent simplement que le football, comme d’autres disciplines, reste un terrain où l’humain et ses émotions prennent souvent le pas sur les algorithmes.

Et maintenant ?

Joachim Klement devrait probablement revoir la méthodologie de son modèle avant le prochain Mondial, prévu en 2030. Quant à Neymar, son rôle au sein de la sélection brésilienne pourrait évoluer, surtout s’il envisage une retraite internationale après cette édition. En attendant, l’équipe de Carlo Ancelotti devra se concentrer sur son prochain match en huitièmes de finale, où elle affrontera la Corée du Sud, tandis que les Pays-Bas, éliminés, entameront déjà leur réflexion pour les prochaines échéances.

L’incident illustre aussi l’influence croissante des réseaux sociaux dans le débat sportif, où joueurs, entraîneurs et experts s’affrontent en temps réel. Une tendance qui devrait encore s’accentuer lors des prochaines compétitions internationales.

Selon RMC Sport, Joachim Klement s’appuie sur plusieurs indicateurs : « la richesse du pays, ses infrastructures sportives et économiques, la taille de la population, l’importance du football dans la société et son classement mondial ». Ces données lui permettent de modéliser les chances de chaque sélection, bien qu’il ait reconnu en juin 2026 avoir pu, inconsciemment, choisir des scénarios improbables pour tester la fiabilité de son outil.

Non. Selon les informations rapportées par RMC Sport, Neymar, âgé de 34 ans, n’a pas été aligné une seule fois par Carlo Ancelotti lors de cette Coupe du monde 2026. Le sélectionneur brésilien a justifié cette absence en invoquant la maîtrise de l’équipe sur le terrain, permettant de se passer de l’ancien capitaine.