Alors que l’Argentine et l’Algérie s’apprêtent à s’affronter mardi 17 juin à Kansas City pour le compte de la première journée du groupe J de la Coupe du monde 2026, leurs deux sélectionneurs vont vivre un moment particulier. Vladimir Petkovic, l’entraîneur des Fennecs, et Lionel Scaloni, celui de l’Albiceleste, se retrouveront pour la première fois depuis leur collaboration avortée à la Lazio en 2012. Selon RMC Sport, les deux hommes ont déjà échangé une poignée de main et des sourires complices en salle de presse, bien avant le coup d’envoi de ce choc attendu.
Ce qu'il faut retenir
- Kansas City accueille le choc entre l’Algérie et l’Argentine dans la nuit du 17 au 18 juin (3h, heure française), pour la première journée du groupe J de la Coupe du monde 2026.
- Vladimir Petkovic (62 ans) et Lionel Scaloni (48 ans) se connaissent bien : ils ont travaillé ensemble à la Lazio entre 2012 et début 2013.
- Scaloni, alors latéral droit de 34 ans, n’a presque pas joué sous les ordres de Petkovic, qui l’a écarté après quatre titularisations en Serie A et trois en Ligue Europa.
- Le sélectionneur argentin a ironisé sur cet épisode : « Il ne me faisait même pas entrer comme remplaçant. Je m’en souviens encore avec amertume. »
- Petkovic, lui, rend hommage à son ancien joueur : « Scaloni est un grand joueur et un très grand homme qui est devenu un grand entraîneur. »
- Les deux équipes affichent des ambitions claires : l’Algérie entend prouver qu’elle n’est « pas venue faire de la figuration », tandis que l’Argentine vise une nouvelle épopée après son titre en 2022.
Un passé commun à la Lazio, entre regret et respect
Leur histoire remonte à l’été 2012, lorsque Vladimir Petkovic prend les rênes de la Lazio, fraîchement débarqué de Suisse où il avait entraîné les Young Boys. Lionel Scaloni, alors joueur confirmé de 34 ans, faisait partie des cadres de l’effectif romain. Pourtant, son aventure sous les ordres de Petkovic a tourné court. Selon RMC Sport, l’Argentin n’a été titularisé que quatre fois en Serie A et a figuré trois fois sur la feuille de match en Ligue Europa. Le déclic a eu lieu fin septembre 2012, après une défaite 0-1 à domicile face au Genoa. Petkovic décide alors de l’écarter définitivement, une décision qui a marqué le joueur.
Bref, Scaloni a quitté Rome en janvier 2013 pour rejoindre l’Atalanta Bergame, avant de mettre un terme à sa carrière dix-huit mois plus tard. Pourtant, cet épisode n’a pas entaché leur relation. Le mois dernier, Scaloni a même glissé une pointe d’ironie en évoquant leur futur affrontement : « Il ne me faisait même pas entrer comme remplaçant. Je m’en souviens encore avec amertume, donc j’ai un compte à régler avec lui et j’espère le battre. » Avant d’ajouter, avec une pointe de respect : « C’est un excellent entraîneur et une personne que je respecte énormément. Nous avons discuté avant même que le tirage au sort nous place dans le même groupe et je suis très enthousiaste à l’idée de l’affronter. »
Des déclarations réciproques, entre hommage et rivalité amicale
Vladimir Petkovic, lui, n’a pas manqué de rendre hommage à son ancien joueur. « Scaloni est un grand joueur et un très grand homme qui est devenu un grand entraîneur. C’est presque un miracle ce qu’il a fait avec l’Argentine. Je suis toujours content de le croiser, à Rome ou ailleurs », a-t-il confié. Une reconnaissance qui contraste avec le rôle mineur accordé à Scaloni lors de leur passage commun en Italie.
Pourtant, les deux hommes semblent avoir tourné la page. Leurs retrouvailles à Kansas City, quelques heures avant le coup d’envoi du match, en attestent. Une franche accolade, des sourires, et une poignée de main chaleureuse ont scellé leur rencontre, comme si les années et les choix d’entraînement passés n’avaient plus d’importance. Scaloni, désormais à la tête de l’Albiceleste, a même souligné l’importance de ce duel : « Je suis très enthousiaste à l’idée de l’affronter. » Un match où chaque détail compte, y compris les souvenirs.
L’Algérie et l’Argentine en quête de légitimité
Côté terrain, les deux équipes abordent cette rencontre avec des objectifs clairs. L’Algérie, dirigée par Petkovic depuis 2017, a récemment prolongé son contrat jusqu’en 2028. Le sélectionneur a prévenu : son équipe n’est « pas venue en Amérique pour faire de la figuration ». Une déclaration qui résonne comme un défi lancé à l’Argentine, favorite du groupe J avec la Pologne et le Canada.
De son côté, Lionel Scaloni entend capitaliser sur l’héritage laissé par Diego Maradona et ses prédécesseurs. Champion du monde en 2022, l’Argentine vise un nouveau parcours mémorable, d’autant que le groupe J, avec une Algérie en progression et une Pologne vieillissante, semble à sa portée. « On vise toujours le titre mondial », avait-il rappelé avant le Mondial. Reste à savoir si les Fennecs, emmenés par des joueurs comme Mahrez, Bounedjah ou Amoura, parviendront à bousculer l’ordre établi.
Quoi qu’il arrive, ce match restera marqué par le symbole de ces deux hommes, liés par un passé commun à la Lazio, mais désormais adversaires sur la scène mondiale. Une histoire qui ajoute une touche particulière à ce choc déjà chargé de sens.
Ce match oppose deux équipes aux ambitions fortes : l’Argentine, championne du monde en titre, et l’Algérie, qui vise un premier quart de finale en Coupe du monde. De plus, il s’agit d’un choc entre deux sélectionneurs, Lionel Scaloni et Vladimir Petkovic, qui ont partagé une expérience commune à la Lazio en 2012-2013, avec une relation contrastée entre le joueur et l’entraîneur.