Roberto Martinez, sélectionneur de l’équipe du Portugal, s’est engagé dans des discussions avec le club saoudien Al-Nassr, où évolue depuis plus de trois ans Cristiano Ronaldo, selon RMC Sport. Une situation qui risque de raviver les tensions autour de la gestion du capitaine portugais, déjà sous le feu des critiques après la performance décevante de son équipe lors du premier match du Mondial 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Roberto Martinez, entraîneur du Portugal, a entamé des discussions avec Al-Nassr, club de Cristiano Ronaldo, avant le début de la Coupe du monde 2026.
- Le technicien espagnol pourrait prendre la tête de l’équipe saoudienne à l’issue du Mondial, alors que son contrat avec la sélection portugaise arrive à échéance.
- Cette situation soulève des interrogations sur un éventuel conflit d’intérêt dans la gestion de Cristiano Ronaldo, titulaire controversé lors du match nul (1-1) contre la République démocratique du Congo.
- Les critiques se multiplient contre Roberto Martinez, accusé de maintenir Ronaldo dans le onze de départ malgré son manque d’efficacité et son faible temps de jeu (25 ballons touchés).
- Certains observateurs, comme l’ancien attaquant Chris Sutton ou le consultant Daniel Riolo, dénoncent une gestion opaque et un manque de fermeté de la part de la Fédération portugaise.
Un rapprochement qui interroge la gestion de Ronaldo
Alors que le Portugal peine à s’imposer lors de son entrée en lice au Mondial 2026, les regards se tournent vers Cristiano Ronaldo, dont la titularisation systématique est de plus en plus contestée. Selon RMC Sport, Roberto Martinez aurait entamé des échanges avec Al-Nassr, club saoudien où Ronaldo évolue depuis 2023. Une nouvelle qui risque d’alimenter les spéculations sur l’avenir du technicien espagnol, dont le contrat avec la Fédération portugaise prendra fin à l’issue de la compétition.
L’attaquant de 41 ans, auteur d’une performance en demi-teinte lors du match contre la RDC (seulement 25 ballons touchés), cristallise les critiques. Son inefficacité devant le but et son manque d’implication sur le terrain ont poussé de nombreux supporters à exiger son remplacement. Pourtant, Martinez persiste à le titulariser « coûte que coûte », un choix qui interroge davantage depuis l’annonce de ces discussions avec Al-Nassr.
Des critiques virulentes contre Martinez et Ronaldo
Les réseaux sociaux et les experts se déchaînent contre la gestion du sélectionneur. Chris Sutton, ancien attaquant de Premier League devenu consultant pour la BBC, avait déjà pointé du doigt la peur de Martinez à remplacer Ronaldo : « Il a peur de le remplacer. Ce n’est pas lui l’entraîneur », avait-il lancé avant même d’apprendre l’existence de ces pourparlers. Pour Daniel Riolo, présent dans l’*After Foot* sur RMC, la situation est « un sacré souci » : « La Fédération ne peut pas laisser un truc comme ça. »
Les joueurs, dont certains seraient exaspérés par la présence de Ronaldo en pointe de l’attaque, n’oseraient pas s’exprimer publiquement, selon Riolo : « Le problème, c’est que la Fédération ne peut rien dire. Cristiano Ronaldo est plus important que le président au Portugal. » Walid Acherchour, consultant de RMC, a réagi avec ironie sur X : « Ça pose un sacré souci, là. »
« La Fédération ne peut pas laisser un truc comme ça. Cristiano Ronaldo est plus important que le président au Portugal. » — Daniel Riolo, consultant dans l’*After Foot* sur RMC
Un contexte déjà explosif avant la Coupe du monde
Avant même le début du Mondial, les tensions étaient palpables autour de Ronaldo. Les sœurs de l’attaquant avaient vivement réagi après le match nul du Portugal, dénonçant un « vol » et pointant une « faillite collective ». Les réseaux sociaux, quant à eux, se sont montrés impitoyables, moquant l’inefficacité de l’équipe « à dix avec un plot » et l’égoïsme de Ronaldo, que Thierry Henry a interpellé sans détour : « L’équipe a besoin de marquer, pas toi ».
Dans ce contexte déjà tendu, l’annonce des discussions entre Martinez et Al-Nassr ajoute une couche de complexité. Si le technicien espagnol venait à rejoindre le club saoudien, cela soulèverait des questions sur la sincérité de sa gestion de Ronaldo avec la sélection portugaise. Un conflit d’intérêt potentiel qui pourrait aggraver la crise autour du capitaine.
La Fédération portugaise prise entre deux feux
La Fédération portugaise (FPF) se trouve dans une position délicate. D’un côté, Ronaldo reste une icône nationale, dont le retrait brutal pourrait provoquer une vague de mécontentement parmi les supporters. De l’autre, les performances décevantes de l’équipe et les critiques répétées envers son management rendent cette inertie de plus en plus insoutenable.
Pourtant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée depuis l’annonce de ces pourparlers. La FPF, comme les joueurs, semble paralysée par la stature de Ronaldo, dont l’influence dépasse largement le cadre sportif. Comme le souligne Daniel Riolo, « Cristiano Ronaldo est plus important que le président au Portugal », un constat qui résume l’ampleur des enjeux.
Une chose est sûre : la Coupe du monde 2026 s’annonce comme un tournant pour le football portugais, entre enjeux sportifs et considérations extra-sportives. L’issue de cette compétition pourrait redéfinir la carrière de Ronaldo, celle de Martinez, et la gouvernance du football au Portugal.
Selon RMC Sport, ces échanges s’inscrivent dans le cadre d’un possible départ de Roberto Martinez vers Al-Nassr à l’issue de son contrat avec la Fédération portugaise, qui prend fin après le Mondial 2026. Le club saoudien, où évolue Cristiano Ronaldo depuis 2023, pourrait ainsi recruter le technicien espagnol.
Cristiano Ronaldo est critiqué pour son manque d’efficacité (seulement 25 ballons touchés lors du match contre la RDC), son temps de jeu réduit et son égoïsme présumé. De nombreux observateurs estiment qu’il nuit à la cohésion de l’équipe, dont les performances déçoivent depuis le début du tournoi.