La Coupe du monde de football 2026, dont le coup d’envoi est donné ce jeudi 11 juin aux États-Unis, au Mexique et au Canada, s’annonce comme l’édition la plus polluante de l’histoire, selon Franceinfo - Culture. Avec des émissions estimées à huit millions de tonnes de CO₂, ce Mondial devrait dépasser la pollution annuelle générée par la ville de Marseille.

Ce qu'il faut retenir

  • La Coupe du monde 2026, organisée sur trois continents, devrait émettre huit millions de tonnes de CO₂, principalement en raison des déplacements des spectateurs.
  • Une proposition de loi est en préparation pour contraindre les supermarchés à renoncer à leurs marges sur les produits donnés lors des collectes alimentaires.
  • Au Japon, une pétition de 20 000 signataires dénonce l’utilisation d’images tirées de mangas par des personnalités politiques, dont Donald Trump dans une vidéo le mettant en scène en version anime.
  • Le Mondial, qui se déroule du 11 juin au 19 juillet, implique trois pays hôtes : les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Un Mondial sous le signe de l’empreinte carbone record

La compétition, la première à être organisée sur trois continents, promet d’être la plus polluante jamais enregistrée. D’après les projections de l’entreprise spécialisée Greenly, rapportées par Franceinfo - Culture, les émissions de gaz à effet de serre devraient atteindre huit millions de tonnes de CO₂. À titre de comparaison, cela équivaut à la pollution annuelle produite par les quelque 870 000 habitants de Marseille.

Cette empreinte carbone exceptionnelle s’explique en grande partie par les déplacements massifs des supporters entre les trois pays hôtes et vers les stades. Les organisateurs ont tenté de limiter l’impact en privilégiant des infrastructures existantes, mais la dispersion géographique des rencontres reste un défi majeur pour la neutralité climatique du tournoi.

Les supermarchés pourraient bientôt renoncer à leurs marges sur les dons alimentaires

Une initiative législative est en cours pour contraindre les grandes surfaces à abandonner leurs profits sur les produits donnés par leurs clients lors des collectes alimentaires. Cette mesure, portée par une trentaine de députés, s’inspire du modèle de Biocoop, qui reverse chaque année plus de 250 000 euros à des associations caritatives.

L’objectif est de renforcer l’aide alimentaire en période de crise, alors que les banques alimentaires françaises font face à une demande croissante. Les députés souhaitent ainsi inciter les enseignes à adopter une démarche plus solidaire, sans pour autant imposer une suppression totale des marges. La proposition de loi pourrait être examinée d’ici la fin de l’année, selon ses promoteurs.

Au Japon, la colère des fans de mangas contre l’instrumentalisation politique

Une pétition lancée en mars au Japon a recueilli plus de 20 000 signatures pour dénoncer l’utilisation d’images et de références aux mangas par des personnalités politiques. La mobilisation s’est intensifiée après la diffusion d’une vidéo mettant en scène Donald Trump sous les traits du personnage Naruto, issu du célèbre manga du même nom.

Les signataires, principalement des fans de culture japonaise, estiment que ces détournements banalisent une forme d’art populaire et transforment des œuvres à forte identité culturelle en outils de communication politique. La pétition exige le retrait de ces vidéos et une prise de position des autorités pour protéger l’intégrité des œuvres culturelles japonaises.

« Ces références sont une insulte à la culture japonaise. Elles réduisent des décennies de créativité et de travail à une simple opération de communication. »
Un signataire de la pétition

Et maintenant ?

Le Mondial 2026, qui s’étend jusqu’au 19 juillet, devrait faire l’objet de nombreuses critiques environnementales dans les semaines à venir. Les organisateurs ont promis de publier un bilan carbone détaillé après l’événement, mais les associations écologistes appellent dès à présent à repenser le modèle des grands événements sportifs. Côté législatif, le texte sur les supermarchés pourrait être déposé à l’Assemblée nationale d’ici l’automne, tandis que la polémique autour des références à Naruto devrait alimenter les débats sur l’usage politique de la culture populaire.

Cette édition 2026 restera donc marquée par des enjeux bien au-delà du terrain, entre bilan écologique inédit, avancées sociales potentielles et tensions culturelles.

Les États-Unis, le Mexique et le Canada accueillent conjointement cette édition, une première dans l’histoire de la compétition.

La pétition lancée en mars au Japon a rassemblé plus de 20 000 signatures, selon les informations rapportées par Franceinfo - Culture.