La Confédération africaine de football (CAF) n’a pas rejeté le projet du président de la FIFA, Gianni Infantino, visant à céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Contrairement à l’UEFA et à la Concacaf, la CAF a adopté une position attentiste, demandant aux fédérations africaines d’examiner la proposition.
Selon Ouest France, cette initiative, portée par Gianni Infantino, suscite de vives controverses au sein du football mondial. Alors que les autres confédérations majeures – européennes et nord-américaines – ont exprimé leur opposition frontale, la CAF a choisi de ne pas s’y opposer directement. Ouest France révèle que la confédération africaine a simplement invité ses fédérations membres à « examiner » le projet, sans pour autant donner une réponse définitive.
Ce qu'il faut retenir
- La CAF n’a pas rejeté le projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, contrairement à l’UEFA et à la Concacaf.
- La confédération africaine a demandé aux fédérations de « l’examiner », sans prendre position officiellement.
- Gianni Infantino, président de la FIFA, est à l’origine de ce projet controversé.
- Les autres confédérations, européennes et nord-américaines, s’opposent fermement à cette initiative.
- La décision finale revient aux fédérations africaines, qui doivent étudier la proposition.
Un projet qui divise le football mondial
Le projet porté par Gianni Infantino prévoit de céder jusqu’à 49 % des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Cette initiative, destinée à générer des revenus supplémentaires pour la FIFA, a été immédiatement critiquée par plusieurs confédérations. L’UEFA, dirigée par Aleksander Čeferin, a qualifié le projet de « dangereux » pour l’équilibre du football. La Concacaf, quant à elle, a adopté une position ferme en refusant d’envisager une telle cession.
Du côté de la CAF, aucune opposition n’a été formulée. Le président de la confédération, Patrice Motsepe, a simplement indiqué que le projet devait être « examiné » par les fédérations africaines. « Nous avons reçu les informations et nous allons les étudier avec nos membres », a-t-il déclaré, selon Ouest France.
Des réactions contrastées au sein du football africain
Si la CAF a adopté une posture neutre, les réactions au sein des fédérations africaines sont loin d’être unanimes. Plusieurs responsables ont exprimé des réserves, craignant une perte de contrôle sur l’un des événements sportifs les plus prestigieux au monde. D’autres, en revanche, y voient une opportunité de financer le développement du football sur le continent.
« C’est une question complexe, qui touche à l’avenir du football africain », a souligné un dirigeant sous couvert d’anonymat. « Nous devons peser le pour et le contre avant de prendre une décision. » La CAF, elle, semble vouloir laisser le temps aux débats avant de trancher.
« Nous avons reçu les informations et nous allons les étudier avec nos membres. »
— Patrice Motsepe, président de la CAF
Un enjeu économique majeur pour la FIFA
Pour la FIFA, ce projet représente une manne financière considérable. Les revenus générés par la vente de parts de la Coupe du monde pourraient atteindre plusieurs milliards de dollars, selon les estimations. Gianni Infantino justifie cette initiative par la nécessité de financer le développement du football dans les pays émergents, mais aussi par la volonté de moderniser l’organisation des compétitions.
Cependant, les critiques pointent du doigt le risque de voir le football devenir un simple produit financier, au détriment de son essence sportive. « On ne peut pas transformer une compétition historique en un actif spéculatif », a réagi un ancien dirigeant de la FIFA, cité par Ouest France.
La balle est désormais dans le camp des fédérations africaines. Leur position pourrait influencer celle d’autres confédérations, notamment en Asie ou en Océanie, où le projet suscite également des débats.
Tous les pays membres de la CAF sont concernés, mais les fédérations les plus actives, comme celles du Nigeria, de l’Égypte ou de l’Afrique du Sud, pourraient jouer un rôle clé dans les discussions. Ces pays disposent d’une influence majeure au sein de la confédération.