Plus de trois mois après la disparition de Lyhanna Moretti, 13 ans, retrouvée sans vie dans un silo agricole à Crans-Montana, la mère d’une autre victime a demandé à comprendre l’état d’esprit des parents de la jeune fille. Cette déclaration intervient alors que les enquêteurs ont identifié un dysfonctionnement dans le suivi des enfants disparus, selon BFM – Faits Divers.

Ce qu'il faut retenir

  • La mère d’une victime a exprimé le besoin de comprendre « l’état d’esprit de Jessica et Jacques Moretti » après la découverte du corps de leur fille.
  • Un silo agricole a été identifié comme scène de crime, où un corps a été retrouvé le 5 juin 2026.
  • Emmanuel Macron a estimé qu’il existait « un dysfonctionnement clair » dans la gestion de ce dossier.
  • Une réunion de crise est prévue à Matignon pour faire le point sur l’enquête et les mesures de prévention.
  • Les procureurs généraux ont été convoqués au ministère de la Justice, une initiative rare selon les observateurs.

Dans un contexte marqué par l’émotion et les interrogations, la mère d’une victime a souhaité que l’on saisisse mieux la situation des parents de Lyhanna Moretti. « J’ai besoin de comprendre maintenant l’état d’esprit de Jessica et de Jacques Moretti », a-t-elle déclaré, selon BFM – Faits Divers. Cette intervention intervient après la découverte du corps de la jeune fille, dont la disparition avait suscité une mobilisation nationale. Les autorités ont confirmé que le silo agricole où le corps a été retrouvé constituait bien une scène de crime, précisant que les enquêteurs avaient été orientés vers ce lieu après plusieurs pistes explorées.

L’affaire a pris une nouvelle dimension politique lorsque le président de la République, Emmanuel Macron, a évoqué un « dysfonctionnement clair » dans la gestion de cette disparition. Dans une déclaration publique, il a souligné la nécessité d’améliorer les protocoles de prise en charge des enfants disparus. Cette prise de position a relancé les débats sur l’efficacité des dispositifs existants, notamment après la découverte qu’une circulaire priorisant les enfants victimes n’avait pas été appliquée dans ce dossier. Les familles et les associations exigent désormais des explications sur les lacunes identifiées.

Côté enquête, les procureurs généraux ont été convoqués en urgence au ministère de la Justice, une convocation exceptionnelle qui reflète l’ampleur des dysfonctionnements pointés. Parallèlement, une réunion de crise est prévue à Matignon « pour faire le point » sur les mesures à mettre en œuvre, selon les informations relayées par BFM – Faits Divers. Les associations de protection de l’enfance, comme La Voix de l’Enfant, ont réagi en appelant à ce que « notre société ne fasse pas peser, sur les enfants, les faits commis par les parents ». Cette déclaration intervient dans un contexte où les statistiques sur les violences envers les mineurs restent alarmantes entre 2017 et 2024, selon les données citées par le média.

Un collège en deuil et une communauté sous le choc

Le collège où étudiait Lyhanna a suspendu les cours pour permettre aux élèves et aux enseignants de se recueillir. Une cérémonie a été organisée, accompagnée d’une cellule psychologique pour accompagner les jeunes en détresse. Le maire de Puycasquier, où a eu lieu la disparition, a partagé son sentiment de responsabilité : « On se sent presque coupables que ça se soit passé sur nos terres », a-t-il confié. Ces propos reflètent l’onde de choc qui a traversé la région, où la disparition de la jeune fille a marqué profondément les esprits.

Les collégiens se sont retrouvés pour partager un temps d’échange, tandis que les enquêteurs poursuivaient leurs investigations pour retracer le parcours de Jérôme Barella, figure centrale dans cette affaire. Les éléments recueillis par les forces de l’ordre ont permis d’orienter les recherches vers le silo agricole, où le corps a finalement été découvert. Les circonstances exactes de la mort de Lyhanna restent à éclaircir, mais les premières conclusions des experts judiciaires ont confirmé la présence d’une scène de crime.

Les prochaines étapes : enquête et réformes en suspens

Les autorités ont annoncé que les investigations se poursuivraient afin de déterminer les responsabilités et les éventuelles failles dans le suivi de ce dossier. Une réunion à Matignon, prévue dans les prochains jours, devrait aborder les mesures à adopter pour éviter de nouveaux dysfonctionnements. Les associations de victimes, comme La Voix de l’Enfant, appellent à une refonte des protocoles, insistant sur la nécessité de mieux protéger les mineurs vulnérables.

Par ailleurs, les familles des victimes ont exprimé leur volonté de voir aboutir les enquêtes dans les meilleurs délais. Les autorités judiciaires ont confirmé que les procureurs généraux seraient associés aux réflexions sur les réformes à mettre en place. Autant dire que le dossier de Lyhanna Moretti pourrait servir de catalyseur pour des changements structurels dans la prise en charge des disparitions d’enfants.

Et maintenant ?

Une réunion de crise est prévue à Matignon dans les prochains jours pour faire le point sur l’enquête et les mesures de prévention. Les autorités judiciaires devraient également rendre publics les résultats des investigations menées dans le silo agricole, où le corps de Lyhanna a été retrouvé. Parallèlement, les associations de protection de l’enfance espèrent que ce drame accélérera la mise en place de réformes structurelles, notamment sur le suivi des enfants disparus. Reste à voir si ces annonces se traduiront par des actions concrètes.

Alors que l’enquête se poursuit, les familles et la société civile restent en attente de réponses. Les prochaines semaines pourraient être déterminantes, tant sur le plan judiciaire qu’en matière de réformes. Une chose est sûre : le drame de Lyhanna Moretti a révélé des failles qui devront être comblées, pour éviter que d’autres familles ne subissent le même cauchemar.

Selon BFM – Faits Divers, une circulaire priorisant les enfants victimes de disparition n’a pas été appliquée dans ce dossier. Les raisons exactes restent à éclaircir, mais les autorités ont reconnu l’existence d’un « dysfonctionnement clair » dans la gestion de l’affaire.