La crise qui secoue actuellement la Fédération Internationale de Football Association (Fifa) prend une nouvelle tournure, selon Le Figaro. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré mercredi n'avoir « aucune confiance » en Gianni Infantino, le président de la Fifa, fragilisé après un projet finalement avorté d'ouverture de l'instance mondiale aux investisseurs privés.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Premier ministre canadien Mark Carney a exprimé son manque de confiance en Gianni Infantino.
  • Le projet d'ouverture de la Fifa aux investisseurs privés a été finalement avorté.
  • Gianni Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa propre succession à la tête de la Fifa.

Contexte de la crise

La Fifa est actuellement en proie à une crise profonde, avec des critiques venant de multiples directions. Le projet d'ouverture aux investisseurs privés, qui visait à créer une société extérieure, la Fifa Forward Entreprise (FFE), pour gérer les activités commerciales de l'instance et les tournois, a été torpillé par la Concacaf (confédération nord-américaine et des Caraïbes) et l'UEFA.

Ces développements ont mis en lumière les défis auxquels la Fifa est confrontée, notamment en termes de gouvernance et de transparence. Mark Carney, qui a lui-même dirigé des organisations, dont la Banque d'Angleterre de 2013 à 2020, a souligné que « l'idée qu'une bonne gouvernance consiste à ne pas divulguer d'informations à ses plus proches conseillers (...) c'est fatal ».

Reactions et conséquences

Les déclarations de Mark Carney interviennent à un moment où Gianni Infantino tente de naviguer dans les eaux troubles de la crise. Le patron de la Fifa a annoncé dans la nuit le retrait du projet d'ouverture de l'association aux investisseurs privés, face à la menace de boycott de l'UEFA et l'opposition affirmée des confédérations asiatique et américaine.

Les Fédérations anglaise et néerlandaise exigent un examen complet de la gouvernance et confirment une perte de confiance envers la Fifa. Ces développements mettent en évidence les défis que Gianni Infantino doit relever pour restaurer la confiance dans la Fifa.

Et maintenant ?

Alors que la crise à la Fifa continue de faire les manchettes, il est clair que les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer l'avenir de l'organisation. Les élections pour le prochain président de la Fifa, prévues pour mars 2027 à Rabat, pourraient être un moment charnière dans cette crise. Gianni Infantino, pour l'instant le seul candidat déclaré, devra faire face à des questions serrées sur sa capacité à diriger l'organisation de manière transparente et efficace.

La situation à la Fifa reste fluide, et il est trop tôt pour prédire comment les événements vont se dérouler. Cependant, il est certain que la pression sur Gianni Infantino et la Fifa pour améliorer leur gouvernance et leur transparence va continuer à grandir.