En plein tumulte chez Grasset, avec le départ de 170 écrivains cette semaine, la question du boycott de la maison d'édition divise les libraires et les lecteurs, selon les informations de Franceinfo - Culture.
Ce qu'il faut retenir
- Des lecteurs expriment une réticence à acheter des livres Grasset, tandis que certains libraires estiment que les auteurs ne doivent pas en pâtir.
- La mise en place d'une solidarité entre les auteurs quittant Grasset est évoquée, avec l'idée de créer leur propre maison d'édition.
- Des opinions partagées parmi les lecteurs et les libraires sur le boycott de Grasset, certains soulignant le contexte économique et les concentrations dans le monde de l'édition.
Des avis partagés
Alors que certains lecteurs expriment des réticences à continuer d'acheter des livres édités par Grasset, une libraire souligne qu'il serait injuste que les auteurs soient pénalisés, même si elle critique le système Bolloré. Elle propose plutôt une solidarité entre les auteurs partant de chez Grasset pour créer leur propre maison d'édition, afin de ne pas surcharger les autres maisons.
Une cliente affirme que les libraires ne peuvent se permettre d'écarter des éditeurs, quelle que soit la situation, rappelant le caractère commercial de leur activité. Cependant, les lecteurs sont partagés sur la question du boycott, certains considérant qu'il s'agit d'un simple licenciement dû à de mauvais résultats.
Regards divergents
Une lectrice souligne qu'il s'agit d'une question de choix personnel et critique le fait de forcer le départ d'un directeur aussi établi qu'Olivier Nora, qu'elle perçoit comme une forme de violence. Un ancien éditeur partage son appréhension à acheter des livres Grasset, pointant du doigt la concentration excessive dans le secteur de l'édition.
"Moi, j'achète des livres d'un auteur. Je n'achète pas des livres d'un éditeur," souligne un lecteur dans une librairie parisienne.
Le futur de Grasset
Vincent Bolloré, propriétaire de Grasset, assure que la maison d'édition continuera malgré le départ des auteurs, envisageant de nouveaux talents à publier. En parallèle, 300 écrivains appellent à la création d'une clause de conscience dans le milieu éditorial, pour éviter les désaccords éditoriaux.
