Selon Ouest France, le collectif féministe Nous Toutes Manche a demandé, dans une tribune publiée ce week-end, l’annulation du concert de Patrick Bruel prévu le 24 juillet 2026 au sein du festival Grandes Marées, à Jullouville, près de Granville. Les militantes visent le chanteur, mis en cause dans plusieurs enquêtes pour violences sexuelles, et appellent à son retrait de la programmation de l’événement estival normand.

Ce qu'il faut retenir

  • Le collectif Nous Toutes Manche réclame l’annulation du concert de Patrick Bruel prévu le 24 juillet 2026 au festival Grandes Marées à Jullouville.
  • Le chanteur est visé par plusieurs enquêtes pour violences sexuelles.
  • L’appel à la déprogrammation s’inscrit dans le cadre des mobilisations féministes contre les violences sexuelles.
  • Le festival Grandes Marées, organisé chaque été en Normandie, accueille chaque année des milliers de spectateurs.

Un concert controversé au cœur d’un festival estival

Le festival Grandes Marées, qui se tient chaque année à Jullouville depuis plus de dix ans, est un rendez-vous musical incontournable en Normandie. L’édition 2026, prévue du 23 au 26 juillet, doit accueillir des artistes de renom, dont Patrick Bruel, programmé pour une date précise, le 24 juillet. Mais cette annonce suscite désormais une vive polémique, portée par des associations féministes locales.

Le collectif Nous Toutes Manche, branche départementale du mouvement féministe Nous Toutes, a choisi de monter au créneau pour dénoncer la présence du chanteur. Dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux, il dénonce les allégations de violences sexuelles pesant sur l’artiste et exige sa déprogrammation. « Nous ne pouvons pas cautionner par notre silence la venue d’une personne accusée de violences sexuelles », a souligné une porte-parole du collectif, sans pour autant souhaiter s’exprimer plus longuement sur le sujet.

Patrick Bruel face à plusieurs enquêtes judiciaires

Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs enquêtes pour des faits présumés de violences sexuelles. Ces procédures, encore en cours, concernent des allégations remontant à plusieurs années. Aucune condamnation n’a pour l’heure été prononcée, mais les accusations ont suffi à alimenter un débat public sur la présence d’artistes mis en cause dans des affaires judiciaires au sein d’événements culturels.

Le cas de Bruel n’est pas isolé. Ces dernières années, plusieurs festivals en France ont dû gérer des polémiques similaires, conduisant parfois à des annulations de concerts ou à des changements de programmation. La question de la responsabilité des organisateurs, entre liberté artistique et éthique, se pose avec une acuité particulière.

Une mobilisation qui s’inscrit dans une dynamique féministe

L’intervention du collectif Nous Toutes Manche s’ajoute à une série d’initiatives portées par des associations féministes en France. Depuis le mouvement #MeToo, les demandes de déprogrammation d’artistes accusés de violences sexuelles se multiplient, que ce soit dans le domaine musical, cinématographique ou autre. Ces mobilisations visent à interpeller les institutions et les organisateurs sur leur rôle dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

À Jullouville, comme ailleurs, les militantes rappellent que la présence de Patrick Bruel dans le cadre du festival Grandes Marées envoie un message ambigu, voire contradictoire. « Un festival qui se veut inclusif et respectueux ne peut pas faire abstraction des violences sexistes », a indiqué une militante du collectif, ajoutant que la demande de déprogrammation s’inscrit dans une démarche de cohérence avec les valeurs portées par l’événement.

Et maintenant ?

Les organisateurs du festival Grandes Marées n’ont pas encore réagi publiquement à la demande du collectif Nous Toutes Manche. Une décision pourrait intervenir dans les prochains jours, à l’approche de l’ouverture des ventes de billets. Dans l’intervalle, le débat sur la présence d’artistes mis en cause dans des affaires judiciaires dans les festivals continue de s’amplifier, avec des appels croissants à une plus grande transparence de la part des programmateurs.

Pour l’heure, la date du 24 juillet 2026 reste maintenue dans l’agenda du festival, mais l’ombre des polémiques plane désormais sur l’événement. Les prochaines semaines pourraient donc être déterminantes pour l’avenir de ce concert, comme pour celui d’autres programmations à travers la France.

Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs enquêtes pour violences sexuelles, mais aucune condamnation n’a encore été prononcée. Ces procédures, encore en cours, concernent des allégations remontant à plusieurs années et sont suivies par la justice française.