Six ans après la sortie de There Is No Game: Wrong Dimension, acclamé pour son originalité et son humour décalé, le studio français Draw Me A Pixel revient avec un nouveau titre, Crushed in Time. Comme le rapporte Numerama, ce jeu s’inscrit dans la continuité de l’univers créatif du studio, tout en explorant une approche encore plus audacieuse de la narration et du gameplay.

Sorti initialement en août 2020 sur PC, puis porté sur Switch, iOS et Android, There Is No Game: Wrong Dimension s’était distingué par son humour absurde et sa capacité à briser le quatrième mur. Le jeu avait notamment été récompensé par un Pégase du meilleur game design, soulignant son approche inventive. Aujourd’hui, Crushed in Time reprend les codes de ce prédécesseur, mais avec une mécanique centrale totalement inédite, comme l’explique Numerama.

Ce qu'il faut retenir

  • Crushed in Time, le nouveau jeu du studio Draw Me A Pixel, sort après le succès de There Is No Game: Wrong Dimension (2020).
  • Le jeu repose sur une mécanique de pincement des décors, permettant de déformer l’environnement pour résoudre des énigmes.
  • L’intrigue suit Sherlock Holmes et le Dr Watson dans une aventure loufoque et méta, avec des dialogues savoureux et des situations improbables.
  • Le style graphique, inspiré des dessins animés des années 1990, rappelle le travail de Jean-Yves Raimbaud (Oggy et les Cafards, Les Zinzins de l’espace).
  • Malgré quelques séquences inégales, le jeu séduit par sa créativité et son humour constant.

Une aventure qui commence dans le célèbre 221B Baker Street

L’histoire de Crushed in Time débute dans le mythique appartement de Sherlock Holmes, au 221B Baker Street à Londres. On y découvre le duo emblématique de Sherlock Holmes et du Dr Watson, plongé dans une intrigue qui tourne rapidement à la farce. Selon Numerama, l’aventure s’éloigne rapidement des codes traditionnels du point’n’click pour adopter un ton résolument absurde et méta.

Le jeu se distingue par son style graphique, un mélange de pixel art déformé et de cartoon coloré, inspiré par les dessins animés des années 1990. Les décors rappellent notamment le travail de Jean-Yves Raimbaud, connu pour ses séries comme Oggy et les Cafards ou Les Zinzins de l’espace. « L’esthétique est volontairement exagérée et loufoque, ce qui ajoute une touche unique à l’expérience », précise Numerama.

Un gameplay basé sur le pincement des décors

Contrairement aux jeux classiques où l’on clique pour se déplacer, Crushed in Time mise sur une mécanique de pincement des décors. Avec un simple clic de souris, le joueur peut saisir un élément du décor, l’étirer dans la direction souhaitée, puis le relâcher. Cette action, à la fois intuitive et satisfaisante, permet de manipuler l’environnement à sa guise.

« La mécanique est aussi simple qu’ingénieuse », explique Numerama. « On peut pincer Sherlock ou Watson pour les déplacer, tirer sur une porte pour l’ouvrir, ou même faire valdinguer un tableau accroché au mur. Chaque interaction est pensée pour surprendre et amuser. » Les énigmes reposent sur cette liberté de manipulation, offrant une expérience à la fois créative et inattendue. Le jeu reprend ainsi l’esprit des point’n’click d’autrefois, tout en y ajoutant une touche moderne et décalée.

Sherlock Holmes et le Dr Watson, stars d’une intrigue déjantée

Au cœur de Crushed in Time se trouve un duo aussi célèbre que ridicule : Sherlock Holmes, présenté comme un personnage imbu de lui-même et peu intelligent, et le Dr Watson, aussi colérique qu’incompétent. Leurs dialogues, disponibles en version originale sous-titrée, sont l’un des points forts du jeu, selon Numerama.

« Le jeu se moque allègrement des codes du roman policier », explique Numerama. « Les situations s’enchaînent de manière si absurde que l’on passe rapidement d’un pastiche de point’n’click à une aventure digne d’un dessin animé des années 1990. » L’humour repose sur l’autodérision et la parodie, avec des personnages qui semblent conscients d’être dans un jeu vidéo. Une approche qui rappelle The Stanley Parable, mais avec une touche française bien trempée.

Des points forts… et quelques limites

Malgré ses qualités, Crushed in Time n’est pas exempt de défauts. Numerama souligne que certaines séquences s’étirent en longueur sans toujours apporter de réelle valeur ajoutée. « Le jeu mise sur l’expérimentation et le tâtonnement, mais il arrive que des énigmes soient trop floues ou mal expliquées, ce qui peut frustrer le joueur », précise-t-il.

D’autres passages souffrent d’un manque de clarté dans les interactions possibles, ou d’un timing trop serré pour résoudre les puzzles. « Ces défauts restent mineurs face à l’ensemble, mais ils rappellent que Draw Me A Pixel n’a pas toujours réussi à équilibrer créativité et accessibilité », ajoute Numerama. Malgré ces écueils, la créativité du jeu et son humour constant parviennent à sauver l’expérience.

Un studio français qui confirme son originalité

Avec Crushed in Time, Draw Me A Pixel confirme sa place parmi les studios français les plus inventifs du moment. Après le succès de There Is No Game: Wrong Dimension, qui avait marqué les esprits par son audace, ce nouveau titre confirme que le studio ne craint pas de prendre des risques. « Le jeu est une preuve supplémentaire que la France a des idées, même si elle manque parfois de pétrole », ironise Numerama.

Le studio semble déterminé à continuer sur cette voie, en explorant des mécaniques toujours plus originales. « Crushed in Time prouve que le jeu vidéo peut être drôle, surprenant et créatif, sans tomber dans les clichés », conclut Numerama. Une approche qui pourrait inspirer d’autres développeurs français à oser l’inattendu.

Et maintenant ?

Après le succès de There Is No Game: Wrong Dimension et la sortie de Crushed in Time, Draw Me A Pixel pourrait bien continuer à explorer des univers toujours plus décalés. Le studio n’a pas encore annoncé de nouveau projet, mais son approche originale laisse présager d’autres surprises. Les joueurs pourront découvrir Crushed in Time sur PC, Switch, iOS et Android, où il est déjà disponible. Reste à voir si ce jeu parviendra à séduire un public plus large, au-delà des amateurs de jeux indépendants et d’humour absurde.

Pour l’instant, Draw Me A Pixel semble vouloir continuer à surprendre, en prouvant que le jeu vidéo peut être bien plus qu’une simple expérience interactive. Avec Crushed in Time, le studio français offre une nouvelle preuve de sa créativité, même si quelques ajustements pourraient encore être nécessaires pour perfectionner l’expérience.

Alors que There Is No Game: Wrong Dimension se concentrait sur la parodie des jeux vidéo et la rupture du quatrième mur, Crushed in Time introduit une mécanique centrale inédite : le pincement des décors. Cette approche permet de manipuler l’environnement pour résoudre des énigmes, offrant une expérience plus interactive et visuelle.

Oui, selon Numerama, le jeu est sorti initialement sur PC en août 2020, puis a été porté sur Switch, iOS et Android. Il est donc disponible sur l’ensemble de ces plateformes, permettant aux joueurs de le découvrir quel que soit leur appareil.