L’industrie des cryptomonnaies a déjà injecté **189 millions de dollars** dans les élections de mi-mandat américaines de novembre 2026, selon Cryptoast, qui s’appuie sur un rapport de l’organisation Public Citizen. Ce montant dépasse les **170 millions de dollars** dépensés par l’ensemble du secteur lors du cycle électoral de 2024, établissant ainsi un nouveau record. Plus d’un tiers des fonds privés consacrés aux primaires et aux élections de novembre proviennent désormais des entreprises crypto, faisant de ce secteur le premier contributeur corporate aux États-Unis.

Ce qu’il faut retenir

  • L’industrie crypto a déjà dépensé **189 millions de dollars** pour influencer les midterms 2026, un montant supérieur aux **170 millions de dollars** de 2024.
  • Les entreprises crypto représentent plus d’un tiers des contributions privées aux élections américaines de novembre 2026.
  • Le principal comité de financement, Fairshake, dédié aux candidats pro-crypto, a déjà levé **82 millions de dollars** pour ce cycle électoral.
  • Les plus gros donateurs identifiés incluent Andreessen Horowitz, Ripple Labs, Foris DAX (affilié à Crypto.com) et Coinbase.
  • En 2024, les dépenses records de la crypto avaient permis l’adoption d’une législation fédérale sur les stablecoins.

Cette stratégie de financement massif n’est pas nouvelle, rappelle Public Citizen. Lors du cycle électoral de 2024, les dépenses de l’industrie crypto avaient déjà contribué à l’élection d’un Congrès plus favorable aux actifs numériques. Résultat concret : en 2025, les élus américains ont adopté le premier cadre réglementaire fédéral pour les stablecoins, une avancée historique pour le secteur. Les entreprises crypto, qui avaient déjà occupé la première place des contributeurs corporate en 2024, semblent donc poursuivre sur cette lancée en 2026, avec des ambitions encore plus marquées.

Un secteur devenu incontournable dans le paysage politique américain

Les dépenses des entreprises crypto pour les élections de 2026 s’élèvent à **189 millions de dollars**, un chiffre qui illustre leur poids croissant dans le financement des campagnes politiques américaines. Selon le rapport de Public Citizen, ce montant représente plus d’un tiers des contributions privées collectées pour les primaires et les élections de novembre, un record absolu. Les « super PACs », ces comités d’action politique capables de lever et dépenser des sommes illimitées, jouent un rôle central dans cette dynamique. Le plus actif d’entre eux, Fairshake, dédié aux candidats favorables aux cryptomonnaies, a déjà récolté **82 millions de dollars** pour ce cycle électoral.

Parmi les principaux donateurs, on retrouve des acteurs majeurs du secteur : le fonds de capital-risque Andreessen Horowitz, la société Ripple Labs, Foris DAX (filiale de Crypto.com), ainsi que la plateforme d’échange Coinbase. Ces contributions massives reflètent une stratégie délibérée des entreprises crypto pour peser sur les décisions politiques, notamment en matière de régulation des actifs numériques.

Les midterms 2026 : un enjeu majeur pour la crypto

Les élections de novembre 2026 revêtent une importance particulière pour l’industrie crypto. Pour la première fois, un cadre réglementaire fédéral pour les stablecoins a été adopté en 2025, une victoire attribuée en partie aux efforts de lobbying du secteur. Cette avancée législative a renforcé la crédibilité des cryptomonnaies auprès des institutions américaines et ouvert la voie à de nouvelles réformes. L’élection de novembre pourrait donc déterminer l’orientation future de la politique américaine en matière d’actifs numériques, notamment sur des sujets comme la taxation, la surveillance des marchés ou l’innovation financière.

L’impact de ces dépenses ne se limite pas à la crypto. Selon le rapport, les secteurs de l’intelligence artificielle, de la Tech et des sites de paris en ligne ont également augmenté leurs contributions, portant le total à **294 millions de dollars** pour l’ensemble de ces industries. Cette tendance illustre une professionnalisation croissante des stratégies de financement politique, où les entreprises n’hésitent plus à investir massivement pour influencer les orientations législatives. Aux États-Unis, où les règles en matière de financement des campagnes sont plus souples qu’en Europe, l’argent corporate est devenu un levier d’influence déterminant.

« Les dépenses record de 2024 avaient contribué à installer un Congrès plus réceptif aux textes sur les actifs numériques. »

Public Citizen, d’après le rapport cité par Cryptoast

Donald Trump et la crypto : un mariage de raison

L’ancien président américain Donald Trump a joué un rôle clé dans cette dynamique. Dès 2025, ses activités liées aux cryptomonnaies lui ont permis de récolter **1,4 milliard de dollars**, un record pour une campagne politique. Trump a fait de la réforme du secteur une priorité de son second mandat, multipliant les déclarations en faveur des actifs numériques et des entreprises du domaine. Son engagement a sans doute contribué à attirer les financements massifs observés cette année, tant de la part des particuliers que des entreprises crypto.

Cette alliance entre la politique et les cryptomonnaies marque une évolution notable dans le paysage américain. Alors que les régulations financières traditionnelles peinaient à s’adapter, l’industrie crypto a su se positionner comme un acteur incontournable, capable d’influencer les orientations législatives par le biais de contributions électorales ciblées. Les midterms de 2026 pourraient donc sceller cette relation, en fonction des candidats élus et de leur position sur les actifs numériques.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront décisives pour l’industrie crypto. Les élections de novembre pourraient confirmer ou infirmer l’influence croissante des entreprises du secteur sur la politique américaine. Plusieurs scénarios sont possibles : un Congrès encore plus favorable aux cryptomonnaies, une régulation plus stricte, ou une remise en question des avancées de 2025. Les candidats soutenus par les « super PACs » crypto auront-ils gain de cause ? La réponse dépendra en grande partie des résultats du 4 novembre 2026.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : l’argent dépensé par les entreprises crypto pour ces élections ne manquera pas d’avoir des répercussions durables sur la régulation financière américaine. Reste à savoir si ce modèle, déjà éprouvé en 2024, continuera à porter ses fruits en 2026.

L’industrie crypto investit massivement pour influencer les orientations législatives en sa faveur. En 2024, ces dépenses avaient permis l’adoption d’un cadre réglementaire pour les stablecoins. Les entreprises espèrent donc obtenir des réformes favorables, comme une régulation plus souple ou des avantages fiscaux.

Parmi les plus gros contributeurs, on trouve le fonds Andreessen Horowitz, Ripple Labs, Foris DAX (filiale de Crypto.com) et Coinbase. Ces entreprises utilisent des « super PACs » comme Fairshake pour maximiser leur impact.