Les cyberattaques contre l'État français et ses administrations s'accélèrent depuis le début de l'année, avec des intrusions dans les systèmes informatiques de l'Éducation nationale, de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), de la messagerie sécurisée interministérielle Tchap, de l'Urssaf, de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, et maintenant de la Direction générale des finances publiques, selon Le Figaro. Ces attaques ont abouti à des fuites de données sensibles, notamment celles des contribuables, et ont mis à jour des faiblesses aux causes multiples.
La multiplication de ces attaques numériques contre des services publics réputés pour être bien protégés, comme impots.gouv.fr, soulève des questions sur les raisons de cette grande vulnérabilité numérique de la puissance publique. En 2025, la Cnil avait déjà relevé que la part des fuites de données issues du secteur public dans le total des incidents dont elle avait connaissance avait doublé en deux ans.
Ce qu'il faut retenir
- Les cyberattaques contre l'État français et ses administrations s'accélèrent.
- Des intrusions ont eu lieu dans les systèmes informatiques de plusieurs services publics.
- Les fuites de données sensibles des contribuables ont été volées et mises en vente.
- La Cnil avait déjà signalé une augmentation des fuites de données issues du secteur public en 2025.
- Les bases de données centralisées de l'État contiennent des informations attractives pour les petits criminels.
Les conséquences pour les usagers
Les usagers concernés par ces fuites de données seront contactés individuellement pour être informés des données susceptibles d'avoir été exposées et des mesures de vigilance à adopter, selon les services du premier ministre. Cela concerne notamment les 678.437 personnes dont les données ont été compromises, dont près de 393.000 particuliers et 286.000 professionnels.
Les pirates derrière les attaques
Les pirates, connus sous le nom de ZeroBytes, assurent que les informations dérobées ont été acquises par «deux personnes» pour une somme se chiffrant en «milliers d'euros». Le fichier contenant les données dérobées est désormais mis en vente pour plusieurs milliers d'euros.
En conclusion, les cyberattaques contre l'État français et ses administrations mettent en lumière les failles dans la protection des données sensibles et soulèvent des questions sur la capacité de l'État à protéger ses citoyens contre de telles menaces. Il est essentiel que des mesures soient prises pour renforcer la sécurité numérique et protéger les données sensibles des usagers.