Un an après les événements, Darryl Bakola, aujourd’hui milieu offensif de Sassuolo, revient sur le malaise qu’il a subi dans le vestiaire de l’Olympique de Marseille lors de l’altercation entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe, survenue le 15 août 2025 au Roazhon Park. Selon RMC Sport, cette scène chaotique a marqué le jeune joueur de 18 ans, alors âgé de 17 ans, et reste gravée dans sa mémoire malgré le temps écoulé.

Ce qu'il faut retenir

  • 15 août 2025 : date de la défaite de l’OM à Rennes, suivie d’une violente altercation dans le vestiaire entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe.
  • Darryl Bakola, 17 ans à l’époque, a fait un malaise pendant l’échauffourée.
  • Rabiot et Rowe ont depuis rejoint la Serie A, respectivement à l’AC Milan et à Bologne.
  • Bakola a été transféré à Sassuolo en février 2026 pour un montant de 10 millions d’euros.
  • Il évoque aujourd’hui cette scène avec lucidité, tout en se concentrant sur sa nouvelle aventure en Italie.

La rencontre entre l’OM et Rennes s’est soldée par une défaite marseillaise dans les arrêts de jeu, une issue qui a enflammé les tensions dans le vestiaire phocéen. Adrien Rabiot et Jonathan Rowe, partenaires de longue date, se sont affrontés physiquement après que l’ailier anglais a mal vécu les critiques de son coéquipier sur son implication en match. Bakola, alors remplaçant, a été témoin de cette scène avant d’être pris de malaise, un incident qu’il qualifie aujourd’hui de « choquant ».

« Je n’aime pas me remémorer ces moments, même si tout était déjà terminé quand je suis arrivé. C’est vrai que je ne me suis pas senti bien, mais rien de grave. J’ai été un peu choqué par cette situation », a-t-il confié à SassuoloNews.net, selon RMC Sport. Le milieu offensif, formé au Red Star avant de rejoindre l’OM, n’a jamais caché son attachement à l’esprit combatif du club marseillais. « À Marseille, on te fait comprendre que tu dois te donner à fond, te battre sur le terrain, car tout un stade attend de toi que tu te battes. Le Vélodrome, en termes d’ambiance, c’est le meilleur stade du monde. Il faut être très concentré pour y jouer. Je me souviens qu’après mon premier match, quand je suis rentré chez moi, j’avais mal aux oreilles (rires). »

Malgré une saison difficile à l’OM, où il n’a été titularisé qu’à dix reprises en Ligue 1, Bakola garde un souvenir positif de son passage sous les ordres de Roberto De Zerbi. « J’ai appris beaucoup de choses avec lui, ça a été un changement radical pour moi. J’ai énormément appris en deux ans à ses côtés, sur le plan technique mais aussi tactique. Je lui en serai toujours reconnaissant, car De Zerbi a contribué à mon évolution. Avant de venir à Sassuolo, il m’a dit que je devais rester moi-même une fois ici pour pouvoir exploiter au mieux mon potentiel. »

Un transfert vers l’Italie pour tourner la page

Depuis février 2026, Darryl Bakola évolue sous les couleurs de Sassuolo, en Serie A, où il tente de s’imposer comme un élément clé du milieu de terrain. Arrivé pour un montant de 10 millions d’euros, le jeune joueur de 18 ans mise sur son expérience marseillaise pour s’adapter à la rigueur du championnat italien. « Je compte mettre à profit mon passage à l’OM, où j’ai peu joué en équipe première, pour me faire une place dans la province de Modène, sous les ordres d’Alberto Aquilani », a-t-il expliqué. Pour l’heure, il participe activement à la pré-saison en stage dans le nord-est de l’Italie, déterminé à prouver sa valeur.

Bakola n’est pas le seul à avoir quitté l’OM après cette saison mouvementée. Adrien Rabiot, aujourd’hui à l’AC Milan, et Jonathan Rowe, désormais à Bologne, ont également troqué le maillot phocéen pour la Serie A. Leur départ marque la fin d’un chapitre tumultueux pour le club marseillais, qui cherche désormais à reconstruire une équipe compétitive après des saisons marquées par des tensions internes et des résultats en demi-teinte.

Une leçon de résilience pour un jeune talent

Pour Darryl Bakola, cette expérience, bien que traumatisante sur le moment, a aussi été formatrice. Elle lui a appris à gérer la pression et à relativiser les difficultés, des qualités essentielles pour un joueur évoluant dans un club aussi exigeant que l’OM. « À Marseille, on te fait comprendre que tu dois te battre sur le terrain, mais aussi dans ta tête. Le Vélodrome, c’est un stade unique, où l’ambiance peut te porter ou te submerger. Il faut apprendre à canaliser ça », a-t-il souligné. Son transfert à Sassuolo s’inscrit dans cette logique de progression, loin des projecteurs marseillais mais dans un championnat où il pourra se révéler à son rythme.

Alors qu’il prépare activement la saison 2026-2027, Bakola affiche une maturité rare pour son âge. Il sait que les défis ne manquent pas, entre la concurrence en Serie A et l’adaptation à un nouveau style de jeu. Pourtant, il aborde l’avenir avec sérénité, comme en témoignent ses propos : « De Zerbi m’a appris à rester moi-même. Ici, je vais devoir continuer à le prouver, mais sans me mettre la pression inutilement. »

Et maintenant ?

Darryl Bakola devrait faire ses premiers pas en match officiel avec Sassuolo dès la reprise du championnat italien, prévue pour la fin du mois d’août 2026. Son objectif ? Trouver une place de titulaire et justifier le montant de son transfert. Quant à l’OM, le club devra tourner la page des tensions internes pour se concentrer sur une saison plus apaisée, avec l’ambition de retrouver le haut du classement en Ligue 1. Reste à voir si les leçons tirées de l’été 2025 serviront à éviter de nouvelles crises vestiaires.

En attendant, Bakola et ses coéquipiers de Sassuolo enchaînent les entraînements en vue du match d’ouverture contre la Fiorentina, programmé le 23 août 2026. Une nouvelle étape pour le jeune Français, qui espère laisser derrière lui les souvenirs difficiles de Rennes.