Un projet d’envergure dans les Hauts-de-France pourrait générer 150 emplois minimum à Dunkerque, selon les annonces faites par le directeur général de Schneider Electric, Olivier Blum. Comme le rapporte Franceinfo - Sciences, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le groupe japonais SoftBank, dans un contexte où ce dernier a révélé un investissement de 75 milliards d’euros en France pour développer des infrastructures liées à l’intelligence artificielle.
Ce qu'il faut retenir
- 150 emplois minimum seront créés à Dunkerque, selon Olivier Blum, DG de Schneider Electric, dans le cadre d’un projet de data centers avec SoftBank.
- SoftBank a annoncé un investissement global de 75 milliards d’euros en France pour les infrastructures d’IA, dont 45 milliards d’euros dédiés aux data centers dans les Hauts-de-France d’ici 2031.
- Le projet inclut la construction d’une usine de Schneider Electric à Dunkerque, en plus des emplois directs et indirects générés.
- Une comparaison avec une usine similaire à Barcelone, de 15 000 m², évoque 150 emplois minimum.
Un partenariat stratégique pour les Hauts-de-France
Le projet de data centers annoncé par SoftBank et Schneider Electric s’inscrit dans une dynamique de développement économique pour la région des Hauts-de-France. Olivier Blum a précisé que cette initiative ne se limiterait pas à la création d’emplois directs, mais engendrerait également des retombées indirectes pour l’économie locale. « Ça crée de l’emploi non seulement en direct, parce que le centre de Dunkerque va accueillir plusieurs usines, dont une de Schneider Electric, mais ça va créer aussi des emplois indirects », a-t-il expliqué lors d’une intervention sur franceinfo le 1er juin 2026.
Pour étayer ses propos, le dirigeant a comparé la future installation à une usine existante du groupe à Barcelone, d’une superficie de 15 000 m², qui emploie aujourd’hui 150 personnes. « Si on compare par exemple avec une usine qu’on a à Barcelone aujourd’hui, c’est 15 000 m², c’est à peu près 150 emplois minimum », a-t-il détaillé.
Un investissement historique pour l’intelligence artificielle en France
SoftBank a dévoilé son plan ambitieux le 31 mai 2026, à quelques jours du sommet Choose France, qui s’est tenu le 2 juin 2026. Sur les 75 milliards d’euros prévus, 45 milliards d’euros seront consacrés à la construction de centres de données en France, principalement dans les Hauts-de-France. Ce montant colossal reflète l’importance stratégique accordée par le groupe japonais à l’Hexagone pour soutenir le développement de l’IA.
Les Hauts-de-France, région déjà dynamique dans le secteur numérique, pourraient ainsi devenir un pôle majeur pour ces infrastructures. Les data centers, essentiels au stockage et au traitement des données, sont au cœur des enjeux technologiques et économiques actuels. Leur implantation dans cette région s’ajoute aux efforts de la France pour renforcer son attractivité dans le domaine de l’innovation.
Un calendrier et des retombées économiques à préciser
Si les promesses d’emplois et d’investissements sont claires, plusieurs aspects restent à éclaircir, notamment les détails concrets du calendrier de mise en œuvre. Les 45 milliards d’euros alloués aux data centers dans les Hauts-de-France d’ici 2031 devront se traduire par des étapes intermédiaires, avec des projets concrets dès les prochaines années. Schneider Electric, déjà présent dans la région, devrait jouer un rôle central dans cette dynamique.
« Le centre de Dunkerque, forcément, va accueillir plusieurs usines, dont une de Schneider Electric », a souligné Olivier Blum, sans pour autant préciser la date exacte de démarrage des activités ou le nombre précis d’emplois à court terme. Pour l’instant, les annonces restent axées sur les perspectives globales, laissant planer une certaine marge d’incertitude sur la répartition temporelle des créations d’emplois.
En attendant, les acteurs économiques et politiques de la région suivront avec attention l’évolution des discussions entre SoftBank, Schneider Electric et les autorités locales. La capacité à transformer ces annonces en emplois réels et en développement durable sera déterminante pour l’avenir de la région.
Pour l’instant, les annonces ne précisent pas la nature exacte des emplois générés. Schneider Electric évoque une usine à Dunkerque, mais les détails sur les profils recherchés (techniciens, ingénieurs, personnel administratif, etc.) et les niveaux de qualification restent à définir. Les emplois indirects pourraient concerner des secteurs variés, liés à la maintenance, à la logistique ou aux services aux entreprises.
Les Hauts-de-France présentent plusieurs atouts pour ce type de projet : une position géographique stratégique en Europe, une infrastructure énergétique adaptée aux besoins des data centers, et une volonté politique locale de développer l’économie numérique. La région est déjà un pôle reconnu pour ses compétences en technologies de l’information et de la communication.