Les restes de Melissa Casias, une employée d’un laboratoire sensible du Nouveau-Mexique, ont été retrouvés dans une forêt de l’État, selon un communiqué publié ce lundi 1er juin par la police locale, comme le rapporte BMF - International. Cette découverte intervient alors que les autorités américaines tentent d’établir d’éventuels liens entre plusieurs disparitions et morts suspectes de scientifiques et employés de sites confidentiels, survenues depuis 2023.
Ce qu'il faut retenir
- Les restes de Melissa Casias, 53 ans, ont été découverts dans la forêt nationale de Carson (Nouveau-Mexique), selon la police de l’État.
- Cette employée du laboratoire de Los Alamos avait disparu en juin 2025 après avoir été vue marchant seule sur une autoroute.
- Depuis 2023, une dizaine de scientifiques ou employés de sites sensibles américains ont disparu ou sont morts dans des circonstances jugées suspectes.
- Le FBI a ouvert une enquête en avril 2025 pour déterminer s’il existe un lien entre ces différents cas.
- Les proches de Melissa Casias ont confirmé l’identité des restes retrouvés, exprimant leur tristesse et leur volonté de voir justice rendue.
Une disparition qui s’ajoute à une série de cas troublants
Melissa Casias, 53 ans, faisait partie d’une liste d’une dizaine de scientifiques ou employés américains disparus ou retrouvés morts dans des circonstances jugées suspectes depuis environ quatre ans. Assistante administrative au laboratoire de Los Alamos, elle avait été vue pour la dernière fois le 26 juin 2025, alors qu’elle marchait seule sur une autoroute du Nouveau-Mexique, un sac à dos sur les épaules. Ses restes ont été retrouvés dans la forêt nationale de Carson, une zone déjà fouillée à plusieurs reprises, selon les autorités locales.
Son cas n’est pas isolé : parmi les autres disparus figure Anthony Chavez, également employé du même laboratoire. Ces événements ont attiré l’attention des médias et des autorités, notamment après que l’administration Trump a pris position sur le sujet. Donald Trump avait évoqué le sujet lors d’une réunion, déclarant à un journaliste : « J’espère que c’est un hasard… mais certains d’entre eux étaient des personnes très importantes et nous allons examiner la question ».
Le Congrès américain s’empare de l’affaire
La commission de surveillance de la Chambre des représentants, présidée par James Comer, a qualifié la situation de « menace pour la sécurité nationale ». Lors d’une interview accordée à Fox News, il avait affirmé : « Il semble bien qu’il y ait de fortes chances que quelque chose de sinistre se trame ici ». Le Congrès a décidé d’en faire l’une de ses priorités, multipliant les auditions et les demandes d’informations aux agences fédérales.
Pour l’heure, les enquêtes n’ont pas permis d’établir de lien formel entre ces différents cas. Le FBI, qui mène les investigations depuis avril 2025, collabore avec le département de l’Énergie, celui de la Défense et les forces de l’ordre locales. L’objectif est double : comprendre les circonstances de chaque disparition et déterminer si une menace systémique pèse sur les programmes américains sensibles.
Les réactions des proches et des autorités
Les proches de Melissa Casias ont réagi avec émotion à l’annonce de la découverte de ses restes. Dans un communiqué, ils ont écrit : « Nous confirmons que les restes retrouvés à Rio Chiquito sont bien ceux de Melissa. Elle a été retrouvée dans une zone déjà fouillée. C’est une terrible nouvelle, nous sommes profondément affectés et nous comptons bien poursuivre nos efforts pour que justice soit faite ».
Côté autorités, le ton reste mesuré, malgré l’urgence apparente de la situation. Le FBI a indiqué dans un communiqué du 20 avril 2025 qu’il « mène les efforts visant à établir des liens entre les scientifiques disparus et décédés. Nous collaborons avec le département de l’Énergie, le département de la Guerre et nos partenaires des forces de l’ordre étatiques et locales pour trouver des réponses ».
Un mystère qui s’épaissit : hasard ou menace organisée ?
Depuis 2023, au moins dix scientifiques ou employés de laboratoires américains, souvent liés à des programmes classifiés, ont disparu ou sont morts dans des circonstances troubles. Certains cas ont été médiatisés après des spéculations sur les réseaux sociaux, avant de retenir l’attention des plus hautes instances du pays. L’hypothèse d’une menace organisée, bien que non confirmée, reste prise au sérieux par les responsables politiques.
Parmi les disparus, plusieurs travaillaient sur des projets liés à la défense ou à l’énergie nucléaire. Leurs profils et leurs lieux de travail – principalement concentrés dans le sud-ouest des États-Unis – ont nourri les théories les plus diverses. Pour autant, aucune preuve tangible ne permet, à ce stade, d’affirmer l’existence d’un lien entre ces événements.
Si l’affaire devait prendre une nouvelle dimension, notamment avec l’identification de liens entre les cas, elle pourrait entraîner une révision des protocoles de sécurité des sites sensibles. En attendant, la communauté scientifique et les familles des victimes restent en attente de réponses.
Le laboratoire de Los Alamos, situé au Nouveau-Mexique, est l’un des principaux centres de recherche nucléaire et de développement d’armes aux États-Unis. Plusieurs des scientifiques disparus ou retrouvés morts y travaillaient, ce qui explique l’attention particulière portée à cette affaire par les autorités fédérales. Aucune information officielle n’a cependant révélé de lien direct entre ces décès ou disparitions et les activités du laboratoire.
Depuis l’ouverture de l’enquête par le FBI en avril 2025, plusieurs agences fédérales – dont le département de l’Énergie et celui de la Défense – collaborent pour évaluer les risques. Des auditions au Congrès sont également en cours pour examiner les protocoles de sécurité existants et proposer des mesures supplémentaires, sans que des détails concrets n’aient encore été rendus publics.