Alors que les Bleus ont lancé leur campagne à la Coupe du monde 2026 avec une victoire 3-1 contre le Sénégal à New York mardi, la question de l’utilisation d’Ousmane Dembélé dans le onze de départ de Didier Deschamps se pose avec acuité. Selon Le Figaro, le Ballon d’Or 2025 peine à retrouver, en sélection, le niveau étincelant qu’il affiche depuis un an et demi au Paris Saint-Germain. Un contraste qui interroge, d’autant que l’attaquant de 29 ans incarne désormais un pilier tactique et une figure majeure du club parisien.

Ce qu'il faut retenir

  • Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, n’a pas encore réussi à transposer en équipe de France les performances réalisées au PSG depuis 2024.
  • Sa prestation contre le Sénégal (3-1) a été jugée terne et sans relief, malgré une titularisation aux côtés de Kylian Mbappé.
  • Deschamps a opté pour une rotation en seconde mi-temps, libérant Michael Olise, ce qui n’a pas permis à Dembélé de briller.
  • Le sélectionneur reste confiant dans la capacité du joueur à s’adapter, malgré la concurrence et les orientations tactiques différentes entre club et sélection.

Un Ballon d’Or en demi-teinte avec les Bleus

Depuis son arrivée au Paris Saint-Germain à l’été 2024, Ousmane Dembélé a opéré une transformation notable. Le départ de Kylian Mbappé, parti en Arabie saoudite, a libéré un espace conséquent dans l’animation offensive parisienne. Sous la direction de Luis Enrique, l’ancien Barcelonais a gagné en régularité, en discipline tactique et surtout en efficacité. Désormais, il est considéré comme un taulier au PSG, une évolution qui contraste avec les débuts parfois irréguliers de sa carrière en France.

Pourtant, en équipe de France, les attentes ne sont pas à la hauteur des performances en club. Mardi, face au Sénégal dans le New Jersey, Dembélé a été titularisé mais n’a pas réussi à s’imposer comme un élément décisif. Le Figaro souligne que sa prestation a été « discrète, terne et sans relief », un constat qui s’inscrit dans une tendance plus large : depuis son intégration en sélection, le joueur n’a jamais réussi à reproduire sur la durée les éclats qu’il produit au PSG.

Les explications d’un décalage persistant

Plusieurs facteurs expliquent cette difficulté à briller avec les Bleus. D’abord, Dembélé a été régulièrement absent pour blessure cette saison en sélection, limitant ses opportunités de s’exprimer. Ensuite, la présence de Mbappé en attaque, désormais repositionné comme numéro 9 au PSG, a redistribué les cartes en équipe de France. Le capitaine des Bleus occupe une place centrale dans le dispositif, ce qui réduit mécaniquement le temps de jeu et les responsabilités de Dembélé.

Autre élément clé : l’émergence de Michael Olise, dont le profil technique et la fraîcheur ont séduit Didier Deschamps. Les choix tactiques du sélectionneur, souvent pragmatiques, ne correspondent pas toujours aux préférences de jeu de Luis Enrique au PSG. Enfin, la concurrence est rude dans un collectif où chaque poste est disputé, entre expérience et renouvellement.

« À Paris, il est un pilier. En Bleu, il peine à trouver sa place. La différence de contexte est flagrante. »
— Le Figaro

Deschamps reste prudent : la confiance avant tout

Face à ce constat, Didier Deschamps n’a pas cédé à la tentation de sanctionner Dembélé. Le sélectionneur connaît la valeur du joueur et son importance pour l’équilibre du groupe. Il a d’ailleurs déjà eu l’occasion de le sortir de l’équipe en cours de compétition par le passé, comme en finale de la Coupe du monde 2022 face à l’Argentine. Mardi, Deschamps a fait preuve de pragmatisme en offrant une liberté totale à Olise en seconde période, tout en maintenant Dembélé à droite. Un choix qui pourrait, à terme, permettre au Ballon d’Or de s’exprimer différemment.

« On doit lui laisser du temps. Il comprend les enjeux et sait qu’il doit se dépouiller pour l’équipe. Il n’est pas un danger pour le collectif, même s’il n’est pas décisif à chaque match », a indiqué le sélectionneur après la rencontre. Deschamps mise sur la patience, convaincu que Dembélé peut rendre de fiers services à la France une fois intégré au bon tempo.

Et maintenant ?

La prochaine rencontre des Bleus à la Coupe du monde 2026 est prévue le 22 juin 2026 face à la Suisse, à Houston. Dembélé pourrait être aligné dans un rôle plus libre, en soutien de Mbappé, si Deschamps opte pour une rotation. Son adaptation dépendra aussi des ajustements tactiques que le sélectionneur mettra en place pour dynamiser une attaque qui, malgré la victoire initiale, a montré des limites contre le Sénégal.

Un collectif à reconstruire malgré la victoire

Si la victoire contre le Sénégal a permis aux Bleus de démarrer leur Mondial sur une note positive, les observateurs ont pointé des lacunes dans la construction du jeu. Les Bleus ont souffert pour imposer leur rythme, notamment en première mi-temps, avant de se réveiller après la pause. Didier Deschamps a reconnu un « savon » à ses joueurs à la mi-temps, une intervention qui a semble-t-il porté ses fruits.

Kylian Mbappé, pour sa part, a marqué son 56e but en sélection, égalant le record de Thierry Henry. Le capitaine a salué une « belle entrée en matière » et un retour « encore plus fort » à Boston, où les supporters ont réservé un accueil chaleureux aux joueurs. Reste à savoir si cette dynamique collective pourra s’améliorer face à des adversaires plus coriaces que le Sénégal, comme la Suisse ou le Brésil dans les matchs à venir.

En attendant, la question de l’intégration de Dembélé dans le onze type des Bleus reste entière. Son talent ne fait aucun doute, mais son adaptation à un système différent de celui du PSG sera déterminante. Didier Deschamps, qui mise sur l’expérience et la polyvalence, pourrait lui offrir une nouvelle chance de s’exprimer – à condition que les résultats suivent et que le collectif reste soudé.

Plusieurs facteurs expliquent ce décalage. D’abord, Dembélé a été souvent absent pour blessure en sélection cette saison, limitant ses opportunités de s’exprimer. Ensuite, la présence de Kylian Mbappé en attaque, repositionné comme numéro 9 au PSG, réduit mécaniquement son temps de jeu. Enfin, les choix tactiques de Didier Deschamps ne correspondent pas toujours à ceux de Luis Enrique au PSG, ce qui rend l’adaptation plus complexe.

Les Bleus affrontent la Suisse le 22 juin 2026 à Houston, lors de leur deuxième match de poule de la Coupe du monde 2026. Ce match sera décisif pour la qualification en huitièmes de finale.